Le budget de l’Arabie saoudite pour 2024 devrait mener le Royaume sur la voie de la réussite

Mohammed al-Jadaan met en lumière le succès de la transformation économique en cours menée par le gouvernement du Royaume. (Photo fournie).
Mohammed al-Jadaan met en lumière le succès de la transformation économique en cours menée par le gouvernement du Royaume. (Photo fournie).
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Publié le Jeudi 07 décembre 2023

Le budget de l’Arabie saoudite pour 2024 devrait mener le Royaume sur la voie de la réussite

  • Le budget 2024 devrait, selon le ministre, poursuivre sur sa lancée, en s’alignant sur les stratégies nationales étroitement liées aux objectifs énoncés dans l’initiative Vision 2030
  • Le pays a entrepris des réformes économiques et structurelles considérables, ce qui a entraîné une augmentation du produit intérieur brut

RIYAD: Le budget 2024 de l’Arabie saoudite devrait soutenir la dynamique économique positive du Royaume, en mettant l’accent sur les dépenses d’investissement stratégiques adaptées aux stratégies nationales approuvées, selon le ministre des Finances.

Dans un communiqué faisant suite à l’approbation du budget 2024, Mohammed al-Jadaan a mis en lumière le succès de la transformation économique en cours menée par le gouvernement du Royaume.

Le budget 2024 devrait, selon le ministre, poursuivre sur sa lancée, en s’alignant sur les stratégies nationales étroitement liées aux objectifs énoncés dans l’initiative Vision 2030 et aux priorités nationales, renforçant ainsi l’engagement en faveur du développement durable à long terme.

En réponse à une question d’Arab News sur l’Expo 2030, le ministre déclare: «Le pays qui est capable de construire les infrastructures nécessaires pour accueillir 150 millions de personnes peut recevoir nos invités à l’Expo 2030 sans augmenter les coûts.»

M. Al-Jadaan met l’accent sur la Vision 2030 saoudienne et sur l’ensemble des projets, initiatives et mesures qu’elle comprend. Il évoque également le plan initial du Royaume d’accueillir 100 millions de visiteurs, révélant que ce nombre atteindrait 150 millions d’ici à 2030.

Dans sa réponse à Arab News, le ministre précise: «Les infrastructures et les projets de construction prévus dans le Royaume, en particulier à Riyad, d’ici à 2030, tels que décrits dans les premières étapes de la Vision, y compris la stratégie de transport et de services logistiques, la stratégie touristique, l’expansion de la construction d’hôtels, ainsi que l’expansion des projets liés à l’eau, suffiront à fournir l’infrastructure nécessaire pour accueillir l’exposition en question et potentiellement trois autres.»

Il ajoute: «Expo Village sera une propriété commerciale, construite par des sociétés commerciales. Des investissements y seront versés au-delà des six mois.» Il poursuit: «Ce sera un site commercial utile. Et il sera évidemment construit de manière durable.»

Le ministre soutient, dans un communiqué, que le gouvernement œuvre à poursuivre les emprunts conformément au plan d’emprunt annuel approuvé pour financer le déficit budgétaire attendu et rembourser la dette existante d’ici à 2024.

Mohammed al-Jadaan a également révélé que, depuis la programmation de l’initiative Vision 2030, le pays a entrepris des réformes économiques et structurelles considérables, ce qui a entraîné une augmentation du produit intérieur brut, atteignant aujourd’hui plus de 4 100 milliards de riyals saoudiens (1 SAR = 0,25 euro), avec un taux de croissance moyen de 6% d’ici à 2030.

À la suite de l’approbation du budget, il affirme également, lors d’une conférence de presse, que l’économie du Royaume a permis de créer plus d’un million d’emplois au cours de l’année 2023, ajoutant que les fluctuations des prix du pétrole qui avaient autrefois des répercussions importantes sur le budget sont aujourd'hui nettement moins dommageables grâce aux revenus non pétroliers.

M. Al-Jadaan met l’accent sur le rôle central des citoyens saoudiens dans le développement de la nation et déclare: «Le citoyen saoudien joue un rôle essentiel dans la mise en place d’un développement économique global et durable, ainsi que dans la réalisation de progrès dans divers domaines et secteurs prometteurs.»

Le ministre souligne l’engagement du gouvernement en faveur de la protection sociale à travers ses efforts continus pour mener des examens réguliers des initiatives du système de soutien social et de prestations sociales afin d’améliorer continuellement ces programmes, garantissant ainsi l’accès aux groupes cibles et favorisant un environnement inclusif.

Alors que l’Arabie saoudite trace sa propre voie pour 2024, le gouvernement reste ferme dans son engagement à bâtir une économie robuste et diversifiée qui, en plus de répondre aux objectifs de l’initiative Vision 2030, garantit un avenir durable et prospère à ses citoyens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le pétrole bondit après les déclarations Trump sur la fin du cessez-le-feu avec l'Iran

Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
  • Les prix du pétrole ont bondi de plus de 6 % après les déclarations de Donald Trump annonçant la fin du cessez-le-feu avec l’Iran
  • La reprise des tensions au détroit d’Ormuz ravive les craintes sur l’approvisionnement mondial en pétrole, malgré la poursuite possible des négociations

LONDRES: Les cours du pétrole bondissent mercredi après les déclarations de Donald Trump affirmant mettre fin au cessez-le-feu avec l'Iran, dans la foulée d'une reprise des hostilités à la suite d'attaques de bateaux dans le détroit d'Ormuz.

Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s'envolait de 6,45% à 78,94 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, grimpait de 6,49% à 75,01 dollars.

Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines.

Le président américain a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", qualifiant les Iraniens de "menteurs".

"En ce qui me concerne, c'est terminé (...) c'est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il affirmé, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran, qu'il a qualifié de pays "malade".

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions.

Si "le prix du baril a fortement progressé" ce matin, il n'est pas revenu à ses plus hauts atteints durant la guerre, tempère John Plassard, analyste chez Cité Gestion, interrogé par l'AFP.

L'analyste voit davantage une "pause" du cessez-le-feu que sa fin, car si le président américain dit qu'il "est terminé, c'est aussi un moyen de mettre de la pression".

Donald Trump n'a, selon lui, "aucun intérêt à ce que les discussions s'arrêtent totalement", pour des raisons électorales, après avoir mis en avant les prix bas à la pompe dans sa campagne.

Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO mardi. Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l'Iran.

Dénonçant des "attaques iraniennes" et une "violation flagrante du cessez-le-feu", l'armée américaine a lancé une série de "frappes puissantes" contre l'Iran, touchant plus de 80 cibles, dont des systèmes iraniens de défense antiaérienne.

Ces tirs américains ont déclenché mercredi des représailles de Téhéran, qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien.

Le protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique, prévoit la réouverture du passage stratégique d'Ormuz ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com