Un photographe saoudien utilise la technologie 3D pour immortaliser des souvenirs

En utilisant la 3D, Abdel Rahmane al-Almaei vise à documenter des souvenirs significatifs pour les gens et à enregistrer le riche patrimoine de l’Arabie saoudite (Photo, Instagram/minimi_sa).
En utilisant la 3D, Abdel Rahmane al-Almaei vise à documenter des souvenirs significatifs pour les gens et à enregistrer le riche patrimoine de l’Arabie saoudite (Photo, Instagram/minimi_sa).
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Publié le Mercredi 13 décembre 2023

Un photographe saoudien utilise la technologie 3D pour immortaliser des souvenirs

  • Abdel Rahmane al-Almaei veut enregistrer le progrès, le patrimoine et la culture de l’Arabie saoudite
  • Al-Almaei a soutenu que la technologie n'avait pas de limites et qu'elle offrait la possibilité de relier la richesse historique de l’Arabie saoudite à son brillant présent

LA MECQUE: Le photographe Abdel Rahmane al-Almaei tire parti de la dernière technologie 3D pour offrir aux Saoudiens une nouvelle façon d'immortaliser des moments précieux.

En plus de prendre des photos de personnes, l'objectif du photographe est de documenter les souvenirs importants et d'enregistrer le riche patrimoine saoudien, ainsi que les étapes importantes de la culture, de l'habillement et de la gastronomie.

En utilisant la photographie et l'impression 3D, Abdel Rahmane al-Almaei vise à documenter des souvenirs significatifs pour les gens et à enregistrer le riche patrimoine de l’Arabie saoudite, ainsi que les étapes importantes de la culture, de l'habillement et de la gastronomie (Photo, Instagram/minimi_sa).

Le studio Minimi est situé dans le Boulevard World de Riyad, utilise plus de 80 appareils photo et 12 flashes à l'intérieur d'une pièce. Le sujet est photographié de tous les côtés avant que les images ne soient combinées pour former un modèle en 3D qui comprend tous les détails.

Le résultat est une alternative aux photos traditionnelles ou aux objets anciens.

FAITS MARQUANTS

- Abdel Rahmane al-Almaei propose une alternative aux photos traditionnelles ou aux artefacts.

- Le studio Minimi est situé dans le Boulevard World de Riyad, utilise plus de 80 appareils photo et 12 flashs à l'intérieur d'une pièce.

- Le sujet est photographié de tous les côtés avant que les images ne soient combinées pour former un modèle en 3D qui comprend tous les détails.

Son idée est née d'une affinité avec les nouvelles technologies plutôt que d'une passion pour la photographie. Il a constaté qu'il existait aux États-Unis des entreprises réputées pour leurs capacités exceptionnelles de fabrication d'imprimantes, alors que l'innovation était également répandue au Japon, en Corée du Sud et en Chine.

En ce qui concerne le développement du concept en Arabie saoudite, il a indiqué: «Tout en progressant grâce à l'expérience des autres, nous recherchons quelque chose qui corresponde à notre culture.»

En utilisant la photographie et l'impression 3D, Abdel Rahmane al-Almaei vise à documenter des souvenirs significatifs pour les gens et à enregistrer le riche patrimoine de l’Arabie saoudite, ainsi que les étapes importantes de la culture, de l'habillement et de la gastronomie (Photo, Instagram/minimi_sa).

«Notre objectif est d'affiner et de mettre en œuvre cette technologie pour renforcer nos valeurs et notre culture. Nous explorons des domaines potentiels et spécifiques afin de générer des perspectives nouvelles et modernes dans les technologies 3D», a-t-il ajouté.

Bien que la technologie soit encore nouvelle et coûteuse, Al-Almaei a souligné qu'elle était unique et qu'elle n'avait pas d'équivalent à l'heure actuelle.

Il a expliqué: «Il s'agit de la phase de validation des idées. Nous sommes sur le point d'améliorer ces concepts, en particulier dans le domaine de la photographie, afin de rendre l'expérience accessible à tous et non limitée à quelques privilégiés.»

En utilisant la photographie et l'impression 3D, Abdel Rahmane al-Almaei vise à documenter des souvenirs significatifs pour les gens et à enregistrer le riche patrimoine de l’Arabie saoudite, ainsi que les étapes importantes de la culture, de l'habillement et de la gastronomie (Photo, Instagram/minimi_sa).

Toutefois, la photographie 3D présente l'inconvénient de nécessiter des appareils photo spécialisés. L'impression prend également beaucoup de temps et exige à la fois de la patience et des capacités techniques avancées, a-t-il précisé.

Outre l'impression de bâtiments et de maisons, cette technique est également utilisée pour documenter le patrimoine, les cultures, les vêtements anciens et la gastronomie.

Al-Almaei a soutenu que la technologie n'avait pas de limites et qu'elle offrait la possibilité de relier la richesse historique de l’Arabie saoudite à son brillant présent.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".