Gaza: Le G7 appelle à une action «urgente» face à la crise, soutient un Etat palestinien

Les dirigeants des pays du G7, réunis mercredi en visioconférence ont déclaré ""Nous restons attachés à un Etat palestinien dans le cadre d'une solution à deux Etats" (Photo, AFP).
Les dirigeants des pays du G7, réunis mercredi en visioconférence ont déclaré ""Nous restons attachés à un Etat palestinien dans le cadre d'une solution à deux Etats" (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 07 décembre 2023

Gaza: Le G7 appelle à une action «urgente» face à la crise, soutient un Etat palestinien

  • Les dirigeants du G7 ont jugé «nécessaire une action plus urgente pour faire face à la détérioration de la crise humanitaire à Gaza»
  • Réunis mercredi en visioconférence ils ont et réaffirmé ce mercredi leur soutien à la création d'un Etat palestinien

WASHINGTON: Les dirigeants des pays du G7, réunis mercredi en visioconférence, ont appelé à une action "plus urgente" face à la crise humanitaire dans la bande de Gaza, disant soutenir de nouvelles pauses, et réaffirmé leur soutien à la création d'un Etat palestinien.

"Nous sommes déterminés à travailler en étroite collaboration avec nos partenaires afin de contribuer à la mise en place des conditions nécessaires à la recherche de solutions durables à long terme pour Gaza", ont-ils affirmé dans un communiqué, en parlant "du besoin d'un retour à un processus de paix plus large".

"Nous restons attachés à un Etat palestinien dans le cadre d'une solution à deux Etats qui permette aux Israéliens et aux Palestiniens de vivre dans une paix juste, durable et sûre", ont-ils ajouté.

Les dirigeants du G7 (Etats-Unis, France, Allemagne, Japon, Italie, Canada, Royaume-Uni) ont, dans le même temps, jugé "nécessaire une action plus urgente pour faire face à la détérioration de la crise humanitaire à Gaza et minimiser les pertes civiles".

"Nous soutenons et encourageons de nouvelles pauses humanitaires à cette fin", ont-ils dit.

L'armée israélienne a mené de nouvelles frappes meurtrières mercredi sur la ville assiégée de Khan Younès, dans le sud de Gaza, où habitants et déplacés tentent de s'abriter des bombardements et des combats parmi les plus violents en deux mois de guerre contre le Hamas.

Les Palestiniens de la bande de Gaza vivent "dans l'horreur la plus totale", a dénoncé le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Volker Türk.

Le G7 se dit de son côté "très préoccupé par l'impact dévastateur sur la population civile palestinienne à Gaza" du conflit entre Israël et le Hamas, et appelle à l'ouverture "de nouveaux points de passage" autres que Rafah, à la frontière avec l'Egypte, par lequel transite actuellement l'aide humanitaire.

La guerre a été déclenchée par l'attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre, qui a fait 1.200 morts, majoritairement des civils, selon les autorités.

Les bombardements de représailles israéliens à Gaza ont fait plus de 16.200 morts, selon le ministère de la Santé du Hamas.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.