Les bûches, oeuvres d'art éphémères des meilleures pâtissières

Cette photographie prise le 6 décembre 2023 à Paris montre une bûche de Noël créée par le chef pâtissier du Park Hyatt Paris-Vendome, Narae Kim. (Photo Julien De Rosa AFP)
Cette photographie prise le 6 décembre 2023 à Paris montre une bûche de Noël créée par le chef pâtissier du Park Hyatt Paris-Vendome, Narae Kim. (Photo Julien De Rosa AFP)
Cette photo prise le 14 décembre 2023 montre une bûche de Noël réalisée par la pâtissière Nina Metayer, à Paris. (Photo Joel Saget AFP)
Cette photo prise le 14 décembre 2023 montre une bûche de Noël réalisée par la pâtissière Nina Metayer, à Paris. (Photo Joel Saget AFP)
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Publié le Dimanche 17 décembre 2023

Les bûches, oeuvres d'art éphémères des meilleures pâtissières

  • A 35 ans, première femme à obtenir le titre de «pâtissière mondiale 2023», Nina Métayer est aussi fière de la bûche «Flocon», inspirée de «petites étoiles en bois qu'on met dans les sapins à Strasbourg», réalisée après 5 ans de recherches
  • Consacrée «pâtissière de l'année» par le guide Gault et Millau, la Coréenne Naraé Kim, du palace Park Hyatt Paris-Vendôme, a fait un travail d'équilibriste pour sa bûche-bijou, clin d’œil à l'emplacement de l'hôtel

PARIS : Flocon, broche sertie de pierres précieuses, perce-neige: c'est avec des bûches œuvres d'art aux goûts réconfortants que les meilleures cheffes pâtissières couronnent à Paris l'année où elles ont été récompensées.

La bûche, ce gâteau qui se mange en France à la fin du repas de Noël, «c'est très important pour nous, un moment comme les Fashion weeks», pendant lesquelles les stylistes montrent le meilleur de leur créativité, explique à l'AFP Nina Métayer, élue à 35 ans «pâtissière mondiale 2023» par l'Union internationale des boulangers et pâtissiers.

Première femme à obtenir ce titre, elle est aussi fière d'un autre succès: la bûche «Flocon», inspirée de «petites étoiles en bois qu'on met dans les sapins à Strasbourg», a vu le jour après... 5 ans de recherches et «entre 60 et 80 essais».

«Je suis partie de l'idée d'avoir quelque chose de fin et lumineux. Cette année, j'ai réussi à l'aboutir».

Vanille et noix de pécan: en termes de goût, le temps n'est pas à l'expérimentation mais aux saveurs «douces, rassurantes et légères» qui conviennent à tout le monde et réunissent.

La pâtissière épate avec son jeu de textures entre le croustillant aux grains de millet, le praliné et le côté aérien de la mousse.

«C'est un dessert de partage», dit Nina Métayer, qui a fait par le passé une bûche plus originale, au goût de sapin, que les grands-mères «pas habituées» appréciaient moyennement.

- «Traditionnel et innovant» -

Consacrée «pâtissière de l'année» par le guide Gault et Millau, la Coréenne Naraé Kim, du palace Park Hyatt Paris-Vendôme, a fait un travail d'équilibriste pour sa bûche-bijou, clin d’œil à l'emplacement de l'hôtel, entouré de boutiques de haute joaillerie.

«C'est innovant, différent et traditionnel aussi», résume-t-elle à l'AFP.

Les pierres de sa broche, glacées aux fruits noirs et rouges, cachent soit une mousse au chocolat, soit aux herbes, rarement utilisées dans la pâtisserie. Les diamants à croquer sont en amande et le tout est disposé sur une base de spéculoos, pour la gourmandise.

«Je n'aime pas utiliser les colorants», dit Naraé Kim, qui a obtenu l'effet de rubis avec des compotes de mûres et myrtilles cueillies en saison et qui apportent une note acidulée.

Les desserts de la cheffe de 34 ans sont le reflet du parcours international de celle qui a appris la pâtisserie en Corée, a travaillé au Vietnam et en France avec le chef multi-étoilé Yannick Alléno.

«Il y a des touches de partout», raconte-t-elle.

«J'ai grandi là où il y a beaucoup de fruits, on est pas habitué aux desserts sucrés», raconte la pâtissière, qui utilise «un minimum de sucre pour équilibrer» ses desserts.

En France, elle a été séduite par la «qualité des produits», comme le beurre et la crème qu'elle commande auprès de petites maisons bretonnes.

Un passage à Courchevel, dans les Alpes, lui a inspiré l'utilisation des herbes sauvages, qui ont «plein de saveurs».

- «Se démarquer « -

La bûche d'Anne Coruble, de l'hôtel Peninsula, désignée meilleure pâtissière par le classement La Liste, représente la fleur de perce-neige.

Composée majoritairement de noisette du Piémont, elle est «plus consensuelle» que celles de l'année précédente, fenouil-cassis-yaourt ou vanille-tabac.

«Elle a pourtant toute son audace par la sauce qui est servie avec. On a cette puissance de lait ribot infusé à la cardamome noire, totalement sans sucre», explique-elle à l'AFP.

La dégustation des pétales en praliné laisse apparaître les notes plus gourmandes qui durent dans le temps avec une pointe de sel.

«On travaille autour de la noisette mais on casse les codes: on lui apporte de la fraîcheur, de l'acidité et de la puissance».

«Il y a notre caractère qui ressort toujours» dans les desserts, assure-t-elle, en soulignant que ses goûts «ont un côté un peu masculin qui éveille, qui titille, un acide un peu plus poussé, une note un peu plus fumée, un poivre en assaisonnement».

Pour cette Normande de 29 ans, être clivante est un parti pris: «il faut se démarquer, on cherche à étonner et à trouver des notes qu'on n'a jamais dégustées auparavant».


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".