Irak-Syrie: Deux attaques contre la coalition antidjihadiste

Une attaque de drone et des tirs de roquettes ont visé lundi en Irak et en Syrie deux bases militaires où sont stationnées des troupes de la coalition internationale antidjihadiste (Photo, AFP).
Une attaque de drone et des tirs de roquettes ont visé lundi en Irak et en Syrie deux bases militaires où sont stationnées des troupes de la coalition internationale antidjihadiste (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 13 décembre 2023

Irak-Syrie: Deux attaques contre la coalition antidjihadiste

  • Ces deux attaques ont de nouveau été revendiquées par la «Résistance islamique en Irak», nébuleuse de combattants issus de groupes armés pro-Iran affiliés au Hachd al-Chaabi
  • Au total, Washington a recensé au moins 92 attaques en Irak et en Syrie depuis le 17 octobre, soit dix jours après le début de la guerre entre Israël et Hamas

BAGDAD: Une attaque de drone et des tirs de roquettes ont visé lundi en Irak et en Syrie deux bases militaires où sont stationnées des troupes de la coalition internationale antidjihadiste, a rapporté un responsable militaire américain.

Ces deux attaques ont de nouveau été revendiquées par la "Résistance islamique en Irak", nébuleuse de combattants issus de groupes armés pro-Iran affiliés au Hachd al-Chaabi, coalition d'anciens paramilitaires intégrés aux forces régulières.

Ces factions pro-Iran sont ulcérées par le soutien apporté par Washington à Israël dans sa guerre contre le Hamas à Gaza, déclenchée le 7 octobre par une attaque meurtrière sans précédent du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien.

Lundi, dans l'ouest de l'Irak, une "attaque de drone" a visé la base aérienne d'Aïn al-Assad, sans faire de victimes ni de dommages, selon le responsable militaire s'exprimant sous anonymat.

Dans le nord-est de la Syrie, "plusieurs roquettes" ont visé une base de la région d'Al-Chaddadi, a-t-il ajouté.

Au total, Washington a recensé au moins 92 attaques en Irak et en Syrie depuis le 17 octobre, soit dix jours après le début de la guerre entre Israël et Hamas.

Opérations anti-américaines

Vendredi, des salves de roquettes ont été tirées à Bagdad contre l'ambassade américaine, prise pour cible pour la première fois depuis le début de cette escalade. Le même jour, au moins cinq attaques ciblaient des troupes américaines et de la coalition internationale en Irak et en Syrie.

Le lendemain, les Brigades du Hezbollah, influente faction du Hachd, estimaient dans un communiqué que ces attaques représentaient "le début de nouvelles règles d'engagement".

"Nos opérations contre l'occupant américain se poursuivront jusqu'au départ du dernier soldat américain du territoire irakien", assurait le communiqué.

Washington compte environ 2.500 soldats en Irak et près de 900 en Syrie qui combattent l'organisation Etat islamique (EI) avec une coalition internationale antidjihadiste lancée en 2014.

Le ministre américain de la Défense, Lloyd Austin, avait récemment accusé les Brigades du Hezbollah et Al-Noujaba, un autre groupe pro-Iran, "d'être responsables de la plupart des attaques contre le personnel de la coalition".

"Les Etats-Unis se réservent le droit de répliquer de manière décisive contre ces groupes, pour faire face aux menaces et aux attaques", avait-il averti, selon un communiqué.

Le Pentagone a déjà effectué plusieurs frappes contre des combattants de ces deux groupes en Irak, mais aussi en Syrie contre des sites liés à l'Iran.

Vendredi, le Premier ministre irakien, Mohamed Chia al-Soudani, s'était de nouveau engagé à "protéger les missions diplomatiques".


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".

 


Qatar: l'armée de l'air a abattu deux bombardiers iraniens 

L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
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  • "L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays"
  • Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers

DOHA: L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat.

C'est la première fois qu'un pays du Golfe abat un aéronef iranien avec un pilote à bord depuis le début des bombardements entamés samedi.

"L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays aujourd'hui", a précisé le ministère dans un communiqué.

Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers.

Cette annonce intervient après que la compagnie énergétique publique qatarie a annoncé l'arrêt de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) après les attaques de drones iraniens qui ont attaqué deux de ses principales usines de traitement de gaz.

Concernant ces attaques, un drone iranien a visé, d'après le ministère qatari de la Défense, une installation énergétique à Ras Laffan, le principal site de production de gaz naturel liquéfié du pays, à 80 km au nord de la capitale, sur la côte.

Un autre drone a pris pour cible un réservoir d'eau d'une centrale électrique à Mesaieed, également une base clé pour la production de gaz naturel, à 40 km au sud de Doha.

Ces attaques de drones n'ont pas fait de victimes, selon les autorités.

 


L'Arabie saoudite intercepte 5 drones près de la base aérienne Prince Sultan : porte-parole

Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
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  • Al-Maliki a annoncé l'interception et la destruction de cinq drones hostiles
  • Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès

RIYAD: Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki, a annoncé lundi l'interception et la destruction de cinq drones hostiles près de la base aérienne Prince Sultan.

Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès.

M. Al-Maliki a confirmé qu'aucune victime civile n'avait été signalée à la suite de l'interception, notant qu'un petit incendie s'était déclaré à l'intérieur de la raffinerie en raison de la chute de débris, mais qu'il avait été rapidement maîtrisé.