Les autorités françaises vont interroger Carlos Ghosn au Liban

L'ancien président de Nissan, Carlos Ghosn, assiste à une conférence de presse au Syndicat de la presse libanaise à Beyrouth, au Liban, le 8 janvier 2020. (REUTERS)
L'ancien président de Nissan, Carlos Ghosn, assiste à une conférence de presse au Syndicat de la presse libanaise à Beyrouth, au Liban, le 8 janvier 2020. (REUTERS)
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Publié le Lundi 28 décembre 2020

Les autorités françaises vont interroger Carlos Ghosn au Liban

  • Les autorités françaises ont ouvert au moins deux enquêtes liées à Ghosn, dont l'une est liée à des transactions suspectes chez Renault, en plus des paiements suspects pour des voyages et des événements spéciaux payés par la société holding Renault-Nissan
  • La mission arrivera au Liban le 18 janvier pour interroger le fugitif

BEYROUTH : Une mission de sécurité judiciaire française va interroger l'ancien PDG de Nissan, Carlos Ghosn, détenteur des nationalités libanaise et française.

La mission arrivera au Liban le 18 janvier pour interroger le fugitif de 66 ans.

Une source judiciaire a déclaré à Arab News: «Le procureur de cassation, le juge Imad Kabalan, est celui qui interrogera Ghosn, et la délégation française a le droit de participer à l'interrogatoire.»

La source a ajouté que l'interrogatoire faisait partie de l'affaire française contre Ghosn concernant un prétendu détournement de fonds Renault lors d'une fête d'anniversaire qu'il a organisée pour sa femme, Carole, au château de Versailles.

Ghosn est l'un des cadres supérieurs les plus importants de l'industrie automobile mondiale. Il a sauvé Nissan, l’un des plus grands constructeurs automobiles japonais, de la faillite en 2000.

Il a présidé l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, la plus grande du genre dans l'industrie automobile. Les autorités japonaises ont arrêté Ghosn en 2018 pour des infractions financières et il a été emprisonné pendant 130 jours. Il a déménagé au Japon à la fin des années 1990 et a révolutionné la pratique de la gestion d'entreprise.

En mars 2019, après que Ghosn ait été assigné à résidence au Japon, il a fui le pays et est entré au Liban via Istanbul. Les autorités libanaises ont été critiquées pour avoir refusé de remettre Ghosn aux autorités japonaises. Mais les responsables ont affirmé qu’étant un citoyen libanais, il devrait être jugé sur le sol libanais par la justice libanaise.

Les autorités françaises ont ouvert au moins deux enquêtes liées à Ghosn, dont l'une est liée à des transactions suspectes chez Renault, en plus des paiements suspects pour des voyages et des événements spéciaux payés par la société holding Renault-Nissan, basée aux Pays-Bas. La seconde enquête est centrée sur l'utilisation abusive des fonds de l'entreprise pour payer la fête de Versailles.

Les tribunaux libanais avaient précédemment nié une action en justice intentée contre Ghosn par des militants libanais affirmant qu’il était entré en Israël – un État ennemi. Le pouvoir judiciaire a déclaré que son entrée en Israël était «dépassée».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.