L'Ukraine et la Pologne veulent apaiser leurs tensions, face à la Russie

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky serre la main du ministre polonais des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski, à Kiev (Photo, AFP).
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky serre la main du ministre polonais des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski, à Kiev (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 23 décembre 2023

L'Ukraine et la Pologne veulent apaiser leurs tensions, face à la Russie

  • Ce vol, de la compagnie roumaine Legend Airlines, «est resté immobilisé sur le tarmac de l'aéroport de Vatry suite à son atterrissage»
  • Cet avion, un A340 qui «devait réaliser une escale technique» à Vatry, «comprenait à son bord 303 passagers de nationalité indienne»

KIEV: Le nouveau chef de la diplomatie polonaise a affiché vendredi au cours d'un voyage à Kiev sa volonté de mettre fin aux tensions entre son pays et l'Ukraine, s'engageant à la soutenir dans son "combat titanesque" contre la Russie.

La Pologne est l'un des principaux soutiens de l'Ukraine en Europe mais les relations entre ces deux Etats voisins avaient connu un froid ces derniers mois sur fond de disputes commerciales. Cette page semble tournée avec la récente arrivée au pouvoir des pro-européens à Varsovie.

Le nouveau ministre polonais des Affaires étrangères Radoslaw Sikorski s'est ainsi rendu pour son premier voyage à l'étranger chez l'allié ukrainien afin de lui signifier la poursuite de l'appui de la Pologne face à Moscou.

"Dans ce combat titanesque, monsieur le ministre, la Pologne est à vos côtés", a déclaré M. Sikorski à son homologue ukrainien Dmytro Kouleba, fustigeant une Russie qui "bombarde des villes, détruit des provinces entières, déporte des enfants et se prépare à anéantir un voisin qui n'a rien fait de mal".

Le ministre polonais a appelé l'Union européenne et les Etats-Unis à "mobiliser" leur économie et leurs moyens de production pour armer l'Ukraine, soulignant que la Russie était, quant à elle, "passée à une économie de guerre".

"Nous ne pouvons pas permettre à la Russie de produire davantage sur la base d'une économie beaucoup plus petite (...) Si l'Occident se mobilise, je n'ai aucun doute sur sa victoire mais il doit enfin commencer à se mobiliser", a lancé M. Sikorski devant les journalistes.

Il a en outre estimé que "l'impasse" dans laquelle se trouvait la situation sur le front - reprenant une expression du commandant en chef de l'armée ukrainienne Valery Zaloujny - était un "test" pour l'amitié entre Kiev et Varsovie.

«Nouvel élan»

Tout en qualifiant la visite de Radoslaw Sikorski de "signe d'amitié", M. Kouleba a dit espérer trouver une "solution" face à la principale source de tensions entre leurs deux pays : le blocage de la frontière par des routiers polonais.

Le président Volodymyr Zelensky a pour sa part souligné avoir discuté avec M. Sikorski de coopération militaire et de "mise en place de productions communes". Les deux hommes ont convenu de donner "un nouvel élan" aux relations entre leurs pays, selon la présidence.

Le voyage de M. Sikorski intervient dans un contexte d'effritement du soutien occidental à Kiev, tant en Europe qu'aux Etats-Unis, une tendance dont le Kremlin se réjouit.

Comme un rappel du conflit, des sirènes avertissant des attaques aériennes ont résonné pendant sa visite, sur fond d'intensification des frappes russes sur la capitale ukrainienne ces dernières semaines.

"La Russie doit perdre et l'Ukraine doit gagner. Et, sur cette question, indépendamment de qui sera au pouvoir en Pologne, comme vous pouvez le voir, nous sommes unis", a par ailleurs lâché le ministre polonais.

Agriculture et commerce

Dmytro Kouleba a salué le choix de Kiev pour le premier voyage de M. Sikorski après sa nomination. "C'est un signe de respect envers l'Ukraine", a-t-il jugé, insistant sur le fait que leurs deux pays ont "un ennemi commun".

Les relations entre Kiev et Varsovie sont empoisonnées depuis des mois par plusieurs différends commerciaux.

Des routiers polonais bloquent ainsi depuis début novembre des points de passage à la frontière pour protester contre la "concurrence déloyale" de leurs collègues ukrainiens, ce qui a fait perdre à l'Ukraine des centaines de millions d'euros, selon Kiev.

"La première chose à faire est de débloquer la frontière car la situation dans laquelle nos relations amicales se trouvent, dans l'ombre de la frontière bloquée, est inacceptable et préjudiciable", a martelé M. Kouleba vendredi.

Un autre dossier épineux est celui des exportations de produits agricoles ukrainiens vers la Pologne, qui y ont provoqué l'effondrement des prix locaux et l'ont poussée - aux côtés d'autres pays d'Europe de l'Est - à instaurer un embargo.

"Nous devons rétablir les conditions d'une concurrence loyale pour que tout le monde profite du commerce et des transports. Et je pense que ce que nous nous sommes dit peut conduire à des solutions", a dit M. Sikorski.

Quelques heures avant son arrivée à Kiev, la Russie a lancé une nouvelle attaque de drones sur la capitale ukrainienne dans laquelle deux personnes ont été blessées.


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.