Pillages et destructions: les paramilitaires continuent leur percée vers le sud au Soudan

Des personnes déplacées fuyant l'État d'al-Jazirah arrivent à Gedaref, dans l'est du Soudan déchiré par la guerre, le 22 décembre 2023 (Photo, AFP).
Des personnes déplacées fuyant l'État d'al-Jazirah arrivent à Gedaref, dans l'est du Soudan déchiré par la guerre, le 22 décembre 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 25 décembre 2023

Pillages et destructions: les paramilitaires continuent leur percée vers le sud au Soudan

  • La guerre sanglante qui oppose depuis huit mois l'armée soudanaise aux paramilitaires des FSR à Khartoum, avaient poussé un demi-million de personnes à trouver refuge plus au sud
  • Le conflit a fait 12 000 morts d'après l'ONU, un chiffre sûrement très sous-estimé tant des pans entiers du pays sont coupés du monde

ETAT D’Al-JAZIRA: "Les Forces de soutien rapide (FSR) ont tout pillé: voitures, camions et tracteurs", se lamente un habitant d'un village de l'Etat d'al-Jazira sous couvert d'anonymat par crainte de représailles émanant des paramilitaires en pleine percée vers le sud au Soudan en guerre.

Les villageois d'Al-Jazira retiennent leur souffle à chaque fois qu'ils entendent le vrombissement du moteur d'une voiture ou d'une moto tant ils craignent que soient nichés à leur bord les redoutés paramilitaires des FSR.

"Samedi, sept individus armés de mitrailleuses et portant l'uniforme des FSR ont frappé à ma porte", affirme Abdine à l'AFP qui ne souhaite pas révéler son nom de famille pour des raisons de sécurité.

Ils lui ont posé des questions sur la voiture stationnée dans son garage avant de "s'en emparer leurs armes pointées vers nous", se désole cet habitant de Hasaheisa, une ville située à 50 kilomètres au nord du chef-lieu d'Al-Jazira, Wad Madani.

La guerre sanglante qui oppose depuis huit mois l'armée soudanaise aux paramilitaires des FSR à Khartoum, avaient poussé un demi-million de personnes à trouver refuge plus au sud, dans cet Etat agricole jusqu'à récemment épargné par les violences.

Mais depuis peu, les paramilitaires, qui contrôlent la majorité de la capitale, ont avancé le long de l'autoroute qui relie la capitale à Wad Madani prenant village après village et terrorisant leurs habitants.

Le 15 décembre, ils ont attaqué Wad Madani, forçant plus de 300.000 personnes à fuir de nouveau, à l'intérieur de l'Etat d'Al-Jazira mais aussi vers les Etats voisins de Sennar et de Gedaref, d'après l'ONU.

Depuis, les paramilitaires continuent leur implacable descente vers le sud.

Samedi, ils étaient aperçus "à 15 kilomètres au nord de Sennar", 140 kilomètres au sud de Wad Madani ont rapporté des témoins à l'AFP.

Marchés pillés et tirs à l'aveuglette 

"Des avions de l’armée ont bombardé des rassemblements des Forces de soutien rapide au nord de la ville, provoquant la panique parmi les habitants", ont rapporté d'autres témoins.

Depuis le début surprise du conflit le 15 avril, l’armée dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhane joue principalement de son atout aérien : elle est la seule à avoir des avions de combat.

Les FSR du général Mohamed Hamdan Daglo, en revanche, privilégient des troupes mobiles juchées sur des pick-up.

Partout où ils passent, monte la crainte parmi les femmes et les jeunes filles de subir "des violences sexuelles, une menace récurrente" au Soudan, affirme l'ONG Save the Children.

Sur le marché de Hasaheisa, les portes des échoppes sont ouvertes et les marchandises qui n'intéressaient pas les pillards sont répandues au sol, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Les FSR sont elles venues nous combattre nous, les citoyens ou bien combattre l'armée?", s'interroge auprès de l'AFP, Omar Hussein, 42 ans, alors que les boutiques et les véhicules appartenant à sa famille ont été pillés ou ravagés.

Sur un autre marché, celui de Tamboul, à mi-chemin entre Khartoum et Wad Madani, les paramilitaires ont fondu sur le marché en tirant à l'aveuglette, ont rapporté des témoins.

«Chaque pièce fouillée»

Le conflit a fait 12.000 morts d'après l'ONU, un chiffre sûrement très sous-estimé tant des pans entiers du pays sont coupés du monde.

Il a également déplacé 7,1 millions de personnes, dont 1,5 million dans les pays voisins, a déclaré jeudi Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l'ONU, décrivant "la crise de déplacement la plus importante au monde".

Le Conseil de sécurité des Nations unies s'est déclaré vendredi "inquiet" de l'intensification de la violence au Soudan, tout en "condamnant fermement", les attaques contre les civils et l'extension du conflit "aux zones accueillant d'importantes populations de déplacés".

Depuis le début de la guerre, les deux camps rivaux s'accusent mutuellement de s'en prendre aux civils.

Alors, raconte, Rabab, qui a caché elle aussi son nom de famille, quand les paramilitaires "ont tiré des balles devant la maison avant d'y entrer, on a tous paniqué".

"Ils n'ont quitté les lieux qu'après avoir fouillé chaque pièce", affirme-t-elle à l'AFP.

Al-Tayeb, habitant d'un village proche de Hasaheisa a lui été surpris quand les paramilitaires lui ont posé "une question étrange : ils voulaient savoir comment j'avais obtenu l'argent pour construire ma maison, héritée de mon père et construite il y a 35 ans".

Une réponse qui, de toute façon, importera peu aux combattants.

Samedi, huit personnes ont été abattues par les FSR dans le village d'Artadhwa car elles se sont opposées aux pillages, ont affirmé des témoins à l'AFP.


Trump dit qu'il ne lèvera le blocus qu'en cas d'«accord» avec l'Iran 

Donald Trump a affirmé lundi sur son réseau Truth Social qu'il ne lèverait le blocus américain sur les ports iraniens qu'en cas d'"accord" avec l'Iran. (Reuters)
Donald Trump a affirmé lundi sur son réseau Truth Social qu'il ne lèverait le blocus américain sur les ports iraniens qu'en cas d'"accord" avec l'Iran. (Reuters)
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  • Donald Trump a affirmé lundi sur son réseau Truth Social qu'il ne lèverait le blocus américain sur les ports iraniens qu'en cas d'"accord" avec l'Iran
  • "Ils perdent 500 millions de dollars par jour, un chiffre intenable pour eux, même à court terme"

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi sur son réseau Truth Social qu'il ne lèverait le blocus américain sur les ports iraniens qu'en cas d'"accord" avec l'Iran.

"LE BLOCUS, que nous ne lèverons pas tant qu'il n'y aura pas de +DEAL+, est en train de complètement détruire l'Iran. Ils perdent 500 millions de dollars par jour, un chiffre intenable pour eux, même à court terme", a écrit le président des Etats-Unis, dans un message qui critique violemment la couverture du conflit par les médias américains.

 

 


Iran: la délégation américaine sur le départ pour les pourparlers à Islamabad

Une délégation américaine décollera "bientôt" pour le Pakistan en vue de discussions avec l'Iran, Téhéran laissant de son côté planer le doute sur sa participation, sur fond de tensions accrues dans le détroit d'Ormuz, enjeu majeur du conflit. (AFP)
Une délégation américaine décollera "bientôt" pour le Pakistan en vue de discussions avec l'Iran, Téhéran laissant de son côté planer le doute sur sa participation, sur fond de tensions accrues dans le détroit d'Ormuz, enjeu majeur du conflit. (AFP)
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  • Une source proche du dossier a confirmé à l'AFP ce départ imminent, alors qu'approche la fin du cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril entre les deux pays ennemis
  • L'ultimatum expire "mercredi soir, heure de Washington", a déclaré Donald Trump à l'agence Bloomberg, jugeant "très improbable" l'extension de la trêve. Elle devait s'achever en théorie dans la nuit de mardi à mercredi, heure de Téhéran

TEHERAN: Une délégation américaine décollera "bientôt" pour le Pakistan en vue de discussions avec l'Iran, Téhéran laissant de son côté planer le doute sur sa participation, sur fond de tensions accrues dans le détroit d'Ormuz, enjeu majeur du conflit.

Une source proche du dossier a confirmé à l'AFP ce départ imminent, alors qu'approche la fin du cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril entre les deux pays ennemis, après plus d'un mois d'une guerre qui a embrasé le Moyen-Orient et ébranlé l'économie mondiale.

L'ultimatum expire "mercredi soir, heure de Washington", a déclaré Donald Trump à l'agence Bloomberg, jugeant "très improbable" l'extension de la trêve. Elle devait s'achever en théorie dans la nuit de mardi à mercredi, heure de Téhéran.

Si les revendications américaines ne sont pas satisfaites d'ici là, "beaucoup de bombes exploseront", a ajouté le président américain, cette fois à la chaîne PBS, après avoir menacé plus tôt en avril d'anéantir "une civilisation entière".

L'Iran n'a pas "à ce stade" de "projet pour le prochain cycle de négociations et aucune décision n'a été arrêtée à ce sujet", a fait savoir pour sa part le chef de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï, mettant en doute "le sérieux" des Etats-Unis dans le processus diplomatique.

Il a ajouté que la saisie d'un cargo iranien par les Etats-Unis dans le golfe d'Oman, leur blocus naval des ports iraniens et les retards dans la mise en œuvre du cessez-le-feu au Liban constituaient autant de "violations manifestes du cessez-le-feu".

 "Pas de lumière" 

A Téhéran, où les principaux aéroports ont rouvert lundi pour la première fois depuis plusieur semaines, la vie a largement repris son cours, entre cafés bondés, sportifs et promeneurs en nombre dans les parcs.

Mais le fatalisme et l'épuisement semblent l'emporter chez les gens interrogés par une équipe de l'AFP basée à Paris. "Quoi qu'il arrive, les perdants sont le peuple iranien", soupire une biologiste de 30 ans qui ne donne pas son nom pour des raisons de sécurité.

Saghar, une femme de 39 ans, dresse quant à elle un tableau "terrible" dans le pays, qui recense plusieurs milliers de morts dans les frappes israélo-américaines.

"Il n'y a pas de lumière au bout du tunnel. La situation économique est horrible. Ils (le pouvoir, NDLR) arrêtent des gens pour rien. Les exécutions se multiplient. Que des mauvaises nouvelles", énumère cette femme qui dit n'avoir même plus "l'énergie de parler".

Ormuz, enjeu majeur 

Lundi, les cours du pétrole étaient en forte hausse après le regain des tensions dans le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures.

Le détroit "doit rester ouvert", a insisté le président chinois Xi Jinping lors d'une conversation téléphonique avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane. M. Xi, cité par un média d'Etat, a également appelé à "un cessez-le-feu immédiat et global".

Selon plusieurs médias iraniens, une levée du blocus naval américain constituerait une condition préalable aux discussions avec Washington.

Une question rendue plus compliquée encore par l'annonce, dimanche, de la saisie par la marine américaine du cargo Touska, battant pavillon iranien, à laquelle Téhéran a promis de "riposter bientôt".

Face au maintien du blocus américain, l'Iran avait annoncé samedi reprendre "le strict contrôle" du détroit, revenant sur sa décision de le rouvrir.

"On ne va probablement pas vers un accord. Chacun fait un blocus à des endroits différents, les Iraniens dans le coude du détroit, les Etats-Unis dans le Golfe d'Oman à la sortie", résume pour l'AFP le chercheur Pierre Razoux.

Islamabad sous haute sécurité 

Dans l'attente de possibles pourparlers, la sécurité a été visiblement renforcée dimanche à Islamabad avec la multiplication de routes fermées, barbelés et barricades, ont constaté des journalistes de l'AFP.

La délégation américaine doit être menée par le vice-président JD Vance, déjà présent le 11 avril pour de premières discussions à un niveau inédit depuis l'avènement de la République islamique en 1979, celles-ci s'étant conclues par un échec.

En annonçant dimanche cette nouvelle session au Pakistan, le président Trump a affirmé offrir à l'Iran un "deal raisonnable" et qu'en cas de refus, "les Etats-Unis détruiraient toutes les centrales électriques et tous les ponts en Iran".

Outre les questions relatives au détroit d'Ormuz, les divergences restent fortes, notamment sur le volet nucléaire, au coeur du différend. Selon Donald Trump, l'Iran a accepté de remettre son uranium hautement enrichi, un enjeu crucial, ce qu'a de nouveau démenti Téhéran lundi.

L'Iran, qui nie vouloir se doter de la bombe atomique, défend son droit au nucléaire civil.

Au Liban, l'autre front de la guerre, la situation demeure très instable malgré un cessez-le-feu de 10 jours entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, que les deux parties se sont accusées de violer.

 


L'Iran ne compte pas discuter à nouveau avec les Etats-Unis

Téhéran ne compte pas participer à de nouvelles négociations avec Washington, a rapporté la télévision d'Etat iranienne, même si une délégation américaine doit arriver lundi au Pakistan afin de relancer les pourparlers de paix à deux jours de l'expiration du cessez-le-feu. (AFP)
Téhéran ne compte pas participer à de nouvelles négociations avec Washington, a rapporté la télévision d'Etat iranienne, même si une délégation américaine doit arriver lundi au Pakistan afin de relancer les pourparlers de paix à deux jours de l'expiration du cessez-le-feu. (AFP)
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  • La télévision d'Etat iranienne (Irib), a affirmé que Téhéran n'avait "actuellement pas de plans de participer à la prochaine session de discussions Iran-Etats-Unis"
  • Plusieurs médias iraniens avancent en outre qu'une levée du blocus naval américain serait une condition préalable à ces pourparlers

TEHERAN: Téhéran ne compte pas participer à de nouvelles négociations avec Washington, a rapporté la télévision d'Etat iranienne, même si une délégation américaine doit arriver lundi au Pakistan afin de relancer les pourparlers de paix à deux jours de l'expiration du cessez-le-feu.

La télévision d'Etat iranienne (Irib), a affirmé que Téhéran n'avait "actuellement pas de plans de participer à la prochaine session de discussions Iran-Etats-Unis", tandis que l'agence officielle Irna a affirmé qu'il n'existe "aucune perspective claire de négociations fructueuses".

Plusieurs médias iraniens avancent en outre qu'une levée du blocus naval américain serait une condition préalable à ces pourparlers.

Une question rendue encore plus compliquée avec l'annonce dimanche de la saisie par la marine américaine d'un cargo iranien dans le golfe d'Oman.

"Mal lui en a pris" 

Le cargo Touska, battant pavillon iranien, "a tenté de franchir notre blocus maritime, et mal lui en a pris", a écrit Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.

Téhéran, par la voix du porte-parole de l'état-major, a promis de son côté de "riposter bientôt" contre cet "acte de piraterie armée".

Malgré l'incertitude d'une participation iranienne, Donald Trump avait annoncé dimanche envoyer au Pakistan le vice-président JD Vance, qui avait déjà mené la délégation à Islamabad le 11 avril pour des discussions à un niveau inédit, celles-ci s'étant conclues par un échec.

Annonçant l'arrivée de la délégation pour lundi soir, le président américain a affirmé sur sa plateforme Truth Social offrir à l'Iran un "deal raisonnable" et qu'en cas de refus, "les Etats-Unis détruiraient toutes les centrales électriques et tous les ponts en Iran".

Face au regain de tensions, les prix du pétrole se sont à nouveau envolés lundi en début d'échanges asiatiques, le baril de WTI bondissant notamment de plus de 8%.

Barricades 

Dans l'attente d'une confirmation ou non de la tenue des pourparlers, la sécurité a été visiblement renforcée dimanche à Islamabad avec la multiplication de routes fermées, barbelés et barricades, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Au-delà des négociations, Washington et Téhéran continuent de s'affronter autour du détroit d'Ormuz, et de dénoncer réciproquement des violations du cessez-le-feu.

Avant l'annonce de la saisie du cargo, Donald Trump avait dénoncé des attaques attribuées à l'Iran contre plusieurs navires commerciaux qui tentaient de franchir le détroit.

Un navire de la CMA CGM a ainsi fait l'objet samedi de "tirs de semonce", a indiqué dimanche à l'AFP le groupe français de transport maritime.

L'Iran avait annoncé samedi reprendre "le strict contrôle" du détroit, revenant sur sa décision de la veille de le rouvrir en raison du blocus américain.

Dimanche, les passages du détroit étaient réduits à zéro, selon le site Marine Traffic.

"Suspicion" 

Téhéran pensait, en ouvrant le détroit vendredi, que "les Etats-Unis répondraient en levant le blocus", relève Vali Nasr, professeur en relations internationales à l'université américaine Johns Hopkins.

Mais son maintien "n'a fait que nourrir la suspicion de l'Iran" sur le fait que les discussions d'Islamabad "ne sont qu'une ruse diplomatique avant une autre attaque militaire", ajoute-t-il sur X.

D'autant que les positions restent très éloignées, notamment sur le volet nucléaire, au coeur du différend. Selon Donald Trump, l'Iran a accepté de remettre son uranium hautement enrichi, un enjeu crucial, ce qu'a démenti Téhéran.

"Trump dit que l'Iran ne doit pas faire usage de ses droits nucléaires (...) Qu'est-ce qui lui prend de vouloir priver l'Iran de ses droits?", a lancé dimanche le président Massoud Pezeshkian, cité par l'agence Isna.

Téhéran, qui nie vouloir se doter de la bombe atomique, défend son droit au nucléaire civil.

"Toute sa force" 

Au Liban, l'autre front de la guerre, la situation demeure très instable malgré un cessez-le-feu de 10 jours entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah, que les deux parties se sont accusées de violer.

L'armée israélienne a reçu pour instruction d'utiliser "toute sa force" si les troupes faisaient l'objet d'une "quelconque menace", selon le ministre de la Défense, Israël Katz.

Il a affirmé à plusieurs reprises qu'Israël démolirait des maisons le long de la frontière en vue d'établir une "zone de sécurité" et de fait, les destructions se poursuivent dans des localités frontalières, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI).

"Nous ne savons pas ce qu'il va advenir, je ne sais pas si je dois réparer mon magasin ou si les bombardements vont reprendre", témoigne Ali Assi, dans sa boutique de vêtements à Nabatieh (sud).