Foot: Huit mois avec sursis pour Atal pour provocation à la haine

Le défenseur algérien de Nice Youcef Atal arrive au palais de justice de Nice, dans le sud de la France, pour son procès pour incitation à la haine, le 18 décembre 2023 (Photo, AFP).
Le défenseur algérien de Nice Youcef Atal arrive au palais de justice de Nice, dans le sud de la France, pour son procès pour incitation à la haine, le 18 décembre 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 03 janvier 2024

Foot: Huit mois avec sursis pour Atal pour provocation à la haine

  • Youcef Atal devra publier à ses frais cette condamnation dans le quotidien régional Nice-Matin et dans le journal Le Monde
  • La décision est en ligne avec les réquisitions du parquet, qui avait réclamé dix mois de prison avec sursis

NICE: Youcef Atal, footballeur international algérien de l'OGC Nice, a été condamné mercredi à huit mois de prison avec sursis et à 45.000 euros d'amende pour avoir partagé une vidéo appelant à "un jour noir sur les juifs", sur fond de conflit entre Israël et le Hamas.

"C'était une décision attendue au regard du contexte et de la forte pression politique", a réagi auprès de l'AFP son avocat, Me Antoine Vey, joint par téléphone, annonçant un probable appel une fois qu'il se sera entretenu avec le joueur.

"Il n'a pas sciemment publié une vidéo au contenu discutable (...), il ne faut pas faire d'Atal le symbole qu'il n'est pas", a-t-il insisté au sujet du défenseur international algérien actuellement en stage au Togo avec l'équipe nationale des "Fennecs" en vue de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) qui débute la semaine prochaine.

Condamné pour provocation à la haine à raison de la religion, Youcef Atal devra également publier à ses frais cette condamnation dans le quotidien régional Nice-Matin et dans le journal Le Monde, a précisé le tribunal correctionnel de Nice.

La décision est en ligne avec les réquisitions du parquet, qui avait réclamé dix mois de prison avec sursis, l'amende maximale de 45.000 euros et la publication de la condamnation pendant un mois sur la page d'accueil du compte Instagram du défenseur des Aiglons, qui dépasse les 3,2 millions d'abonnés.

Cette dernière mesure, qui aurait plus d'impact auprès des destinataires de la vidéo en premier lieu, est "assez compliquée à mettre en oeuvre pour des raisons techniques", a regretté Me David Rebibou, avocat du Crif Sud-Est (Conseil représentatif des institutions juives de France).

"Mais la justice a été rendue. Il faut que les personnes qui profitent de leur notoriété pour propager la haine sachent qu'il y a une contrepartie", a-t-il ajouté.

En l'absence d'Atal, de ses avocats et des avocats de la plupart des parties civiles --des organisations juives et la Ligue de football professionnel (LFP)--, ou encore des femmes venues le soutenir de façon parfois véhémente lors du procès, le délibéré a été rendu dans une relative discrétion mercredi.

Partager, c'est «donner une visibilité»

Seul Philippe Vardon, conseiller municipal Reconquête! de Nice, qui avait été le premier à signaler la publication d'Atal, était présent. "Qu'on n'entende plus parler de lui", a-t-il réclamé, alors que des rumeurs circulent sur un transfert du joueur lors du mercato d'hiver.

Cinq jours après les attaques sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre et le début des bombardements d'Israël sur Gaza, Atal avait partagé sur Instagram la vidéo d'un prédicateur, Mahmoud Al Hasanat.

Ce dernier y évoquait d'abord, ému aux larmes, le sort des enfants de Gaza sous les bombes. Puis il durcissait le ton et appelait Dieu à envoyer "un jour noir sur les juifs".

Atal était en Algérie, avec l'équipe nationale, quand il avait partagé cette vidéo. Prévenu le lendemain par l'OGC Nice du caractère polémique des propos, il l'avait retirée, avec un message d'excuses.

A l'audience, le joueur de 27 ans avait répété à l'envi qu'il avait voulu envoyer "un message de paix" et qu'il n'avait pas regardé la vidéo jusqu'au bout avant de la partager.

Dans la mesure où elle ne dure que 35 secondes, l'argument n'avait pas convaincu la vice-procureure, Meggi Choutia: "Ce sont des faits graves, qu'il ne faut pas banaliser. Partager une vidéo, c'est s'attribuer les propos et leur donner une visibilité".

Youcef Atal, qui joue au sein du club de Ligue 1 de Nice depuis 2018, n'est plus réapparu sous le maillot des Aiglons depuis cette publication, suspendu d'abord "jusqu'à nouvel ordre" par son club, puis pour sept matches par la commission de discipline de la LFP, une sanction désormais purgée.

Il est en revanche resté titulaire en équipe d'Algérie et a reçu beaucoup de soutien dans son pays.

"Je ne suis pas antisémite. Je ne suis ni contre les juifs ni contre les chrétiens, je n'ai de haine contre personne", avait-il insisté à l'audience, en rappelant que contrairement à de nombreux sportifs du monde arabe, il n'avait pas hésité à jouer à Tel-Aviv avec Nice, à l'été 2022 en Coupe d'Europe.


Macron après les frappes en Iran: le «travail diplomatique» doit «reprendre ses droits» 

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  • Le président français s'est entretenu avec la plupart des dirigeants de la région, Arabie Saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Jordanie, Irak, Koweit et région autonome du Kurdistan
  • La France se tient "prête à déployer les moyens nécessaires à la protection de ses partenaires les plus proches selon leur sollicitation"

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a déclaré samedi que le "travail diplomatique" devait "reprendre ses droits", quelques heures après le début de l'offensive israélo-américaine en Iran, affirmant que la crise autour du nucléaire iranien et les "droits légitimes du peuple iranien à se faire entendre" ne pouvaient se régler par des "frappes".

"Je souhaite que nous puissions prendre toutes les initiatives utiles pour que le travail diplomatique reprenne ses droits", a-t-il déclaré au début d'un conseil de défense et de sécurité nationale à l'Elysée.

"Nul ne peut penser que la question du nucléaire iranien, de l'activité balistique, des déstabilisations régionales se règleront simplement par les frappes et évidemment aussi les droits légitimes du peuple iranien à se faire entendre", a affirmé le chef de l'Etat français.

"Ce qu'il a exprimé ces derniers mois encore en étant terriblement réprimé c'est de pouvoir décider lui-même de son destin et c'est aussi une des choses que nous devons tout faire pour défendre", a-t-il ajouté.

"La France n'a été ni prévenue ni impliquée, tout comme d'ailleurs l'ensemble des pays de la région et nos alliés", a par ailleurs précisé Emmanuel Macron, au côté du Premier ministre Sébastien Lecornu, de plusieurs ministres et de hauts responsables militaires.

La "priorité absolue" de la France est la sécurité de ses ressortissants et "emprises militaires" dans la région, a poursuivi le chef de l'Etat.

"C'est d'être aux côtés de tous les pays qui sont aujourd'hui touchés par la riposte iranienne ou qui sont menacés par celle-ci dans leur intégrité territoriale, leur souveraineté", a-t-il encore souligné, en référence notamment aux pays du Golfe.

Le président français s'est entretenu avec la plupart des dirigeants de la région, Arabie Saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Jordanie, Irak, Koweit et région autonome du Kurdistan, a précisé l'Elysée, à l'exception d'Israël.

Il avait auparavant appelé sur X à "cesser" une "escalade dangereuse pour tous" et affirmé que le régime iranien n'a "plus d'autre option" que de négocier de "bonne foi" le démantèlement de son programme nucléaire et balistique.

La France se tient "prête à déployer les moyens nécessaires à la protection de ses partenaires les plus proches selon leur sollicitation", a-t-il encore relevé sur X.


Lecornu ferait un "bon candidat" en 2027 pour 30% des Français (sondage)

Le Premier ministre Sébastien Lecornu lors de la cérémonie marquant le retour des athlètes français des JO d’hiver Milano Cortina 2026, à Albertville, le 23 février 2026, à l’arrivée du drapeau olympique pour les JO 2030. (AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu lors de la cérémonie marquant le retour des athlètes français des JO d’hiver Milano Cortina 2026, à Albertville, le 23 février 2026, à l’arrivée du drapeau olympique pour les JO 2030. (AFP)
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  • Selon un sondage Odoxa pour Le Figaro, Sébastien Lecornu serait un « bon candidat » du bloc central en 2027 pour 30% des Français, derrière Édouard Philippe (39%) mais proche de Gabriel Attal (33%) et Gérald Darmanin (28%)
  • Jugé plus humble et compétent qu’Emmanuel Macron, Lecornu souffre toutefois d’une image « d’exécutant » (72% des sondés), tandis qu’Édouard Philippe reste favori, sous réserve des municipales au Havre

PARIS: Le Premier ministre Sébastien Lecornu ferait un "bon candidat" du bloc central à la présidentielle de 2027 pour 30% des Français, à l'image de Gabriel Attal(33%) et Gérald Darmanin (28%) mais loin derrière Edouard Philippe (39%), selon un sondage Odoxa pour Le Figaro paru jeudi.

Le chef du gouvernement, dont la popularité (34%) est supérieure de 13 points à celle d'Emmanuel Macron, est jugé plus humble (+33 points), plus proche des préoccupations des Français (+18) et plus compétent (+17) que le chef de l'Etat, mais aussi moins dynamique (-9).

"Pour renforcer sa stature, il devra peut-être se détacher de son image de simple collaborateur du Président", 72% des Français le qualifiant "d’exécutant", relève encore l'institut.

Sur les réseaux sociaux, les messages sur Emmanuel Macron restent très négatifs alors que la fidélité du "moine soldat" Lecornu est présentée comme une qualité rare, poursuit l'étude.

Edouard Philippe, maire du Havre et premier chef de gouvernement d'Emmanuel Macron, reste le meilleur candidat pour le bloc central, à condition de ne pas perdre les municipales de mars, "une défaite qui pourrait ternir son leadership", poursuit Odoxa.

Un sondage Opinionway publié mercredi le donne pour la première fois perdant dans sa ville contre Jean-Paul Lecoq (PCF) en cas de maintien du candidat RN-UDR au second tour du scrutin.

L'enquête a été réalisée en ligne les 25 et 26 février auprès d’un échantillon de 1.005 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur comprise entre 1,4 et 3,1 points.


Gouvernement: quatre nouveaux entrants dont Catherine Pégard à la Culture

Le gouvernement compte désormais 36 membres. (AFP)
Le gouvernement compte désormais 36 membres. (AFP)
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  • Ces annonces complètent le mini-remaniement du gouvernement de Sébastien Lecornu provoqué par le départ attendu de Rachida Dati et Charlotte Parmentier-Lecocq, et celui d'Amélie de Montchalin
  • Une députée qui était pressentie pour la Fonction publique s'est désistée à la dernière minute car son suppléant à l'Assemblée a refusé de siéger pour la remplacer, pour des raisons de cumul des mandats

PARIS: Quatre nouveaux ministres font leur entrée au gouvernement, dont Catherine Pégard, conseillère d'Emmanuel Macron, à la Culture en remplacement de Rachida Dati partie pour faire campagne pour la mairie de Paris, a annoncé jeudi l'Elysée dans un communiqué.

Conseillère culture de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, puis à la tête du château de Versailles avant de revenir au palais présidentiel auprès d'Emmanuel Macron, cette ancienne journaliste de 71 ans arrive rue de Valois avec une excellente connaissance du monde de la culture et un solide carnet d'adresses.

Outre cette nomination attendue, l'ex-ministre macroniste Sabrina Roubache fait son retour en tant que ministre délégué chargée de l'Enseignement et de la Formation professionnels et de l'Apprentissage. Elle avait été chargée de la Ville et de la Citoyenneté entre 2023 et 2024, avant d'être défaite aux législatives post-dissolution de l'Assemblée nationale.

La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, proche de Sébastien Lecornu et Gérald Darmanin, devient aussi ministre déléguée chargée de l'Energie, domaine dont elle a une expertise en tant qu'ingénieure spécialiste du nucléaire.

Le chef de l'Etat a aussi nommé la députée du groupe macroniste Camille Galliard-Minier ministre déléguée chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées, en remplacement de Charlotte Parmentier-Lecocq qui souhaitait retrouver son siège à l'Assemblée nationale, et le député Les Républicains Jean-Didier Berger auprès du ministre de l'Intérieur Laurent Nunez.

Ces annonces complètent le mini-remaniement du gouvernement de Sébastien Lecornu provoqué par le départ attendu de Rachida Dati et Charlotte Parmentier-Lecocq, et celui d'Amélie de Montchalin, nommée à la tête de la Cour des comptes et remplacée dès dimanche aux Comptes publics par son ex-ministre délégué David Amiel.

Ce dernier n'a pour l'instant pas de ministre délégué à la Fonction publique, le poste qu'il occupait auparavant. Selon une source au sein de l'exécutif, une ministre déléguée sera nommée d’ici à la reprise des travaux parlementaires après les élections municipales.

Une députée qui était pressentie pour la Fonction publique s'est désistée à la dernière minute car son suppléant à l'Assemblée a refusé de siéger pour la remplacer, pour des raisons de cumul des mandats, ce qui aurait provoqué une législative partielle, selon une source au courant des tractations, qui n'a pas précisé son nom.

Parmi les nouveaux entrants, Jean-Didier Berger, maire de Clamart pendant dix ans, avait rejoint l’Assemblée à l’été 2024 après la dissolution, se faisant élire dans les Hauts-de-Seine. A l’Assemblée, il faisait partie des députés du groupe LR en pointe sur le projet de budget de l’Etat.

Il avait également déposé des propositions de loi aux accents régaliens : pour autoriser le traitement algorithmique des images de vidéoprotection dans les transports en commun, ou pour interdire les signes religieux ostentatoires aux mineurs qui participent à des activités d’une association subventionnée.

Camille Galliard-Minier, élue de l'Isère, est avocate de formation et l'ancienne suppléante d'Olivier Véran qu'elle a remplacé au Parlement entre 2020 et 2022 lorsque celui-ci était ministre de la Santé.

Le gouvernement compte désormais 36 membres.