Israël mène des frappes meurtrières à Gaza, Netanyahu veut intensifier les combats

Une femme et des enfants portent des couvertures alors qu'ils passent devant des maisons détruites lors des bombardements israéliens à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 20 décembre 2023 (Photo, AFP).
Une femme et des enfants portent des couvertures alors qu'ils passent devant des maisons détruites lors des bombardements israéliens à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 20 décembre 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 26 décembre 2023

Israël mène des frappes meurtrières à Gaza, Netanyahu veut intensifier les combats

  • A Rafah, Israa Abou Al-Awf craque après une frappe dimanche sur le quartier résidentiel où elle est réfugiée
  • L'armée jordanienne a annoncé que ses forces aériennes avaient largué de l'aide à environ 800 personnes réfugiées dans l'église Saint-Porphyre

GAZA: Des dizaines de Palestiniens ont été tués depuis dimanche dans des frappes israéliennes massives à Gaza, où le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou s'est rendu lundi en promettant une intensification de l'offensive contre le Hamas dans ce territoire dévasté et assiégé.

Le conflit continue aussi d'alimenter le risque d'un embrasement régional: l'Iran, allié du Hezbollah libanais et du Hamas palestinien, a accusé Israël d'avoir tué un chef des Gardiens de la Révolution, son armée idéologique, dans une frappe en Syrie et a promis de venger sa mort.

Déclenchée il y a plus de deux mois par une attaque sans précédent du Hamas contre Israël, la guerre n'offre aucun répit aux civils palestiniens menacés de famine selon l'ONU, malgré des appels pressants à un cessez-le-feu.

Selon un dernier bilan du ministère de la Santé du Hamas au pouvoir à Gaza depuis 2007, 20.674 personnes ont été tuées dans les opérations militaires israéliennes, en majorité des femmes et des enfants, ainsi que près de 55.000 blessées.

L'offensive, la plus sanglante jamais menée par Israël contre le Hamas à Gaza, a été lancée en représailles à l'attaque du mouvement islamiste palestinien sur son sol le 7 octobre, qui a fait environ 1.140 morts, la plupart des civils, selon les derniers chiffres officiels israéliens. Les commandos palestiniens ont aussi enlevé environ 250 personnes, dont 129 restent détenues à Gaza.

Israël a juré de détruire le Hamas, qu'il considère comme une organisation terroriste, au même titre que les Etats-Unis et l'Union européenne.

Lundi avant l'aube, l'aviation israélienne a massivement bombardé la bande de Gaza. Une frappe près du village d'Al-Zawaida (centre) a fait 12 morts et une autre au moins 18 morts à Khan Younès (sud), selon le ministère de la Santé du Hamas.

Dimanche soir, au moins 70 personnes avaient été tuées dans une frappe sur le camp de réfugiés d'al-Maghazi (centre), d'après cette source. L'armée israélienne, qui a assure faire son maximum pour épargner les civils, a dit "vérifier l'incident".

«Et si c'était ton fils!»

Côté israélien, l'armée a annoncé la mort de deux soldats, ce qui porte à 156 le nombre de ses militaires tués depuis le lancement de l'offensive terrestre à Gaza le 27 octobre, 20 jours après le début des bombardements aériens.

Des combattants palestiniens ont tiré des roquettes dans la journée sur Israël, dont la plupart sont généralement interceptées par le système de défense anti-missiles israélien.

Malgré les appels croissants à un cessez-le feu, un lourd bilan humain et une crise humanitaire qualifiée de catastrophique par l'ONU et les ONG, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu reste inflexible.

"Nous n'arrêtons pas, (...) nous intensifions les combats dans les jours à venir. Ca sera une longue guerre", a-t-il martelé lundi après s'être rendu à Gaza, devant les élus du Likoud, son parti.

Dans les colonnes du Wall Street Journal, il a également posé trois "pré-requis" pour parvenir à une paix.

"Le Hamas doit être détruit, Gaza doit être démilitarisée et la société palestinienne doit être déradicalisée", a-t-il détaillé dans sa tribune.

Empêcher la contrebande d'armes "nécessitera d'établir une zone de sécurité temporaire sur le périmètre de Gaza", estime-t-il. M. Netanyahu a exclu de confier l'administration future de ce territoire à l'Autorité palestinienne, qu'il accuse de "financer et glorifier le terrorisme" en Cisjordanie.

"Dans un avenir proche, Israël devra conserver la responsabilité principale de la sécurité à Gaza", d'où il s'était retiré unilatéralement en 2005 après 38 ans d'occupation, a-t-il répété.

M. Netanyahu a été chahuté lors d'un discours au Parlement lundi par des familles d'otages réclamant leur libération, qui ont scandé "Maintenant, maintenant!".

"Et si c'était ton fils?", "80 jours, chaque minute c'est l'enfer", pouvait-on lire sur des banderoles brandies par ces familles.

En soirée, des proches d'otages ont par ailleurs manifesté devant le ministère de la Défense à Tel-Aviv avant une réunion du cabinet de guerre.

"Libérez nos otages maintenant! A n'importe quel prix!", proclamait une pancarte.

Le Hamas exige une fin des combats avant d'entamer de nouvelles négociations pour des libérations d'otages.

Israël «paiera» avertit l'Iran

Dans la bande de Gaza soumise par Israël à un siège total depuis le 9 octobre, 1,9 million de personnes ont dû fuir leur domicile, soit 85% de la population selon l'ONU, qui alerte également que la famine menace de nombreux Palestiniens dans les prochaines semaines.

"L'armée israélienne n'épargne pas les civils", accuse Ziad Awad, dans le camp d'al-Maghazi, ciblé par des frappes nocturnes. C'était comme un "tremblement de terre", raconte-t-il, en expliquant avoir "survécu au massacre".

Des dizaines de dépouilles récupérées dans ce camp ont été transférées à l'hôpital saturé de Deir el-Balah dans le centre de la bande de Gaza, a constaté l'AFP.

"Cette dernière frappe sur une communauté de Gaza montre bien pourquoi il faut un cessez-le-feu tout de suite", a insisté lundi le patron de l'Organisation mondiale de la Santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Malgré le vote vendredi par le Conseil de sécurité de l'ONU d'une résolution réclamant l'acheminement "immédiat" et "à grande échelle" de l'aide humanitaire, celle-ci n'a pas augmenté de manière significative et les habitants manquent de tout.

Le patron de l'ONU Antonio Guterres et son personnel, qui ne cessent d'alerter sur la situation catastrophique à Gaza et d'appeler à un cessez-le-feu, se sont attirés les foudres du chef de la diplomatie israélienne Eli Cohen pour qui "la conduite de l'ONU est une honte".

En dépit des positions intransigeantes des protagonistes, les médiateurs égyptiens et qataris tentent toujours de négocier une nouvelle trêve, après celle d'une semaine fin novembre qui a permis la libération de 105 otages contre 240 prisonniers palestiniens et l'entrée à Gaza d'importantes aides.

Les violences hors des frontières d'Israël et de Gaza font en outre toujours planer le spectre d'un élargissement du conflit, avec notamment des échanges de tirs quasi-quotidiens et parfois meurtriers entre le Hezbollah et l'armée israélienne à la frontière entre le Liban et Israël et les attaques des rebelles Houthis du Yémen contre des navires en mer Rouge et en mer d'Arabie.

L'Iran a accusé Israël d'avoir tué par des tirs de missiles contre sa maison près de Damas, le général de brigade, Razi Moussavi, "responsable logistique (en Syrie) de l'axe de la résistance" face à Israël. Cet "axe" regroupe notamment l'Iran, le Hezbollah, le Hamas et les Houthis.

Interrogée sur cette frappe, l'armée israélienne s'est refusée à tout commentaire.

Mais le président iranien Ebrahim Raïssi a prévenu qu'Israël "paiera certainement pour ce crime".


L'armée israélienne annonce avoir tué plusieurs membres du Hezbollah dans le sud du Liban

L'armée israélienne a annoncé qu'un de ses soldats avait été modérément blessé lors d'un affrontement rapproché avec des combattants du Hezbollah dans le sud du Liban, dans la nuit de samedi, malgré le cessez-le-feu. (Photo d'archive/AFP)
L'armée israélienne a annoncé qu'un de ses soldats avait été modérément blessé lors d'un affrontement rapproché avec des combattants du Hezbollah dans le sud du Liban, dans la nuit de samedi, malgré le cessez-le-feu. (Photo d'archive/AFP)
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  • L'armée israélienne affirme avoir tué plusieurs combattants du Hezbollah dans le sud du Liban, où un soldat israélien a également été blessé
  • Malgré le cessez-le-feu, les tensions persistent, le Hezbollah rejetant l'accord-cadre tandis que Beyrouth dénonce la poursuite des opérations israéliennes

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé samedi avoir tué plusieurs combattants du mouvement pro-iranien Hezbollah dans le sud du Liban et indiqué qu'un soldat israélien avait été blessé malgré le cessez-le-feu.

L'armée a affirmé avoir identifié dans la nuit plusieurs combattants du Hezbollah dans le sud du Liban.

"Après leur identification, les soldats ont frappé les terroristes et les ont éliminés afin d'écarter la menace", a indiqué l'armée dans un communiqué.

Elle avait précédemment annoncé qu'un soldat avait été blessé dans un "affrontement rapproché" avec le Hezbollah, et a confirmé dans son second communiqué que le soldat avait été "modérement" blessé.

Il a été évacué vers un hôpital, selon les communiqués militaires.

Le Hezbollah pro-iranien n'a revendiqué aucune attaque depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu avec Israël le 20 juin.

Contacté par l'AFP à Beyrouth, le mouvement chiite libanais n'a pas fait de commentaire.

Un accord-cadre parrainé par les Etats-Unis, signé fin juin par le Liban et Israël, vise à mettre un terme aux hostilités. Il prévoit le désarmement du Hezbollah par l'armée libanaise ainsi que le retrait de l'armée israélienne de "zones pilotes", où les forces libanaises seront ensuite déployées.

Le Hezbollah a rejeté à plusieurs reprises cet accord et refuse de déposer les armes, tandis qu'aucun calendrier n'a été fixé pour le retrait complet d'Israël.

L'accord est intervenu plus de trois mois après que le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en tirant des roquettes sur Israël, le 2 mars, en soutien à Téhéran, déclenchant d'importantes frappes aériennes israéliennes et une offensive terrestre.

Si les violences ont diminué depuis la signature, en juin, d'un accord préliminaire entre les Etats-Unis et l'Iran ainsi que de l'accord entre le Liban et Israël, Beyrouth continue de signaler des frappes israéliennes sporadiques et des tirs d'artillerie dans le sud du pays.

L'armée libanaise a récemment condamné la poursuite des activités militaires israéliennes qui, selon elle, empêchent son déploiement complet conformément à l'accord-cadre.


Les Etats-Unis appellent leurs citoyens à "envisager de quitter" le Moyen-Orient

En Jordanie, les ressortissants américains ont été appelés à éviter les bases militaires américaines, récemment ciblées par des missiles iraniens. (Photo d'archive/AFP)
En Jordanie, les ressortissants américains ont été appelés à éviter les bases militaires américaines, récemment ciblées par des missiles iraniens. (Photo d'archive/AFP)
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  • Les ambassades américaines au Moyen-Orient appellent leurs ressortissants à se tenir prêts à quitter la région face au risque d’une nouvelle escalade entre Washington et Téhéran
  • Malgré des discussions sur une désescalade, les tensions restent vives, Donald Trump menaçant de nouvelles frappes contre l’Iran tandis que Téhéran avertit d’une riposte contre tout pays soutenant les États-Unis

DUBAI: Les ambassades américaines dans plusieurs pays du Moyen-Orient ont mis en garde samedi les citoyens américains contre une possible "escalade" du conflit régional et les ont exhortés à se tenir prêts à partir, le président Donald Trump ayant menacé de frapper l'Iran avec force.

L'Iran et les Etats-Unis ont repris cette semaine leurs échanges de frappes nocturnes après plusieurs jours d'accalmie, mais aucune attaque n'a été signalée depuis la nuit de vendredi à samedi.

Selon des médias américains, Washington envisage de nouveaux bombardements massifs ce weekend, notamment contre des infrastructures énergétiques, mais d'après le média américain CBS, qui cite plusieurs sources anonymes, Donald Trump n'aurait toutefois pas encore donné son feu vert.

Le président américain a de nouveau menacé vendredi de frapper "très fort" l'Iran, qui depuis la reprise des hostilités début juillet, a recommencé à viser des pays alliés de Washington et des installations américaines dans la région.

"Les Américains présents dans la région devraient envisager de partir, ou être prêts à partir en cas d'escalade", indique une alerte de sécurité dont des versions ont été publiées samedi sur les réseaux sociaux des ambassades à Amman, Abou Dhabi, Jérusalem, Mascate, Koweït, Bagdad, Ryad, Doha et Beyrouth.

Les messages invitent les ressortissants américains à vérifier les informations relatives à leurs vols et à suivre les consignes de sécurité des autorités locales.

"Les Américains au Moyen-Orient doivent actuellement faire preuve de prudence et d'une vigilance accrue et se préparer à d'éventuelles annulations de vols, à des fermetures périodiques de l'espace aérien et à des perturbations potentielles des déplacements", précise l'alerte.

- "Imprévisible" -

En Jordanie, les citoyens américains ont été appelés à éviter les bases militaires américaines, récemment visées par des missiles iraniens. En Israël, il leur a été recommandé de repérer l'abri antiaérien le plus proche. Au Liban, le personnel non-essentiel de l'ambassade a été relocalisé.

"Le régime iranien est imprévisible, comme l'ont montré ses récentes décisions d'attaquer des zones de la région sans avertissement ni provocation, ainsi que d'étendre ses attaques à des zones qui n'avaient pas été visées auparavant (comme l'Egypte)", indique un message publié sur les sites des ambassades.

Mercredi, un drone a frappé un navire gazier appartenant à une société américaine, amarré dans un port égyptien. L'Egypte mène une enquête mais n'a, à ce stade, accusé aucun groupe d'être à l'origine de l'attaque.

L'armée iranienne a, de son côté, accusé Washington d'"attiser les tensions" dans la région et averti: "Tout pays servant de bouclier défensif à l'Amérique criminelle et agressive sera englouti par les flammes de la guerre".

La guerre au Moyen-Orient a été déclenchée le 28 février par des frappes conjointes des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran, qui a riposté par des attaques de missiles et de drones dans la région.

Jeudi, le Pakistan, pays médiateur, a affirmé que les belligérants négociaient en vue d'une désescalade, en particulier concernant le détroit d'Ormuz, passage stratégique au coeur des tensions et verrouillé par Téhéran.

La reprise des affrontements début juillet a fait dérailler le protocole d'accord signé mi-juin et censé ouvrir la voie à des pourparlers de paix.


Liban: les explosions israéliennes près d'un château menacent l'accord-cadre bilatéral, dit le président

De la poussière recouvre les collines près du château de Beaufort, dans le sud du Liban, après des détonations israéliennes visant, selon Israël, des tunnels du Hezbollah, le 31 juillet 2026. (AFP)
De la poussière recouvre les collines près du château de Beaufort, dans le sud du Liban, après des détonations israéliennes visant, selon Israël, des tunnels du Hezbollah, le 31 juillet 2026. (AFP)
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  • Le Liban accuse Israël de menacer l'accord-cadre bilatéral après de puissantes explosions près du château de Beaufort, attribuées à la destruction de tunnels du Hezbollah
  • Israël affirme avoir ciblé des infrastructures du Hezbollah après une violation du cessez-le-feu, tandis que de nouveaux pourparlers sont prévus à Rome

BEYROUTH: Le Liban a jugé vendredi que les explosions massives provoquées par l'armée israélienne, pour selon elle détruire des tunnels du Hezbollah, près du château de Beaufort, dans le sud, menaçaient l'application de l'accord-cadre bilatéral conclu récemment.

"Les forces israéliennes ont provoqué de très puissantes explosions vers minuit", notamment "dans le secteur de la forteresse de Beaufort", classée par l'Unesco, a annoncé l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Le président libanais, Joseph Aoun, a dénoncé "une escalade extrêmement dangereuse (...) et une menace directe" pour la mise en oeuvre de l'accord-cadre conclu en juin entre le Liban et Israël sous égide américaine.

Cet accord prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, en vue notamment d'étendre ce processus.

"Le timing de ces agressions (...) envoie des messages négatifs et sape les efforts internationaux visant à consolider la stabilité", à quelques jours de ces nouveaux pourparlers, a déploré la présidence dans un communiqué.

Les explosions ont "provoqué des ondes équivalant à celles d'un séisme", a-t-elle pointé.

L'Ani a fait ensuite état dans la soirée de trois nouveaux dynamitages israéliens "violents" dans la région méridionale de Marjeyoun.

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a condamné "les agressions israéliennes continues dans le sud, sous forme d'explosions, bombardements et destructions méthodiques", y compris "les atteintes aux sites archéologiques".

Le château de Beaufort datant de l'époque des Croisés, situé dans la zone du sud occupée par Israël, a été inscrit la semaine dernière sur la liste du patrimoine mondial en péril de l'Unesco.

Selon le ministère libanais de la Culture, les explosions "pourraient avoir causé des dégâts aux abords de la forteresse", dont l'ampleur "ne pourra être évaluée qu'à l'issue d'une inspection sur le terrain", actuellement impossible.

Un correspondant de l'AFP dans un village proche a entendu d'énormes déflagrations et vu la poussière recouvrir de larges zones boisées de la région. Des fenêtres ont été brisées dans des maisons de villages alentour, selon l'Ani.

Dans un communiqué commun, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Israël Katz ont annoncé que l'armée avait détruit "les tunnels terroristes dans la région", utilisant quelque 700 tonnes d'explosifs.

Ils ont affirmé que l'opération faisait suite à une  "violation flagrante du cessez-le-feu par le Hezbollah" mercredi.

L'armée israélienne avait accusé le mouvement chiite pro-iranien d'avoir lancé un drone explosif contre un de ses véhicules dans le sud du pays.

Le Hezbollah n'a pas revendiqué d'attaque contre Israël depuis le 20 juin.

Mais il a appelé vendredi le pouvoir libanais à agir "à tous les niveaux politiques et diplomatiques pour la cessation des crimes de destruction commis par l'ennemi".

Le mouvement avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, et son armée continue d'occuper des zones du sud du Liban.