Trump jure ne pas avoir lu «Mein Kampf» d'Hitler, redouble d'attaques contre les migrants

Les républicains ont vertement critiqué la décision d'une cour déclarant Donald Trump inéligible à une primaire dans le Colorado (Photo, AFP).
Les républicains ont vertement critiqué la décision d'une cour déclarant Donald Trump inéligible à une primaire dans le Colorado (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 22 décembre 2023

Trump jure ne pas avoir lu «Mein Kampf» d'Hitler, redouble d'attaques contre les migrants

  • Donald Trump avait déjà tenu des déclarations similaires sur les migrants au cours du week-end, provoquant des réactions scandalisées, certains y voyant une allusion à des propos d'Adolf Hitler
  • Un compte affilié à l'équipe de campagne de Joe Biden a toutefois publié mercredi après-midi un montage comparant trois citations de Donald Trump à celles du dictateur nazi

WATERLOO: Très critiqué pour avoir affirmé que les migrants "empoisonnaient le sang" des Etats-Unis, Donald Trump a rejeté toute comparaison avec Adolf Hitler, assurant n'avoir "jamais lu Mein Kampf".

"C'est vrai qu'ils détruisent le sang de notre pays, c'est ce qu'ils font, et ils détruisent notre pays", a déclaré l'ancien président, candidat à sa réélection en 2024, lors d'un événement de campagne mardi soir dans l'Iowa.

Donald Trump avait déjà tenu des déclarations similaires sur les migrants au cours du week-end, provoquant des réactions scandalisées, certains y voyant une allusion à des propos d'Adolf Hitler tenus dans l'ouvrage antisémite "Mein Kampf".

"Ils n'aiment pas quand je dis ça", a commenté le milliardaire auprès de ses partisans. "Ils disent +Oh Hitler a dit ça+, mais d'une façon très différente", a-t-il défendu.

Et de balayer: "Je n'ai jamais lu Mein Kampf."

Un compte affilié à l'équipe de campagne de Joe Biden a toutefois publié mercredi après-midi un montage comparant trois citations de Donald Trump à celles du dictateur nazi.

"Ceci n'est pas une coïncidence", a estimé le camp Biden en légende de la publication.

Trump inéligible et limogeage en Pologne: «un mal ronge les démocraties occidentales», selon Orban

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban s'est alarmé jeudi du "mal qui ronge les démocraties occidentales", après la décision aux Etats-Unis de déclarer Donald Trump inéligible à la présidence et le licenciement en Pologne de l'équipe dirigeante des médias d'Etat.

"Nous voyons des choses étranges aujourd'hui, disons dans le monde occidental démocratique", a déclaré le responsable nationaliste à l'occasion de sa conférence de presse annuelle à Budapest.

"Nous devons être attentifs car il y une grande démocratie occidentale où, si je comprends bien, ils veulent bloquer un candidat présidentiel en posant des obstacles judiciaires sur sa route", a-t-il dit, en référence à son allié Trump.

La rhétorique toujours plus violente de Donald Trump, largement en tête dans les sondages pour les primaires républicaines, place les responsables de son parti dans une situation hautement inconfortable.

A commencer par le ténor républicain du Sénat, Mitch McConnell, qui a dénoncé publiquement les remarques de l'ancien président mardi.

Mi-novembre, Donald Trump avait également comparé ses opposants politiques à de la "vermine". L'équipe de campagne de Joe Biden l'avait alors accusé "d'imiter le langage autocratique d'Adolf Hitler et de Benito Mussolini".

Lors de sa première campagne pour la présidentielle, en 2015, Donald Trump avait déjà choqué avec ses propos sur des migrants clandestins "violeurs".

Il avait alors promis de construire un immense mur le long des 3 000 kilomètres de frontière qui sépare le Mexique des Etats-Unis pour empêcher les migrants d'entrer sur le sol américain. Un projet qui n'a jamais abouti.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.