Le chef du Hezbollah met en garde Israël contre une guerre avec le Liban

Le chef du Hezbollah libanais Hasan Nasrallah pour marquer l'anniversaire de l'assassinat du haut commandant iranien assassiné Qasem Soleimani, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 3 janvier 2024 (Photo, AFP).
Le chef du Hezbollah libanais Hasan Nasrallah pour marquer l'anniversaire de l'assassinat du haut commandant iranien assassiné Qasem Soleimani, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 3 janvier 2024 (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 03 janvier 2024

Le chef du Hezbollah met en garde Israël contre une guerre avec le Liban

  • «Si l'ennemi envisage de mener une guerre au Liban, nous combattrons sans retenue, sans règles, sans limites et sans restrictions» a déclaré Nasrallah
  • Le discours du chef du Hezbollah est intervenu au lendemain de la première frappe sur les abords de Beyrouth, attribuée à Israël

BEYROUTH: Le chef du puissant Hezbollah pro-iranien a mis en garde mercredi soir Israël contre le déclenchement d'une guerre au Liban, assurant que sa formation se battrait "sans limites", au lendemain de l'élimination du numéro deux du Hamas palestinien près de Beyrouth.

"Pour le moment, nous combattons sur le front de façon calculée (...) mais si l'ennemi pense lancer une guerre contre le Liban, nous combattrons sans limites, sans restrictions, sans frontières (...)", a assuré Hassan Nasrallah dans un discours retransmis en direct à la télévision.

"Nous ne craignons pas la guerre", a-t-il martelé.

Le discours du chef du Hezbollah est intervenu au lendemain de la première frappe sur les abords de Beyrouth, attribuée à Israël, depuis le début de la guerre à Gaza il y a près de trois mois.

"Si l'ennemi envisage de mener une guerre au Liban, nous combattrons sans retenue, sans règles, sans limites et sans restrictions", a déclaré Nasrallah dans un discours télévisé.
"Nous n'avons pas peur de la guerre", a-t-il déclaré, ajoutant que "pour l'instant, nous combattons en première ligne selon des calculs minutieux".

Le numéro deux du Hamas, Saleh al-Arouri, et six autres responsables et cadres de la formation palestinienne alliée au Hezbollah ont été tués dans cette frappe qui a ciblé un bureau du Hamas dans la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah.

Hassan Nasrallah a affirmé que l'élimination du responsable du Hamas était "un crime dangereux à double titre" en raison de "l'assassinat" de Arouri et du fait que "la banlieue a été visée ainsi, pour la première fois depuis 2006", lors de la guerre entre Israël et le Hezbollah.

Il a assuré que le meurtre "ne resterait pas impuni", reprenant les termes d'un communiqué du Hezbollah publié après l'attaque mardi soir, sans autre précision.

Saleh al-Arouri doit être inhumé jeudi dans le camp de réfugiés palestiniens de Chatila à Beyrouth.

«Israël affaibli»

L'armée israélienne n'a pas revendiqué la frappe mais a affirmé mercredi se préparer à "tout scénario".

Un haut responsable de sécurité libanais a déclaré à l'AFP que le numéro deux du Hamas palestinien avait été ciblé par des "missiles guidés" tirés depuis un avion de chasse israélien.

Depuis le 8 octobre, au lendemain du début de la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza, le Hezbollah lance des attaques quotidiennes contre Israël depuis le sud du Liban, mais cible notamment des positions militaires proches de la frontière.

Mercredi, il a revendiqué une série d'attaques contre des positions israéliennes et des rassemblements de militaires près de la frontière, et annoncé avoir perdu cinq nouveaux combattants.

Depuis le début des violences transfrontalières, 171 personnes ont été tuées au Liban, dont 125 combattants du Hezbollah mais aussi plus de 20 civils parmi lesquels trois journalistes, selon un décompte de l'AFP.

Dans le nord d'Israël, neuf soldats et cinq civils ont été tués, selon les autorités.


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
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  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com