Liban: Trois soldats blessés par des tirs d'obus israéliens

Du côté israélien de la frontière avec le Liban après un bombardement israélien autour du village d'Aita al-Shaab le 8 décembre (Photo, AFP).
Du côté israélien de la frontière avec le Liban après un bombardement israélien autour du village d'Aita al-Shaab le 8 décembre (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 08 décembre 2023

Liban: Trois soldats blessés par des tirs d'obus israéliens

  • L'armée libanaise a fait état d'une seconde attaque israélienne contre un centre hospitalier militaire
  • L'armée israélienne, qui disait viser une position du Hezbollah, avait reconnu les faits et exprimé «ses regrets»

BEYROUTH: Trois soldats libanais ont été légèrement blessés vendredi par des tirs israéliens dans le sud du Liban, ont indiqué des sources médicales à l'AFP, tandis que l'armée libanaise a fait état d'une seconde attaque israélienne contre un centre hospitalier militaire, qui n'a pas fait de victime.

"Des tirs d'artillerie israéliens ont visé les abords d'un poste de l'armée libanaise à Ras el-Naqoura, blessant légèrement trois soldats", ont déclaré des sources médicales à l'AFP.

Un photographe de l'AFP a rapporté avoir vu les soldats allongés sur des civières, souffrant manifestement de suffocation mais ne présentant pas de blessures ouvertes.

Mardi, deux personnes, dont un soldat libanais, ont été tuées dans des bombardements israéliens transfrontaliers. Il s'agissait du premier soldat de l'armée libanaise tué depuis le début des échanges de tirs quasi quotidiens à la frontière entre Israël et le puissant mouvement armé Hezbollah.

L'armée israélienne, qui disait viser une position du Hezbollah, avait reconnu les faits et exprimé "ses regrets", affirmant que les forces armées libanaises n'étaient pas la cible de la frappe.

Vendredi, l'armée libanaise, déployée dans la zone frontalière, a déclaré dans un communiqué que "le centre hospitalier militaire de la localité de Ain Ebel" (sud) avait été "bombardé" vendredi "par l'ennemi israélien", faisant "des dégâts matériels mais pas de victime".

Les violences transfrontalières ont éclaté au lendemain du début de la guerre entre Israël et le Hamas, déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien le 7 octobre.

Le Hezbollah, qui dit agir en solidarité avec le Hamas, son allié, a revendiqué vendredi une série d'attaques contre les troupes et les positions israéliennes dans la zone frontalière.

De son côté, Israël bombarde des zones frontalières, affirmant viser des infrastructures du Hezbollah.

En outre, le mouvement pro-Iran a déploré vendredi la mort d'un de ses combattants.

Depuis le 7 octobre, les violences à la frontière ont fait au moins 120 morts au Liban, dont une majorité de combattants du Hezbollah et 16 civils incluant trois journalistes, selon un décompte de l'AFP.

Jeudi, un civil a été tué dans le nord d'Israël par un missile antichar tiré depuis le sud du Liban, portant à au moins six soldats israéliens et quatre civils tués dans les attaques en provenance du Liban, selon les autorités.

Le Hezbollah avait revendiqué le tir de missile antichar jeudi en disant avoir visé une caserne militaire israélienne.

Le même jour, le Jihad islamique, un groupe armé palestinien, a annoncé la mort de deux de ses combattants, portant à huit le nombre de ses membres tués dans le sud du Liban.


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.