Le comité de la Charte arabe des droits de l’homme examine le rapport inaugural de l’Arabie saoudite

Hala bent Mazyad al-Tuwaijri, présidente de la Commission saoudienne des droits de l’homme, lors de la 22e session du comité de la Charte arabe des droits de l’homme. (agence de presse saoudienne)
Hala bent Mazyad al-Tuwaijri, présidente de la Commission saoudienne des droits de l’homme, lors de la 22e session du comité de la Charte arabe des droits de l’homme. (agence de presse saoudienne)
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Publié le Mardi 26 décembre 2023

Le comité de la Charte arabe des droits de l’homme examine le rapport inaugural de l’Arabie saoudite

  • Mme Al-Tuwaijri met en lumière l’importance de l’article 26 de la loi fondamentale de gouvernance, qui exige que l’État protège les droits de l’homme conformément à la loi islamique
  • Il s’agit notamment de la justice, de l’égalité, de l’éducation, de la santé, de la protection de l’environnement, du droit à la vie privée et de l’accès équitable à la justice, entre autres

RIYAD: Hala bent Mazyad al-Tuwaijri, présidente de la Commission saoudienne des droits de l’homme, dirige la délégation du Royaume lors de la 22e session du comité de la Charte arabe des droits de l’homme, rapporte l’agence de presse saoudienne.

L’ordre du jour de la session, qui se tient au Caire jusqu’au 26 décembre, comprend un examen du premier rapport périodique de l’Arabie saoudite sur les droits de l’homme.

Mme Al-Tuwaijri évoque l’approche engagée de l’Arabie saoudite en matière de droits de l’homme dans son discours d’ouverture, décrivant les principes fondamentaux de gouvernance du Royaume – justice, consultation et égalité – et ses efforts pour établir un cadre juridique et institutionnel complet visant à renforcer et à sauvegarder les droits de l’homme.

Hala bent Mazyad al-Tuwaijri met en lumière l’importance de l’article 26 de la loi fondamentale de gouvernance, qui exige que l’État protège les droits de l’homme conformément à la loi islamique, notamment la justice, l’égalité, les droits de la famille, les droits de propriété, la sécurité sociale, l’emploi, l’engagement culturel, l’éducation, la santé, la protection de l’environnement, la sécurité et la liberté personnelles, le droit à la vie privée, l’indépendance judiciaire et l’accès équitable à la justice.

Elle insiste par ailleurs sur les réformes considérables en matière de droits de l’homme, adoptées sous les auspices du roi Salmane et du prince héritier, Mohammed ben Salmane, qui reflètent un engagement politique dynamique et avant-gardiste en faveur de l’évolution et de la protection des droits de l’homme.

Mme Al-Tuwaijri ajoute que, depuis la programmation de l’initiative Vision 2030, l’Arabie saoudite a adopté plus de cent amendements législatifs, institutionnels, judiciaires et procéduraux en matière de droits de l’homme.

Elle plaide pour une collaboration et une intégration plus importantes au sein de la Ligue arabe pour défendre les droits de l’homme, en particulier la cause palestinienne, tout en exprimant son inquiétude face à la détérioration des conditions des droits de l’homme dans les territoires palestiniens.

La secrétaire générale adjointe de la Ligue arabe, Haïfa Abou Ghazalé, a salué les progrès de l’Arabie saoudite en matière de droits de l’homme, mettant notamment l’accent sur les importantes réformes institutionnelles.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.

 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.