Irak: au moins un mort et 24 blessés dans les frappes contre trois sites pro-iraniens

Le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin avait annoncé dans un communiqué que l'armée américaine avait «procédé à des frappes nécessaires et proportionnées sur trois installations utilisées par le Kataëb Hezbollah et des groupes affiliés en Irak».
Le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin avait annoncé dans un communiqué que l'armée américaine avait «procédé à des frappes nécessaires et proportionnées sur trois installations utilisées par le Kataëb Hezbollah et des groupes affiliés en Irak».
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Publié le Mardi 26 décembre 2023

Irak: au moins un mort et 24 blessés dans les frappes contre trois sites pro-iraniens

  • Cette annonce intervient quelques heures après que les Etats-Unis ont indiqué avoir mené des frappes aériennes contre trois sites pro-iraniens dans ce pays
  • Quatre autres personnes ont été blessées dans une deuxième frappe à Wassit, dans le sud du pays

BAGDAD: Au moins un membre d'une faction irakienne pro-Iran a été tué et 24 autres blessés dans des frappes mardi à l'aube contre trois sites en Irak utilisés par des groupes pro-iraniens, ont indiqué des sources de sécurité irakiennes.

Cette annonce intervient quelques heures après que les Etats-Unis ont indiqué avoir mené des frappes aériennes contre trois sites pro-iraniens dans ce pays.

Interrogé par l'AFP, un responsable du ministère irakien de l'Intérieur a déclaré mardi matin qu'une frappe avait visé un site du Hachd al-Chaabi, à Hilla, chef-lieu de la province de Babylone, au sud de Bagdad. Une personne a été tuée et 20 autres blessées.

Quatre autres personnes ont été blessées dans une deuxième frappe à Wassit, dans le sud du pays. Ces bilans ont été confirmés par d'autres sources de sécurité à Wassit.

Auparavant, le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin avait annoncé dans un communiqué que l'armée américaine avait "procédé à des frappes nécessaires et proportionnées sur trois installations utilisées par le Kataëb Hezbollah et des groupes affiliés en Irak".

Ces frappes sont "une réponse à une série d'attaques contre des personnels américains en Irak et en Syrie menées par des milices soutenues par l'Iran, dont celle du Kataëb Hezbollah, affilié à l'Iran, et des groupes affiliés, contre la base aérienne d'Erbil plus tôt dans la journée", a-t-il souligné.

Les Brigades du Hezbollah, ou Kataëb Hezbollah, sont considérées comme une "organisation terroriste" par le Département d'État américain depuis 2009.

L'attaque d'Erbil a blessé lundi trois personnels américains, dont un grièvement, avait de son côté indiqué Adrienne Watson, porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche.

Cette attaque a été menée à l'aide d'une drone explosif et a été revendiquée par le groupe Résistance islamique en Irak, nébuleuse de combattants issus de plusieurs groupes armés pro-Iran --qui sont aussi affiliés au Hachd al-Chaabi, des anciens paramilitaires intégrés aux forces régulières.

«Acte hostile»

Bagdad a dénoncé un "acte hostile" de Washington, après les frappes américaines contre des sites militaires pro-iraniens en Irak, selon un communiqué publié mardi par le gouvernement irakien.

Les frappes, qui ont tué à l'aube au moins un "membre" des forces de sécurité et blessé "18 personnes, dont des civils", "nuisent aux relations bilatérales" et représentent "une atteinte inacceptable à la souveraineté" Irakienne, a estimé le gouvernement. Selon des sources de sécurité, au moins un membre d'une faction irakienne pro-Iran a été tué et 24 autres ont été blessés dans ces frappes contre trois sites en Irak utilisés par des groupes pro-iraniens.

Les attaques imputées aux groupes pro-iraniens contre des troupes américaines se sont multipliées en Irak et en Syrie depuis le début de la guerre entre le Hamas et Israël le 7 octobre.

Cent-trois d'entre elles ont été recensées par Washington depuis le 17 octobre, en majorité revendiquées par le groupe Résistance islamique en Irak, qui dénonce le soutien américain à Israël.

"Les Etats-Unis agiront à un moment et de la façon de son choix si ces attaques devaient se poursuivre", avait encore souligné Mme Watson dans un communiqué.

Washington dispose d'environ 2.500 militaires en Irak et 900 en Syrie, dans le cadre d'un dispositif destiné à lutter contre une éventuelle résurgence du groupe Etat islamique (EI).

La guerre entre Israël et le Hamas a été déclenchée le 7 octobre par une attaque sans précédent sur le sol israélien du Hamas, groupe islamiste palestinien également soutenu par l'Iran.


Syrie: deux civils tués dans une région druze 

Deux civils ont été tués dimanche dans une région à majorité druze du sud de la Syrie, ont indiqué à l'AFP deux sources locales de sécurité, sur fond d'affrontements entre groupes armés druzes et forces gouvernementales. (AFP)
Deux civils ont été tués dimanche dans une région à majorité druze du sud de la Syrie, ont indiqué à l'AFP deux sources locales de sécurité, sur fond d'affrontements entre groupes armés druzes et forces gouvernementales. (AFP)
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  • Une des sources de sécurité druze a déclaré qu'un obus tiré depuis un secteur contrôlé par le gouvernement avait "visé la périphérie de la ville de Soueïda"
  • L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a également fait état de deux morts et de combats

SOUEIDA: Deux civils ont été tués dimanche dans une région à majorité druze du sud de la Syrie, ont indiqué à l'AFP deux sources locales de sécurité, sur fond d'affrontements entre groupes armés druzes et forces gouvernementales.

La situation est tendue dans la province de Soueïda, où vivent de nombreux membres de cette minorité issue du chiisme, depuis des affrontements meurtriers il y a un an, les pires depuis la chute du président Bachar al-Assad fin 2024.

Une des sources de sécurité druze a déclaré qu'un obus tiré depuis un secteur contrôlé par le gouvernement avait "visé la périphérie de la ville de Soueïda, touchant un tracteur et tuant les deux personnes qui se trouvaient à bord: le conducteur et une femme".

Cette source, qui a requis l'anonymat, a également indiqué que "des affrontements intermittents ont lieu entre la Garde nationale et les forces gouvernementales depuis samedi soir", faisant référence au groupe armé de l'influent chef druze Hikmat al-Hijri.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a également fait état de deux morts et de combats.

La deuxième source de sécurité, qui s'est rendue sur le site de la frappe, a dit avoir vu le tracteur "entièrement brûlé", ajoutant que les deux victimes étaient des agriculteurs.

Le gouvernement syrien n'a pas immédiatement réagi à ces informations.

Des factions druzes contrôlent la ville de Soueïda et d'autres secteurs de la province du même nom malgré des tentatives de Damas d'y rétablir son autorité.

Il s'agit de l'une des dernières zones échappant au gouvernement islamiste qui cherche, depuis fin 2024, à unifier le pays, morcelé par plus de 13 ans de guerre.

Samedi, des groupes armés druzes avaient empêché des élèves de se rendre à leurs examens dans un secteur de la province contrôlé par le gouvernement.

La province de Soueïda avait été le théâtre en juillet 2025 d'affrontements entre combattants druzes et bédouins, qui avaient dégénéré après l'intervention de forces gouvernementales, puis de combattants tribaux en appui aux Bédouins.

Ces violences, les pires depuis fin 2024, avaient fait plus de 2.000 morts, selon l'OSDH. D'après des survivants et des ONG, elles avaient été marquées par de nombreuses exactions visant les druzes.

Damas a récemment annoncé avoir renvoyé plusieurs personnes devant la justice dans le cadre de l'enquête sur ces affrontements.

En 2025, l'armée israélienne avait bombardé des positions gouvernementales, affirmant vouloir protéger la communauté druze, présente aussi en Israël.

Hikmat al-Hijri a déclaré cette semaine que "les druzes étaient partie intégrante de l'Etat d'Israël".


A Tripoli, la Syrie et la Libye officialisent leur rapprochement diplomatique

 Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a officialisé dimanche à Tripoli le retour diplomatique de la Syrie en Libye, quatorze ans après la fermeture de son ambassade dans la capitale libyenne.  (AFP)
Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a officialisé dimanche à Tripoli le retour diplomatique de la Syrie en Libye, quatorze ans après la fermeture de son ambassade dans la capitale libyenne. (AFP)
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  • "Aujourd'hui, cette ambassade revient pour affirmer l'importance et la valeur de la relation syro-libyenne"
  • Les relations entre les deux pays avaient été bouleversées par la guerre en Syrie et les violences qui ont déchiré la Libye après la chute de Mouammar Kadhafi

TRIPOLI: Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a officialisé dimanche à Tripoli le retour diplomatique de la Syrie en Libye, quatorze ans après la fermeture de son ambassade dans la capitale libyenne.

"Aujourd'hui, cette ambassade revient pour affirmer l'importance et la valeur de la relation syro-libyenne", a déclaré le ministre syrien, qui a tenu des discussions avec son homologue libyen par intérim Taher El-Baour et a été reçu par le Premier ministre Abdelhamid Dbeibah, chef du gouvernement libyen reconnu par l'ONU.

Les relations entre les deux pays avaient été bouleversées par la guerre en Syrie et les violences qui ont déchiré la Libye après la chute de Mouammar Kadhafi.

"Cette ambassade assurera le suivi administratif des Syriens qui se sont réfugiés en Libye pendant les années de guerre, à une époque où il n'y avait plus de représentation diplomatique, Tripoli ayant rompu ses relations avec l'ancien régime", a ajouté M. Chaibani.

Selon l'agence officielle syrienne Sana, la communauté syrienne en Libye est estimée à environ 200.000 personnes.

"Nous avons également convenu de renforcer la coordination sécuritaire pour lutter contre l'immigration clandestine, ainsi que contre les stupéfiants et les organisations terroristes", a-t-il poursuivi.

Durant les dernières années du conflit en Syrie (2011-2024), la Libye est devenue un terrain d'affrontement entre des forces loyales à Bachar al-Assad et des factions de l'opposition et islamistes syriennes.

Des mercenaires issus des deux camps y ont combattu pour le compte de leurs parrains russes et turcs respectifs, qui soutenaient des camps opposés dans le conflit libyen.

A la mi-août 2025, une délégation dépêchée par Damas avait rouvert l'ambassade de Syrie à Tripoli, fermée depuis 2012, sans toutefois reprendre immédiatement la fourniture de services consulaires.


Les Emirats arabes unis disent avoir fait face à un drone venant d'Iran

Une vue de Dubaï. (AFP)
Une vue de Dubaï. (AFP)
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  • Les Emirats arabes unis ont affirmé lundi avoir "réagi" à un drone provenant d'Iran détecté au-dessus de leurs eaux territoriales
  • Les forces aériennes émiraties "ont réagi à un drone détecté au-dessus des eaux territoriales du pays, venant d'Iran", a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué sur X

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont affirmé lundi avoir "réagi" à un drone provenant d'Iran détecté au-dessus de leurs eaux territoriales, après que Téhéran a dit avoir attaqué une base américaine dans le pays du Golfe.

Les forces aériennes émiraties "ont réagi à un drone détecté au-dessus des eaux territoriales du pays, venant d'Iran", a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué sur X.