L'armée israélienne confirme la mort de cinq otages à Gaza

L'armée israélienne a confirmé vendredi la mort de cinq otages captifs dans la bande de Gaza, précisant qu'elle en avait informé les familles (Photo d'illustration, AFP).
L'armée israélienne a confirmé vendredi la mort de cinq otages captifs dans la bande de Gaza, précisant qu'elle en avait informé les familles (Photo d'illustration, AFP).
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Publié le Samedi 02 décembre 2023

L'armée israélienne confirme la mort de cinq otages à Gaza

  • Cet accord a permis la libération de 80 otages de Gaza, essentiellement des femmes et des mineurs, israéliens ou binationaux, contre celle de 240 détenus des prisons israéliennes
  • Combats et bombardements israéliens ont repris vendredi dans la bande de Gaza, peu après l'expiration de la trêve à 07H00

JERUSALEM: L'armée israélienne a confirmé vendredi la mort de cinq otages captifs dans la bande de Gaza, précisant qu'elle en avait informé les familles.

"Ces derniers jours, l'armée et la police israéliennes ont informé de leur décès les familles des otages Eliyahu Margalit, Maya Goren, Ronen Engel et Arye Zalmanovitz", a déclaré le porte-parole de l'armée, Daniel Hagari, lors d'un point de presse.

"Un comité d'experts du ministère de la Santé, de l'Institut de médecine légale, du grand-rabbinat et du ministère des Affaires religieuses a établi leur mort sur la base de conclusions (d'une enquête) et d'informations de renseignement", a-t-il expliqué.

Par ailleurs, "au cours d'une opération conjointe avec le Shin Beth (le service de sécurité intérieur israélien), sur la base d'informations spécifiques, nous avons ramené le corps de l'otage Ofir Zarfati pour qu'il soit enterré en Israël", a-t-il ajouté.

Sur les quelque 240 personnes enlevées le 7 octobre lors de l'attaque meurtrière sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël, puis emmenées dans la bande de Gaza, "136 otages, dont 17 femmes et enfants" y sont toujours retenus, a affirmé le porte-parole de l'armée.

Il a par ailleurs répété que les allégations du Hamas sur le décès de Shiri Bibas et de ses deux enfants, Ariel, 4 ans et Kfir, 10 mois - le plus jeune des otages - "n'avaient pas été confirmées".

Le Hamas affirme que tous trois ont été tués dans un bombardement israélien avant la trêve de sept jours dans la guerre, qui a volé en éclats vendredi matin.

"La famille Bibas, la mère et ses enfants, devaient rentrer en Israël et le Hamas a choisi que ça ne soit pas le cas", a-t-il expliqué, à propos de l'accord quotidien d'échange d'otages de Gaza contre des détenus palestiniens qui a accompagné la trêve.

Cet accord a permis la libération de 80 otages de Gaza, essentiellement des femmes et des mineurs, israéliens ou binationaux, contre celle de 240 détenus des prisons israéliennes. Vingt-cinq autres otages ont été libérés de Gaza hors du cadre de l'accord.

Combats et bombardements israéliens ont repris vendredi dans la bande de Gaza, peu après l'expiration de la trêve à 07H00 (05H00 GMT).

En représailles à l'attaque du 7 octobre, qui a fait 1 200 morts, majoritairement des civils, selon les autorités israéliennes, Israël a lancé une campagne de bombardements massifs sur Gaza, suivis d'une opération au sol.

Les opérations israéliennes ont fait plus de 15 000 morts, majoritairement civils, selon le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.