Transfert record de Neymar au PSG: La justice s'interroge sur un possible avantage fiscal

La justice se demande si l'ex-vice-président macroniste de l'Assemblée nationale Hugues Renson a tenté d'obtenir du gouvernement des "avantages fiscaux" pour le PSG (Photo, AFP).
La justice se demande si l'ex-vice-président macroniste de l'Assemblée nationale Hugues Renson a tenté d'obtenir du gouvernement des "avantages fiscaux" pour le PSG (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 03 janvier 2024

Transfert record de Neymar au PSG: La justice s'interroge sur un possible avantage fiscal

  • Ces soupçons, sur lesquels l'enquête débute à peine, s'inscrivent dans une instruction menée depuis septembre 2022
  • Mis en examen pour une kyrielle d'infractions, M. Ribes est suspecté d'avoir utilisé ses fonctions pour obtenir des renseignements sensibles pour le PSG

PARIS: La justice se demande si l'ex-vice-président macroniste de l'Assemblée nationale Hugues Renson a tenté d'obtenir du gouvernement des "avantages fiscaux" pour le PSG lors du transfert de l'attaquant brésilien Neymar depuis Barcelone en 2017, le plus cher de l'histoire.

Ces soupçons, sur lesquels l'enquête débute à peine, s'inscrivent dans une instruction menée depuis septembre 2022 par des magistrats instructeurs autour des opérations d'influence attribuées à l'ex-directeur de communication du club, Jean-Martial Ribes, 57 ans.

Mis en examen le 1er décembre pour une kyrielle d'infractions, M. Ribes est suspecté d'avoir utilisé ses fonctions pour obtenir des renseignements sensibles pour le club aussi bien que des avantages personnels pour sa famille, le tout en échange de contreparties telles que des goodies et des places pour des matches du PSG.

Dans un nouveau rapport d'enquête transmis le 21 novembre au magistrat instructeur, révélé mardi par Libération et consulté mercredi par l'AFP, l'IGPN s'interroge sur un possible "trafic d'influence" impliquant M. Renson.

D'après ce rapport portant sur dix ans de messages avec lui retrouvés dans le téléphone de M. Ribes, l'ex-"dircom" a "sollicité(...) sans équivoque (...) des services" de celui qui a été conseiller de Jacques Chirac à l'Elysée.

En retour, celui qui travaille désormais pour EDF a postulé au PSG "à plusieurs reprises", et "bénéficié de nombreuses places à des matches" du club ou d'autres avantages, y compris entre 2017 et 2022 pendant sa députation.

Moment-clé fin juillet 2017, la négociation autour de l'arrivée au PSG de la superstar brésilienne du foot Neymar après le paiement au FC Barcelone de la clause libératoire à 222 millions d'euros.

«Rien de mal»

M. Renson s'engage alors, d'après le rapport, dans des échanges intenses avec M. Ribes mais aussi Nasser Al-Khelaïfi, le patron qatari du PSG.

L'ex-vice-président de l'Assemblée nationale affirme le 24 juillet relayer auprès de Gérald Darmanin, alors ministre des Comptes publics, un "sujet PSG" qui semble être la fiscalisation du transfert, un enjeu lourd de millions d'euros.

M. Renson rassure ses interlocuteurs: M. Darmanin "y travaille".

Le lendemain, il semble interférer pour que le PSG soit présent à une réunion ad hoc du ministère, puis le surlendemain, il écrit encore au dircom: Gérald Darmanin "considère que c'est bon (...). Ce qui compte, c'est que les documents que nous avions évoqués soient produits. Ils protègeront".

A l'époque, le ministre s'était publiquement "réjoui des impôts que Neymar (allait) pouvoir payer en France", et avait garanti que ses services allaient analyser de près le montage financier du transfert.

Le 3 août, le deal historique à 222 millions d'euros est conclu et annoncé.

Le lendemain, d'après le rapport, "M. Renson remercie M. Ribes" qui aurait permis à ses deux fils d'accompagner les joueurs du PSG au Parc lors de leur entrée sur le terrain pour la reprise de la Ligue 1.

L'enquête sur les conditions de fiscalisation de cette clause libératoire géante et sur l'intervention éventuelle de M. Renson commence. "On ne sait pas ce qui a été fait in fine" fiscalement, relève une source proche du dossier.

Selon une source proche des négociations, il n'y a "rien de mal à ce qu'une entreprise s'adresse à un gouvernement pour discuter du traitement fiscal d'une transaction importante".

Sollicités mercredi, ni M. Renson, ni le PSG, ni le cabinet de M. Darmanin ni celui de l'actuel ministre des Comptes publics, Thomas Cazenave, n'ont réagi.

D'après le rapport, une collaboratrice de la cellule sport de l'Elysée, Charlotte Casasoprana, a également obtenu des avantages du PSG tout en facilitant des démarches administratives pour la famille de M. Ribes.

"Ma cliente se refuse, en l'état, à un quelconque commentaire, ignorant tout de ce dossier et des faits qui la concerneraient", a indiqué son avocat, Me Pascal Garbarini.

A ce jour, quatre personnes outre M. Ribes sont mises en cause par la justice: trois anciens policiers et un lobbyiste, Tayeb Benabderrahmane.

 


Liban: Macron condamne une "attaque inacceptable" contre une position de l'ONU

Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron condamne une attaque contre une position de la Finul au sud du Liban et réaffirme le rôle stabilisateur de la force onusienne
  • Il exprime le soutien de la France à la souveraineté et à la sécurité de la Syrie, du Liban et de l’Irak, tout en appelant à éviter que le conflit régional ne s’étende

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a condamné vendredi une "attaque inacceptable" contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays, après s'être entretenu avec ses homologues libanais Joseph Aoun et syrien Ahmad Al-Chareh.

"La France œuvre avec ses partenaires à éviter que le conflit ne se propage davantage dans la région", a affirmé sur le réseau social X le chef de l'Etat, soulignant le "rôle clé de stabilisation au sud du Liban" joué par la Finul.

Emmanuel Macron a assuré que son pays resterait "engagé" dans cette force qui compte quelque 700 Français et assuré que "la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie et du Liban, comme de chaque pays dans la région, devait être respectée".

Une position de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a été ciblée vendredi dans le sud du pays, faisant des blessés parmi les Casques bleus ghanéens, selon l'Agence nationale d'information (Ani) libanaise, alors que la guerre déclenchée le week-end dernier par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran s'est étendue au Liban.

Israël a répliqué à des tirs du Hezbollah pro-iranien par des bombardements au Liban, notamment dans son fief de la partie sud de Beyrouth.

Le chef de l'Etat français a discuté auparavant avec le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani, à qui il a exprimé la "pleine solidarité" de la France, après l'attaque par des drones de l'aéroport de Bassora et de deux installations pétrolières dans le sud de l'Irak.

"J'ai renouvelé mon appui à son action résolue pour que l'Irak ne soit pas entraîné dans le conflit", a-t-il ajouté, estimant que la stabilité de ce pays "est essentielle pour toute la région".

"La France soutient le plein respect de la souveraineté, de la sécurité, et de l’intégrité territoriale de l’Irak", a-t-il également assuré.

Le gouvernement irakien et le gouvernement de la région autonome du Kurdistan ont affirmé que l'Irak ne devait pas servir de base pour lancer des attaques contre des pays voisins, alors que des informations font état de la possibilité que des combattants kurdes traversent la frontière avec l'Iran.

L'Iran a menacé, pour sa part, de prendre pour cible "toutes les installations" de la région du Kurdistan en Irak si des combattants kurdes parvenaient à entrer sur le territoire de la République islamique.


Guerre au Moyen-Orient : le porte-avions français Charles de Gaulle est arrivé en Méditerranée

Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
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  • Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive"
  • Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases"

TARIFA: Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le bâtiment, qui a encore plusieurs jours de trajet devant lui avant d'être sur zone, était déployé dans le nord de l'Europe dans le cadre d'une mission de l'Otan quand le président français Emmanuel Macron a annoncé son envoi au Moyen-Orient.

Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive".

Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région".

La France est notamment liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Emirats.

 


La France "ne fait pas la guerre" au Moyen-Orient, assure le président Macron

Un écran diffusant l’allocution du président français, le président Emmanuel Macron, sur la guerre en Iran et ses répercussions au Moyen-Orient, depuis le palais de l’Élysée à Paris, le 3 mars 2026. (AFP)
Un écran diffusant l’allocution du président français, le président Emmanuel Macron, sur la guerre en Iran et ses répercussions au Moyen-Orient, depuis le palais de l’Élysée à Paris, le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président Emmanuel Macron affirme que la France ne participe pas à la guerre au Moyen-Orient et n’a pas l’intention de s’y engager militairement
  • Paris renforce toutefois sa présence militaire pour protéger ses ressortissants, ses alliés et sécuriser les voies maritimes, tout en cherchant à jouer un rôle de médiateur entre Israël, les États-Unis et le Liban

PARIS: "On n'est pas au combat": le président français Emmanuel Macron a assuré jeudi soir sur Instagram que la France ne faisait "pas la guerre" au Moyen-Orient et qu'elle n'allait pas s'y "engager".

"Je comprends très bien et j'entends votre inquiétude mais je voulais être très clair", a-t-il dit en réponse à une internaute qui s'inquiétait des répercussions de l'offensive israélo-américaine en Iran.

"La France ne fait pas partie de cette guerre. Nous on n'est pas au combat et on ne va pas s’engager dans cette guerre", a déclaré le chef de l'Etat.

"La France ne fait pas la guerre dans cette région. Elle protège les Françaises et les Français, les alliés et elle est aux côtés du Liban", a-t-il ajouté.

La France, ex-puissance mandataire au Liban, garde un attachement fort avec ce pays, où elle dispose encore de leviers d'action et ambitionne de continuer à jouer un rôle. Le Liban constitue de fait un de ses derniers relais d'influence historiques dans la région.

Le pays a envoyé des renforts militaires au Proche et Moyen-Orient - dont le porte-avions Charles de Gaulle - pour protéger ses ressortissants, ses alliés touchés en représailles par l'Iran, les aider "à intercepter les drones, les missiles", a expliqué Emmanuel Macron.

"De manière tout à fait pacifique on est en train de se mobiliser pour essayer de sécuriser le trafic maritime", a-t-il poursuivi.

Le président a annoncé mardi qu'il cherchait à bâtir une coalition afin de sécuriser les "voies maritimes essentielles à l'économie mondiale" dans la région.

"On essaiera d'être les plus raisonnables et les plus pacifiques possible parce que c’est le rôle de la France", a-t-il ajouté.

Comme lors de la dernière campagne de frappes israéliennes visant à détruire les capacités du Hezbollah en 2024, Emmanuel Macron tente de nouveau de faire office de médiateur entre Israël, les Etats-Unis et le Liban.

Après des échanges mercredi avec Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, puis de nouveau jeudi avec les principaux acteurs libanais, il a annoncé vouloir "établir un plan en vue de mettre un terme aux opérations militaires" du Hezbollah et Israël.