Liban: Une octogénaire tuée dans une frappe israélienne

Dans la nuit de mercredi à jeudi, le Hezbollah avait annoncé la mort d'un de ses combattants, après une frappe israélienne sur une maison dans un autre village frontalier, Markaba (Photo, AFP).
Dans la nuit de mercredi à jeudi, le Hezbollah avait annoncé la mort d'un de ses combattants, après une frappe israélienne sur une maison dans un autre village frontalier, Markaba (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Vendredi 22 décembre 2023

Liban: Une octogénaire tuée dans une frappe israélienne

  • Le Hezbollah a revendiqué une série d'attaques contre Israël dans la nuit, annonçant notamment avoir lancé "des bombes incendiaires" sur une zone boisée du nord d'Israël, proche de la frontière
  • Le mouvement libanais affirme riposter aux incendies de forets provoqués par les bombardements de l'armée israélienne accusée d'utiliser des munitions au phosphore blanc lors de frappes sur le sud du Liban

BEYROUTH: Une octogénaire a été tuée jeudi et son mari blessé dans un bombardement israélien sur un village frontalier du sud du Liban, selon un média libanais, alors que le Hezbollah libanais a lancé de nouvelles attaques contre Israël.

Depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas, déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien le 7 octobre, les échanges de tirs entre Israël et le Hezbollah sont quasi-quotidiens à la frontière.

La femme a été tuée par "des tirs d'artillerie israéliens qui ont visé sa maison à Maroun al-Ras", a indiqué l'Agence nationale d'information (ANI). Son mari, également octogénaire, a été blessé.

Lundi, le Hezbollah, un allié du Hamas et de l'Iran et bête noire d'Israël, a prévenu qu'il répondrait à toute attaque israélienne contre des civils.

Dans des communiqués, la formation chiite a annoncé avoir lancé jeudi une série d'attaques contre Israël, dont une à l'aide de trois drones.

L'armée israélienne a indiqué que "deux civils israéliens avaient été légèrement blessés après des tirs sur le secteur de Dovev", proche de la frontière libanaise. Elle a ajouté que l'armée avait riposté aux sources des tirs.

Plus tard dans la journée, l'ANI a rapporté que plusieurs membres d'une famille avaient été blessés dans le sud du Liban lors d'une attaque de drone sur une maison et que des bombardements israéliens avaient ciblé d'autre sites près de la frontière.

Déplacement forcé

Alors que les violences sont généralement limitées aux zones frontalières, une frappe israélienne avait également visé un secteur à quelque 25 kilomètres au nord de la frontière.

Le Hezbollah a annoncé la mort d'un de ses combattants jeudi.

Les affrontements frontaliers ont fait plus de 140 morts au Liban, dont une centaine de combattants du Hezbollah et au moins 19 civils.

Au moins onze personnes ont été tuées côté israélien, dont sept militaires.

Mercredi soir, l'armée israélienne avait annoncé avoir frappé un "centre de commandement opérationnel" du Hezbollah, et tiré sur des combattants se dirigeant vers la frontière près de Metula.

Les violences ont entraîné le déplacement forcé de plus de 72.000 personnes au Liban, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

La ministre française des Affaires étrangères, Catherine Colonna, a appelé lundi depuis Beyrouth à la retenue pour éviter un embrasement régional.

Le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin, en visite en Israël, avait de son côté exhorté lundi le Hezbollah à ne pas "provoquer un conflit plus large".

Le chef de la diplomatie israélienne, Eli Cohen, avait affirmé dimanche que son pays "n'avait pas l'intention d'ouvrir un nouveau front" à sa frontière nord. Mais il avait estimé qu'il fallait "obliger le Hezbollah à se retirer au nord du fleuve Litani", plus loin de la frontière, soit par la voie diplomatique, soit "par la force".


Un navire touché par trois «projectiles» dans le détroit d'Ormuz

 Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. (Reuters)
Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. (Reuters)
Short Url
  • "Un tanker a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés", a écrit l'UKMTO sur X
  • La société de sécurité maritime Vanguard Tech a ensuite identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.

DUBAI: Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO.

"Un tanker a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés", a écrit l'UKMTO sur X, précisant que l'incident s'était produit à 17 milles nautiques (31 km) à l'est de Khasab (Oman).

La société de sécurité maritime Vanguard Tech a ensuite identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.

Elle a précisé que des "roquettes ont touché le navire sur son flanc bâbord, la salle des machines et un ballast, provoquant une perte des communications". L'équipage est sain et sauf, a-t-elle indiqué.

Téhéran verrouille le stratégique détroit d'Ormuz depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines contre l'Iran. En réaction, les Etats-Unis ont imposé un blocus aux ports iraniens.

L'Iran, qui a dit vouloir imposer des droits passage, a pris pour cible de nombreux navires qu'il accuse de chercher à contourner l'itinéraire qu'il privilégie.

Les attaques à répétition dans le détroit, dont la navigation était libre avant le début du conflit, ont contribué à faire voler en éclats le cessez-le-feu conclu en avril entre Washington et Téhéran.


Guerre au Moyen-Orient: l'Iran accuse Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
Short Url
  • "Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X
  • "Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran.

Israël et les Etats-Unis ont mené une attaque conjointe le 28 février contre Téhéran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

"Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X.

"Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté.

Et "quand il parle en anglais, il fait l'éloge du leadership du président américain", a-t-il indiqué, qualifiant M. Netanyahu de "serpent".

Au premier jour de la guerre, les frappes israélo-américaines ont tué le guide suprême iranien et de hauts responsables militaires. L'Iran a riposté par des attaques contre Israël et dans les pays du Golfe, alliés de Washington.

Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses et un protocole d'accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin.

Mais celui-ci a volé en éclats en juillet après une reprise des hostilités, et les négociations sont depuis dans l'impasse.

Délaissant le volet militaire, les Etats-Unis disent vouloir accentuer la pression économique sur Téhéran.

L'Iran et les Etats-Unis ont cependant échangé des frappes dans la nuit de dimanche à lundi, après un mois d'accalmie.


L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie tiennent leur première réunion dans le cadre de l'Accord de La Mecque

De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
Short Url
  • Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque
  • M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions.=

DUBAÏ : Des hauts responsables d’Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan sont arrivés à Istanbul pour participer à leur première réunion dans le cadre de l’Accord de défense conjoint de La Mecque.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque, ajoutant que la création de ce bloc n’était dirigée contre aucun pays en particulier.

M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions. 

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, dirigeait la délégation saoudienne, accompagnée du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, et d’autres hauts responsables, selon l’Agence de presse saoudienne.

Le prince Faisal a ensuite rencontré son homologue turc, Hakan Fidan, en marge de la réunion. 

Les deux responsables ont fait le point sur les relations saoudo-turques et sur les moyens de les renforcer et de les développer au service de leurs intérêts mutuels. 

Ils ont également discuté des derniers développements régionaux et de la nécessité de déployer des efforts pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales.