Attentat près de la tour Eiffel: Le suspect inculpé et incarcéré par un juge antiterroriste

L'auteur présumé de l'attaque mortelle au couteau perpétrée samedi près de la tour Eiffel est a été présenté ce mercredi à un juge antiterroriste (Photo d'illustration, AFP).
L'auteur présumé de l'attaque mortelle au couteau perpétrée samedi près de la tour Eiffel est a été présenté ce mercredi à un juge antiterroriste (Photo d'illustration, AFP).
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Publié le Jeudi 07 décembre 2023

Attentat près de la tour Eiffel: Le suspect inculpé et incarcéré par un juge antiterroriste

  • Armand Rajabpour-Miyandoab a été inculpé mercredi par un juge antiterroriste quatre jours après cet attentat djihadiste
  • L'auteur présumé de l'attaque mortelle, un Franco-iranien de 26 ans connu pour son islamisme radical et ses troubles psychiatriques, avait fait allégeance à l'EI

PARIS: Le Franco-iranien soupçonné d'être l'auteur de l'attaque mortelle au couteau samedi soir près de la tour Eiffel a été inculpé mercredi par un juge antiterroriste, quatre jours après cet attentat djihadiste qui a mis le gouvernement français sous pression.

Armand Rajabpour-Miyandoab, un Franco-iranien de 26 ans connu pour son islamisme radical et ses troubles psychiatriques, avait fait allégeance au groupe Etat islamique (EI) et affirmé, en garde à vue, avoir agi en "réaction à la persécution des musulmans dans le monde".

Cet ancien détenu pour infraction terroriste avait été interpellé après l'attaque qui a causé la mort d'un touriste germano-philippin de 23 ans et blessé deux autres personnes, samedi soir non loin de la Tour Eiffel, à quelques mois des Jeux olympiques d'été prévus du 26 juillet au 11 août dans la capitale française.

Pendant sa garde à vue, levée mercredi à 16H, le jeune homme était apparu très froid", "clinique", "désincarné", selon une source proche de l'enquête. D'après cette source, l'assaillant a dit avoir choisi cet endroit n'ayant pas supporté que le monument, un "lieu symbolique", ait été allumé "aux couleurs d'Israël" après les massacres commis par le mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre.

En ouvrant mercredi une information judiciaire, le Parquet national antiterroriste (Pnat) a confié l'enquête à un juge d'instruction devant lequel le suspect est présenté dans la soirée en vue d'une mise en examen, équivalent en droit français d'une inculpation.

«Pas de risque zéro»

"Issu d'une famille sans aucun engagement religieux", selon une source proche de l'enquête, le jeune homme s'est converti à l'islam à 18 ans, versant "très rapidement" dans "l'idéologie djihadiste".

Condamné à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs terroriste, après un projet d'action violente à la Défense, le quartier des affaires de Paris, en 2016, il était sorti de prison en mars 2020.

Le gouvernement est sous pression après cet attentat survenu après celui mi-octobre d'Arras, dans le nord du pays, qui a coûté la vie à un enseignant et conduit au relèvement du plan Vigipirate au niveau maximal "urgence attentat".

Le suivi médical de l'assaillant a en particulier suscité interrogations et critiques.

Selon le procureur antiterroriste Jean-François Ricard, le suspect, fiché pour radicalisation islamiste, était "soumis à une injonction de soins impliquant un suivi psychiatrique resserré et contrôlé" jusqu'à la fin de la mise à l'épreuve le 26 avril 2023.

"Il y a eu manifestement un ratage psychiatrique, les médecins ont considéré à plusieurs reprises qu'il allait mieux", a estimé lundi le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, suscitant des critiques dans le monde médical.

"Ce n'est pas l’échec de la justice. Le premier responsable et peut-être le seul responsable de cet acte terroriste, c’est son auteur", a défendu mercredi le ministre de la Justice, Eric-Dupond-Moretti, jugeant que "le risque zéro n’existe pas".

"Comment on peut contraindre quelqu’un à prendre ses médicaments? C’est ce à quoi nous réfléchissons", a dit ajouté.

D'après une source au sein des services de renseignement, environ 20% des 5.200 personnes connues pour radicalisation en France souffrent de troubles psychiatriques.

«Replié sur lui même»

La garde à vue d'une femme déjà connue des services de renseignement, et que l'assaillant avait vue la veille de son passage à l'acte, selon une source proche de l'enquête, a par ailleurs été levée dans la nuit de mardi à mercredi, sans poursuites à ce stade mercredi.

D'après une source proche du dossier, cette femme de 27 ans "appartient à la sphère djihadiste" et avait reçu une proposition de mariage récente de l'assaillant.

La garde à vue des parents de l'assaillant avait elle été levée lundi.

Selon les premiers éléments de l'enquête, la mère du suspect avait indiqué en octobre à la police qu'elle s'inquiétait pour son fils, voyant qu'il "se repliait sur lui-même".

Les services de police avaient alors tenté de le faire examiner par un médecin et hospitaliser d'office, chose finalement impossible en l'absence de troubles, selon une source proche du dossier.

Avait-il encore des liens au sein de la sphère islamiste? Les enquêteurs sont limités dans leurs investigations par le fait qu'ils n'ont pas retrouvé de téléphone de cet homme, selon la source proche de l'enquête.

Replié sur lui même

La garde à vue d'une femme déjà connue des services de renseignement, et que l'assaillant avait vue la veille de son passage à l'acte, selon une source proche de l'enquête, a par ailleurs été levée dans la nuit de mardi à mercredi, sans poursuites à ce stade.

D'après une source proche du dossier, cette femme de 27 ans "appartient à la sphère djihadiste" et avait reçu une proposition de mariage récente de l'assaillant.

La garde à vue des parents de l'assaillant avait elle été levée lundi.

Selon les premiers éléments de l'enquête, la mère du suspect avait indiqué en octobre à la police qu'elle s'inquiétait pour son fils, voyant qu'il "se repliait sur lui-même".

Les services de police avaient alors tenté de le faire examiner par un médecin et hospitaliser d'office, chose finalement impossible en l'absence de troubles, selon une source proche du dossier.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.

 


Macron se rendra au Vatican les 9 et 10 avril pour rencontrer Léon XIV

Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
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  • Les discussions porteront sur les défis liés à l’actualité internationale, en présence de Brigitte Macron

PARIS: Emmanuel Macron se rendra les 9 et 10 avril au Vatican où il rencontrera pour la première fois le pape Léon XIV, a annoncé mercredi la présidence française.

Le chef de l'Etat, accompagné de son épouse Brigitte, abordera notamment "les défis soulevés par l'actualité internationale", a souligné la présidence française.