Paris et Riyad s’engagent à moderniser le secteur de la santé en Arabie saoudite

Il s’agit du troisième passage de la députée dans le Royaume en un an. Rappelons que sa première visite remonte à décembre 2022. Elle était alors en compagnie d’Olivier Becht, ministre délégué chargé du commerce extérieur, de l’attractivité et des Français de l’étranger depuis juillet 2022. (Photo fournie).
Il s’agit du troisième passage de la députée dans le Royaume en un an. Rappelons que sa première visite remonte à décembre 2022. Elle était alors en compagnie d’Olivier Becht, ministre délégué chargé du commerce extérieur, de l’attractivité et des Français de l’étranger depuis juillet 2022. (Photo fournie).
La députée du parti Renaissance effectue cette visite de travail dans le cadre du French Nursing Tour (la «tournée française des soins infirmiers»), dont l’objectif est de promouvoir la coopération en matière de formation médicale. (Photo fournie).
La députée du parti Renaissance effectue cette visite de travail dans le cadre du French Nursing Tour (la «tournée française des soins infirmiers»), dont l’objectif est de promouvoir la coopération en matière de formation médicale. (Photo fournie).
 «Il s’agit d’un moment très particulier pour les relations franco-saoudiennes», a confié la députée du parti Renaissance. (Photo fournie).
«Il s’agit d’un moment très particulier pour les relations franco-saoudiennes», a confié la députée du parti Renaissance. (Photo fournie).
La délégation du Comité d’amitié franco-saoudien à l’Assemblée nationale française, présidée par Mme Amélia Lakrafi, a été reçue par le vice-ministre des Affaires étrangères, Walid ben Abdelkarim al-Khereiji, au siège du ministère, à Riyad. (Photo fournie).
La délégation du Comité d’amitié franco-saoudien à l’Assemblée nationale française, présidée par Mme Amélia Lakrafi, a été reçue par le vice-ministre des Affaires étrangères, Walid ben Abdelkarim al-Khereiji, au siège du ministère, à Riyad. (Photo fournie).
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Publié le Lundi 11 décembre 2023

Paris et Riyad s’engagent à moderniser le secteur de la santé en Arabie saoudite

  • «Il s’agit d’un moment très particulier pour les relations franco-saoudiennes», a confié la députée du parti Renaissance
  • «Nous sommes à la disposition des Saoudiens pour leur proposer les actions qui répondent au mieux à leurs besoins»

RIYAD: Amélia Lakrafi, députée Renaissance de la 10e circonscription, qui couvre la région du Moyen-Orient et une partie de l’Afrique, est à Riyad pour une visite officielle de quelques jours dans le cadre des échanges prévus avec ses homologues saoudiens.

La députée du parti Renaissance effectue cette visite de travail dans le cadre du French Nursing Tour (la «tournée française des soins infirmiers»), dont l’objectif est de promouvoir la coopération en matière de formation médicale, paramédicale et de soins infirmiers entre la France et l’Arabie saoudite. Des représentants des CHU de Rennes et de Nice participent d’ailleurs à cette rencontre.

Il s’agit du troisième passage de la députée dans le Royaume en un an. Rappelons que sa première visite remonte à décembre 2022. Elle était alors en compagnie d’Olivier Becht, ministre délégué chargé du commerce extérieur, de l’attractivité et des Français de l’étranger depuis juillet 2022.

Amélia Lakrafi s’est rendu à Riyad une deuxième fois en mai 2023 à l’occasion de la 1re édition de la «tournée française des soins infirmiers». Le 4 décembre dernier, elle a assisté au lancement de la 2e édition, qui concerne la formation du personnel médical saoudien dans les domaines de la pneumologie et de l’hématologie.

En marge de cette rencontre, Mme Lakrafi a accordé à Arab News en français un entretien exclusif au cours duquel elle a abordé les principales raisons de sa visite en Arabie saoudite, à laquelle elle accorde une importance capitale.

«Il s’agit d’un moment très particulier pour les relations franco-saoudiennes, car c’est le premier déplacement officiel d’une délégation du groupe d’amitié parlementaire France-Arabie saoudite.

Toute la semaine, je suis donc accompagnée de trois autres collègues députés, à l’invitation du Majlis Choura [Assemblée consultative de l’Arabie saoudite, NDRL].»

«Nous allons découvrir différents secteurs de la coopération franco-saoudienne, mais également des aspects de l’Arabie saoudite moins connus en France tels que son investissement dans la sphère culturelle, avec, par exemple, le Salon du livre de Djeddah ou le Festival de la mer Rouge.

À nous, députés, de mieux faire connaître l’Arabie saoudite en France et auprès de nos collègues de l’Assemblée nationale.»

La délégation du Comité d’amitié franco-saoudien à l’Assemblée nationale française, présidée par Mme Amélia Lakrafi, a été reçue par le vice-ministre des Affaires étrangères, Walid ben Abdelkarim al-Khereiji, au siège du ministère, à Riyad.

«Des formations peuvent être envisagées dans tous les domaines et dans toutes les spécialités. Nous sommes à la disposition des Saoudiens pour leur proposer les actions qui répondent au mieux à leurs besoins. Je me félicite du soutien de notre ambassadeur, Ludovic Pouille, et de celui de la Team France Export à ce French Nursing Tour», a expliqué Amélia Lakrafi.

Houda al-Helaissi, membre du Conseil de la Choura, et Ludovic Pouille, ambassadeur de France en Arabie saoudite, étaient présents à cette réunion. Ils ont évoqué des aspects de la coopération entre le Royaume et la France ainsi que de la coordination continue entre les deux pays pour renforcer les liens étroits de partenariat.

À travers ses grandes entreprises, l’Hexagone dispose d’une longue expérience qui touche tous les domaines. Certaines d’entre elles, déjà présentes aujourd’hui à travers l’ensemble de l’écosystème, peuvent apporter des solutions innovantes. Elles interviennent en Arabie saoudite, apportant leur expertise et proposant des stratégies.

À cet effet, la députée Renaissance a confié à Arab News en français: «L’expertise de la France dans le domaine médical est très reconnue au niveau international. Nous travaillons pour ce projet avec France University Hospital International [FUHI], [une société] qui réunit de nombreuses compétences dans le secteur de la formation médicale. L’événement, parrainé par Sanofi, leader mondial du secteur pharmaceutique et mis en place par la société GHA de Benoît Tamalet, a permis de faire intervenir des formateurs des CHU de Rennes et de Nice.»

Amélia Lakrafi a ajouté: «Des formations peuvent être envisagées dans tous les domaines et dans toutes les spécialités. Nous sommes à la disposition des Saoudiens pour leur proposer les actions qui répondent au mieux à leurs besoins. Je me félicite du soutien de notre ambassadeur, Ludovic Pouille, et de celui de la Team France Export à ce French Nursing Tour.»

Au sujet de la 2e édition de cette initiative, la députée Renaissance a expliqué: «Cette rencontre est organisée entre des TPE et PME françaises du secteur médical et des décideurs saoudiens sur une initiative conjointe d’ESL&Network, filiale du groupe Adit – dont l’État français est actionnaire à travers BPI France. Nous bénéficions de l’aide précieuse de Bertrand Besancenot, notre ancien ambassadeur à Riyad, ainsi que de Benoit Tamalet. Je me suis moi-même engagée sur l’aide à l’export pour nos entreprises françaises.»

«De nombreux partenaires se sont impliqués, en premier lieu le Conseil des affaires franco-saoudien, mais aussi tous les membres de ce que l’on nomme la “Team France Export”, le Medef international, Business France, le service économique de notre ambassade, ainsi que Son Excellence Monsieur Fahad Al-Ruwaili: l’ambassadeur d’Arabie saoudite en France nous a fait l’honneur de venir présenter le Royaume lors d'une grande réunion organisée fin octobre à Paris, en prélude à cette opération.»

Amélia Lakrafi a conclu ce volet en précisant que ses collègues députés membres du groupe d’amitié ont joué le jeu et qu’ils ont permis à de petites entreprises françaises qui ne connaissaient pas l’Arabie saoudite de venir découvrir ce marché. Elle se réjouit sincèrement du nombre très important de participants.

Selon la députée Renaissance, tout dépendra de la demande des Saoudiens et des besoins qui seront exprimés; elle a en tout cas affirmé qu’elle soutiendrait énergiquement toute action dans le cadre de cette tournée des soins infirmiers.

«Nombreuses ressources»

Amélia Lakrafi a confié à Arab News en français: «La France dispose de nombreuses ressources pour répondre à la demande saoudienne. En plus du Fuhi, évoqué précédemment, nous avons des opérateurs tels qu’Expertise France qui peuvent proposer des actions de formation structurantes, faire venir des experts... Nous avons un conseiller régional santé présent au sein de notre ambassade à Riyad. Il est l’interlocuteur le plus approprié pour recueillir les attentes des autorités saoudiennes.»

«Pour des demandes plutôt commerciales, des recherches de partenaires, de fournisseurs, nous avons les centres d’accueil familiaux spécialisés [Cafs], mais aussi les représentants du service économique ou de Business France, qui sont toujours à l’écoute. L’association French Healthcare, soutenue par le ministère des Affaires étrangères, regroupe l’ensemble des acteurs français de la santé, entreprises comme institutions. Elle organise en outre régulièrement des opérations en Arabie saoudite et dans le Golfe.»

Candidature victorieuse

À la fin de cet entretien, Arab News en français a évoqué avec Mme Lakrafi la candidature victorieuse de l’Arabie saoudite à l’Expo 2030. «Je suis ravie et fière que la France ait soutenu ouvertement cette candidature depuis plus de deux ans», a lancé la députée.

«Ce sera une vitrine exceptionnelle pour mieux faire connaître ce pays, notamment en France. Vous savez que la décision a été annoncée à Paris. Et cela me semble confirmer ce lien entre Riyad et Paris, qui, je l’espère, ne fera que se renforcer dans les prochaines années. D’ici à cette échéance, la France et l’Arabie saoudite auront l’occasion de travailler de plus en plus régulièrement dans tous les domaines. Je mettrai en tout cas beaucoup d’énergie à développer ces relations dans le cadre de mes fonctions de présidente du groupe d’amitié.»


Le verrier Arc demande son placement en redressement judiciaire

 Arc France, grand fabricant historique de produits en verre pour les arts de la table, annonce mercredi avoir demandé son placement en redressement judiciaire en raison d'une "dégradation sévère et continue" de son environnement de marché. (AFP)
Arc France, grand fabricant historique de produits en verre pour les arts de la table, annonce mercredi avoir demandé son placement en redressement judiciaire en raison d'une "dégradation sévère et continue" de son environnement de marché. (AFP)
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  • Ce groupe bicentenaire, qui emploie encore 3.500 salariés à Arques (Pas-de-Calais), où sont basés sa principale usine et son siège social, a bénéficié par le passé de nombreux plans de refinancement soutenus par l'État, le dernier il y a un an
  • Le tribunal de commerce de Lille Métropole doit statuer mercredi sur sa demande de placement en redressement judiciaire, précise le groupe dans un communiqué

LILLE: Arc France, grand fabricant historique de produits en verre pour les arts de la table, annonce mercredi avoir demandé son placement en redressement judiciaire en raison d'une "dégradation sévère et continue" de son environnement de marché.

Ce groupe bicentenaire, qui emploie encore 3.500 salariés à Arques (Pas-de-Calais), où sont basés sa principale usine et son siège social, a bénéficié par le passé de nombreux plans de refinancement soutenus par l'État, le dernier il y a un an.

Le tribunal de commerce de Lille Métropole doit statuer mercredi sur sa demande de placement en redressement judiciaire, précise le groupe dans un communiqué.

Cette procédure est "le seul cadre légal et possible pour permettre à Arc de s'adapter durablement à un environnement de marché profondément dégradé", estime le directeur général d'Arc France Nick Hodler, cité dans le communiqué.

Malgré un énième plan de refinancement et de relance validé en avril dernier par la justice, "notre modèle doit encore se transformer en profondeur (...), en revoyant notre schéma industriel et donc en réduisant nos effectifs", prévient M. Hodler.

"Il y a plusieurs centaines d'emplois qui sont clairement en jeu, ça pourrait être de l'ordre de 500 personnes", craint Frédéric Specque, délégué syndical central CGT chez Arc France interrogé par l'AFP.

Une offre de reprise 

L'environnement de marché pour Arc est très difficile, confirme ce syndicaliste, entre "la baisse de la consommation et la baisse du pouvoir d'achat" et la concurrence, déloyale selon lui, des produits importés d'Asie.

"Les contraintes économiques, elles sont là: on est envahis de produits chinois qui copient les nôtres sans la qualité, mais qui sont quatre à cinq fois moins chers. Donc tant qu'on aura ça, on peut faire tous les plans qu'on veut, on sera toujours trop chers", regrette M. Specque.

"On ferait mieux de faire pression sur le gouvernement et l'Europe pour qu'ils mettent enfin des protections aux frontières et qu'on arrête de faire entrer de la camelote qui vient de Chine ou d'ailleurs", ajoute-t-il.

Timothée Durand, membre d'une famille de propriétaires historiques d'Arc où il a passé la majeure partie de sa carrière jusqu'en 2024, va présenter un projet de reprise de la société, précise l'entreprise dans son communiqué, qualifiant cette offre de "sérieuse" et "réaliste".

"L'État sera attentif aux conséquences humaines et sociales" de cette nouvelle procédure pour Arc, "dans la continuité du soutien apporté par l'État à ce groupe depuis plusieurs années", a réagi le ministre délégué à l'Industrie Sébastien Martin dans une déclaration transmise à l'AFP.

M. Martin compte rencontrer jeudi Timothée Durand, a-t-il précisé, tout en soulignant que "l'Etat examinera avec sérieux" toutes les autres offres de reprise susceptibles de venir par la suite.

Fondé en 1825, Arc produit notamment des ustensiles pour la table (verres et assiettes) sous ses marques Arcoroc, Luminarc, Cristal d'Arques Paris et Chef&Sommelier, mais aussi des produits d'entrée de gamme pour le géant suédois de l'ameublement Ikea.

Mais le groupe fait face à des difficultés chroniques depuis les années 2000: en 20 ans, ses effectifs à Arques ont été presque divisés par trois.

Ces dernières années, Arc a été durement touché par la pandémie de Covid-19, la flambée des coûts de l'énergie et l'inflation, qui ont érodé ses ventes, et a aussi souffert des inondations historiques dans le Pas-de-Calais en 2023-24.

Dans un énième sauvetage en avril, un plan de refinancement de 42 millions d'euros avait été validé par la justice, avec l'arrivée notamment de deux nouveaux actionnaires minoritaires.

En parallèle, l'État avait accordé à Arc un nouveau prêt de 30 millions d'euros et renoncé à une partie de ses anciennes créances, alors qu'il avait déjà prêté plus de 138 millions d'euros au groupe entre 2020 et 2023.


France : la confiance des ménages «légèrement à la hausse» en décembre, selon l'Insee

La confiance des ménages est repartie "légèrement à la hausse" en décembre, tout en restant bien en dessous de sa moyenne de longue période et enregistre un nouveau maximum historique sur l'opportunité d'épargner, indique mercredi l'Insee. (AFP)
La confiance des ménages est repartie "légèrement à la hausse" en décembre, tout en restant bien en dessous de sa moyenne de longue période et enregistre un nouveau maximum historique sur l'opportunité d'épargner, indique mercredi l'Insee. (AFP)
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  • L'indicateur mesurant la confiance des ménages s'est établi à 90, soit un point de plus qu'en novembre, alors que la moyenne est de 100 entre 1987 et 2025
  • Plus la valeur de l'indicateur est élevée, plus l'opinion des ménages sur la situation économique est bonne

PARIS: La confiance des ménages est repartie "légèrement à la hausse" en décembre, tout en restant bien en dessous de sa moyenne de longue période et enregistre un nouveau maximum historique sur l'opportunité d'épargner, indique mercredi l'Insee.

L'indicateur mesurant la confiance des ménages s'est établi à 90, soit un point de plus qu'en novembre, alors que la moyenne est de 100 entre 1987 et 2025.

Plus la valeur de l'indicateur est élevée, plus l'opinion des ménages sur la situation économique est bonne.

L'Insee établit cet indicateur à partir de questions divisées en deux grandes catégories: l'une portant sur la situation personnelle des ménages, l'autre sur leur perception de l'évolution économique en général.

En décembre, la part de ménages considérant qu'il est opportun d'épargner atteint un nouveau maximum historique.

Ainsi, le solde d'opinion sur ce thème atteint 46, une hausse d'un point par rapport à novembre, alors que la moyenne est à 19. Or la France connaît déjà un taux d'épargne très élevé, à plus de 18% du revenu disponible, autant d'argent qui n'alimente pas la consommation, premier poste de la croissance.

En revanche, les ménages ne sont pas très optimistes sur leur capacité à épargner, actuellement et à l'avenir : ces deux thèmes perdent deux points, à 19 et 14.

En décembre, l'opinion des ménages concernant leur situation financière personnelle future s'est dégradée légèrement (-14 après -13 en novembre, pour une moyenne de -7).

Cependant, la proportion de ménages jugeant opportun, dans la situation économique actuelle, de faire des achats importants rebondit, le solde d'opinion gagnant trois points à -27 tout en restant bien inférieur à la moyenne (-16).

Leur opinion sur le niveau de vie récent en France a rebondi en décembre (hausse de quatre points à -70), indique l'Institut national de la statistique, mais elle se dégrade d'un point sur le niveau de vie à venir, à -57.

Les ménages pensant que les prix ont fortement augmenté au cours des douze derniers mois sont plus nombreux : le solde d'opinion sur cette question gagne cinq points à -3, pour une moyenne de -12.

La part de ménages pensant que les prix vont accélérer cette année augmente d'un point, là aussi au-dessus de sa moyenne (respectivement -30 et -32).

En revanche, les craintes sur l'évolution du chômage baissent encore : le solde correspondant perd deux points à 45, tout en demeurant supérieur à sa moyenne de 33.


Câbles industriels: Nexans annonce un «réaménagement du calendrier» du mégaprojet à Chypre

Le spécialiste français des câbles électriques Nexans a annoncé mardi un "réaménagement du calendrier" de son mégaprojet de connexion entre Chypre et la Grèce, qui va le retarder, sans toutefois affecter les prévisions financières du groupe. (AFP)
Le spécialiste français des câbles électriques Nexans a annoncé mardi un "réaménagement du calendrier" de son mégaprojet de connexion entre Chypre et la Grèce, qui va le retarder, sans toutefois affecter les prévisions financières du groupe. (AFP)
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  • Nexans avait remporté à l'été 2023 un contrat de 1,43 milliard d'euros pour construire le tronçon Chypre-Grèce de l'interconnecteur électrique EuroAsia, "le plus grand projet d'interconnexion de l'histoire"
  • Chypre est en effet le seul pays européen sans raccordement au gaz ni connexion électrique avec le réseau du continent européen

PARIS: Le spécialiste français des câbles électriques Nexans a annoncé mardi un "réaménagement du calendrier" de son mégaprojet de connexion entre Chypre et la Grèce, qui va le retarder, sans toutefois affecter les prévisions financières du groupe.

"Un réaménagement du calendrier d'activités est actuellement à l'étude avec le client" concernant ce projet, le Great Sea Interconnector (GSI), a déclaré Nexans dans un communiqué, soulignant travailler "en étroite collaboration avec son client afin d'examiner les différentes options en vue de l'élaboration d'un calendrier d'exécution ajusté".

Le groupe assure qu'il "exécute le projet conformément à ses obligations contractuelles et en ligne avec les étapes définies depuis 2023".

Nexans avait remporté à l'été 2023 un contrat de 1,43 milliard d'euros pour construire le tronçon Chypre-Grèce de l'interconnecteur électrique EuroAsia, "le plus grand projet d'interconnexion de l'histoire" qui doit relier Israël, Chypre et l'Union européenne.

Chypre est en effet le seul pays européen sans raccordement au gaz ni connexion électrique avec le réseau du continent européen.

Nexans indique que "ces ajustements affectent la date de livraison du projet" sans apporter plus de précisions, et qu'il reste "pleinement engagé dans l'exécution de ce projet aux côtés de son client".

Ces changements, en revanche, n'ont "pas d'impact sur la guidance 2028 de Nexans, grâce à la solidité du carnet de commandes du groupe et à la mise en œuvre proactive d'actions visant à compenser tout impact potentiel dès 2026".

Nexans communiquera ses prévisions 2026 lors de la publication de ses résultats annuels 2025, le 19 février.

Nexans, 2e mondial de son secteur derrière l'italien Prysmian, compte 28.500 collaborateurs dans 41 pays. Le groupe s'est depuis quelques années recentré sur le transport d'électricité et l'électrification (raccordement des champs éoliens offshore aux réseaux électriques, rénovation et développement des réseaux de transport d'électricité dans de nombreux pays...).