Une tournée dans Gaza révèle l’étendue de la destruction causée par les bombardements israéliens

Les victimes d'une frappe de l'armée israélienne réagissent devant l'hôpital du Koweït à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 28 décembre 2023, alors que les combats se poursuivent entre Israël et le mouvement palestinien Hamas. (AFP)
Les victimes d'une frappe de l'armée israélienne réagissent devant l'hôpital du Koweït à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 28 décembre 2023, alors que les combats se poursuivent entre Israël et le mouvement palestinien Hamas. (AFP)
Short Url
Publié le Vendredi 29 décembre 2023

Une tournée dans Gaza révèle l’étendue de la destruction causée par les bombardements israéliens

  • La ville de Gaza était la partie la plus peuplée de l’enclave palestinienne assiégée avant le 7 octobre
  • Selon l’ONU, 85% de la population de Gaza, soit 1,9 million de personnes, ont été déplacées

GAZA: Une tournée de différents quartiers de la ville de Gaza, à savoir le quartier des universités, la rue Al-Sinaa, la rue Omar Mukhtar et le boulevard Al-Bahr, montre comment cette partie de la bande de Gaza, autrefois très animée, a été réduite à l’état de ruines après des semaines de bombardements sans interruption.

La ville de Gaza était la partie la plus peuplée de l’enclave palestinienne assiégée avant le 7 octobre, date à laquelle Israël a lancé une campagne de bombardements en représailles à une attaque meurtrière menée par le Hamas à l’intérieur d’Israël.

«Gaza était une ville très belle et dynamique avant l’assaut israélien», a affirmé Ahmed Hijazi, correspondant d’Arab News dans la bande de Gaza. «Près de 99% de la population était éduquée.»

Avant la guerre actuelle, a rue Omar Mukhtar était l'une des artères les plus fréquentées de Gaza, abritant le marché central desservant la ville de Gaza et le nord de Gaza. 

Img
Les plages de Gaza avant le 7 octobre. (Photo, AFP)

Pendant les mois les plus chauds, les habitants de Gaza avaient l’habitude d’affluer au boulevard Al-Bahr, bordé de plages, pour se rafraîchir et profiter du soleil. En hiver, ils s’y rendaient pour admirer le paysage depuis l’un des nombreux cafés en bord de mer.

Img
La ville de Gaza avant le début de la guerre en octobre. (Photo, AFP)

Les raids aériens et terrestres israéliens ont rasé des pâtés de maisons entiers dans la ville de Gaza, transformé les rues en champs de ruines et détruit les boulangeries locales, les entrepôts de nourriture et les routes utilisées pour l’acheminement de l’aide.

L’assaut israélien sur le nord de Gaza, y compris la ville de Gaza, avant la trêve d’une semaine entre le Hamas et Israël, a forcé les familles palestiniennes à fuir vers le sud, conformément aux instructions des autorités israéliennes.

Cependant, après la fin de la trêve, Israël a étendu sa campagne de bombardements au sud, attaquant des zones qu’il avait précédemment désignées comme sûres, telles que Rafah, où près de la moitié des 1,9 million de personnes déplacées de Gaza sont désormais entassées, selon Human Rights Watch.

Très peu de personnes sont retournées dans l’ouest de Gaza après le retrait des troupes israéliennes, cherchant aléatoirement refuge dans des maisons vides qui n’ont pas été entièrement détruites.

«Les gens se réfugient partout où ils trouvent de l’eau en raison de la pénurie», a indiqué M. Hijazi. 

La nourriture est également devenue difficile à trouver. «Un sac de farine, qui coûtait 35 shekels (1 shekel = 0,25 euro) avant la guerre, est maintenant vendu à 750 shekels dans la ville de Gaza», a-t-il ajouté. 

Outre la destruction des infrastructures, le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza empêche l’aide humanitaire et l’approvisionnement en nourriture, en carburant et en eau de parvenir à Gaza.

Les agences de l’ONU ont averti que la population de Gaza, qui compte près de 2,3 millions d’habitants, est exposée à un «risque imminent de famine». Aujourd’hui, il est devenu courant pour la plupart des familles de l’enclave assiégée de passer une journée entière sans rien manger.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le chef du Hamas Ismaïl Haniyeh en Turquie ce week-end

Le chef du mouvement palestinien islamiste Hamas Ismaïl Haniyeh rencontrera «ce week-end» le président turc Recep Tayyip Erdogan en Turquie, a annoncé mercredi ce dernier. (AFP)
Le chef du mouvement palestinien islamiste Hamas Ismaïl Haniyeh rencontrera «ce week-end» le président turc Recep Tayyip Erdogan en Turquie, a annoncé mercredi ce dernier. (AFP)
Short Url
  • «Le leader de la cause palestinienne sera mon invité ce week-end», a déclaré M. Erdogan devant les députés de son Parti de la justice et du développement
  • Le chef de l'Etat, qui a multiplié depuis octobre les invectives à l'égard d'Israël, a estimé que les Israéliens «ont surpassé Hitler»

ISTANBUL: Le chef du mouvement palestinien islamiste Hamas Ismaïl Haniyeh rencontrera "ce week-end" le président turc Recep Tayyip Erdogan en Turquie, a annoncé mercredi ce dernier.

"Le leader de la cause palestinienne sera mon invité ce week-end", a déclaré M. Erdogan devant les députés de son Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) à l'Assemblée.

Le chef de l'Etat n'a pas précisé le lieu de la rencontre, mais selon la chaîne de télévision privée NTV, elle aura lieu samedi au palais de Dolmabahçe, à Istanbul.

Elle intervient après que le Qatar, un des médiateurs du conflit entre Israël et le Hamas, a reconnu mercredi que les négociations visant à faire cesser les hostilités à Gaza et à libérer les otages israéliens "piétinent".

"Même s'il ne reste que moi, Tayyip Erdogan, je continuerai aussi longtemps que Dieu me donnera la vie à défendre la lutte palestinienne et à me faire la voix du peuple palestinien opprimé", a lancé le président turc, qualifiant de nouveau le Hamas de "groupe de résistance".

Le chef de l'Etat, qui a multiplié depuis octobre les invectives à l'égard d'Israël, a estimé que les Israéliens "ont surpassé Hitler" en se rendant coupables de la mort de "14.000 enfants innocents" dans la bande de Gaza.

Son dernier tête-à-tête en Turquie avec M. Haniyeh, qui est basé au Qatar, remonte à l'été 2023: le chef du Hamas avait été reçu au palais présidentiel à Ankara le 26 juillet en même temps que le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.

Ismaïl Haniyeh avait, depuis, rencontré en toute discrétion le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan le 2 janvier "en Turquie", selon un communiqué officiel qui ne précisait pas le lieu de ce tête-à-tête.

M. Erdogan a présenté le 10 avril ses condoléances au chef du Hamas, dont trois fils et quatre petits-enfants ont été tués dans la bande de Gaza dans une attaque revendiquée par les Israéliens.


Netanyahu dément une famine à Gaza, réitère «le droit» d'Israël «à se protéger»

 Des enfants palestiniens souffrant de malnutrition sont soignés dans un centre de santé à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 5 mars 2024, alors que la faim est généralisée dans le territoire palestinien assiégé en raison du conflit entre Israël et le groupe militant palestinien Hamas. (Photo Mohammed Abed AFP)
Des enfants palestiniens souffrant de malnutrition sont soignés dans un centre de santé à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 5 mars 2024, alors que la faim est généralisée dans le territoire palestinien assiégé en raison du conflit entre Israël et le groupe militant palestinien Hamas. (Photo Mohammed Abed AFP)
Short Url
  • M. Netanyahu a «récusé les allégations des organisations internationales sur une famine à Gaza et a affirmé qu'Israël fait tout son possible sur la question humanitaire»
  • M. Netanyahu s'est adressé à son cabinet, expliquant qu'il avait reçu «toutes sortes de suggestions et de conseils» de la part des alliés du pays depuis l'attaque iranienne

JÉRUSALEM : Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a récusé mercredi toute «allégation» de famine dans la bande de Gaza et a réitéré «le droit» d'Israël «à se protéger», lors de rencontres avec les chefs de la diplomatie britannique et allemande à Jérusalem.

«Durant ces rencontres, le Premier ministre a insisté sur le fait qu'Israël se réservait le droit de se protéger», a déclaré le gouvernement israélien dans un communiqué.

M. Netanyahu a aussi «récusé les allégations des organisations internationales sur une famine à Gaza et a affirmé qu'Israël fait tout son possible sur la question humanitaire».

Les ministres des Affaires étrangères britannique, David Cameron, et allemande, Annalena Baerbock, sont les premiers chefs de diplomatie étrangers à avoir fait le déplacement en Israël depuis l'attaque inédite de l'Iran contre Israël dans la nuit de samedi à dimanche.

Après avoir rencontré les deux diplomates, M. Netanyahu s'est adressé à son cabinet, expliquant qu'il avait reçu «toutes sortes de suggestions et de conseils» de la part des alliés du pays depuis l'attaque iranienne.

«Toutefois, je tiens également à préciser que nous prendrons nos décisions nous-mêmes», a-t-il déclaré, selon un communiqué publié par son bureau, alors qu'Israël a dit sa détermination à faire payer l'Iran pour le tir de quelque 350 drones et missiles, dont la quasi-totalité a été interceptée.


Le vice-ministre saoudien de la Défense arrive au Pakistan pour finaliser des projets de sécurité bilatéraux

Le sous-ministre saoudien de la Défense Talal Bin Abdullah Bin Turki Al-Otaibi arrive à Islamabad pour une visite de deux jours afin de finaliser les accords de défense - Ministère pakistanais de la Défense. (Fournie)
Le sous-ministre saoudien de la Défense Talal Bin Abdullah Bin Turki Al-Otaibi arrive à Islamabad pour une visite de deux jours afin de finaliser les accords de défense - Ministère pakistanais de la Défense. (Fournie)
Short Url
  • La visite d’Al-Otaibi intervient après que le ministre saoudien des Affaires étrangères était à Islamabad pour une visite de deux jours afin de discuter des investissements
  • Le Pakistan maintient des liens militaires étroits et fournit des armes et une formation étendues aux forces armées saoudienne

ISLAMABAD : Le ministre saoudien adjoint de la Défense, Talal Bin Abdullah Bin Turki Al-Otaibi, est au Pakistan pour une visite de deux jours afin de finaliser des projets bilatéraux liés à la défense, a déclaré mercredi le ministère pakistanais de la Défense. 

La visite d’Al-Otaibi fait suite à une visite de deux jours à Islamabad du ministre saoudien des Affaires étrangères, Faisal bin Farhan Al Saud, visant à renforcer la coopération économique bilatérale et à faire avancer les accords d’investissement précédemment convenus.

« Le ministre adjoint de la Défense saoudien est arrivé au Pakistan pour une visite de deux jours », a déclaré le ministère pakistanais de la Défense, ajoutant que les projets bilatéraux dans les domaines liés à la défense seraient finalisés au cours de la visite. 

Des photos et des vidéos publiées par le ministère de la Défense montrent qu’Al-Otaibi est arrivé au Pakistan mardi soir et a été reçu par des responsables militaires et gouvernementaux pakistanais et des diplomates saoudiens, y compris l’ambassadeur à Islamabad. 

Le Pakistan entretient des liens militaires étroits avec l’Arabie saoudite, fournissant un soutien étendu, des armes et une formation aux forces armées saoudiennes. 

Depuis les années 1970, des soldats pakistanais sont stationnés en Arabie saoudite pour protéger le royaume et le Pakistan offre également une formation aux soldats et aux pilotes saoudiens. Les deux pays mènent également régulièrement des coentreprises multidimensionnelles et des exercices de défense. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com