Liban: Le discours de Nasrallah fait craindre un vide du pouvoir

Plusieurs députés se sont réunis dans le but de désigner une alternative crédible au président Michel Aoun (Photo, AFP).
Plusieurs députés se sont réunis dans le but de désigner une alternative crédible au président Michel Aoun (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 10 août 2022

Liban: Le discours de Nasrallah fait craindre un vide du pouvoir

  • Le secrétaire général du Hezbollah a évoqué la possibilité de former un gouvernement sans passer par une élection présidentielle en septembre
  • Le bloc Forces du changement se réunit au Parlement afin de s'opposer au Hezbollah

BEYROUTH: L’élection présidentielle prévue en septembre au Liban pourrait être occultée : c’est ce qu’a affirmé à demi-mot le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, ce mardi. Il a appelé les responsables libanais à «former un gouvernement qui jouit de ses pleins pouvoirs pour assumer ses responsabilités, qu'un nouveau président soit élu ou non».

C'était la première fois que Nasrallah évoquait publiquement la possibilité de ne pas organiser l'élection présidentielle, faisant craindre un vide politique dans le pays en crise. Une situation qui rappelle les deux ans qui avaient précédé l'élection du président Michel Aoun en 2016.

Le 23 juin, le Premier ministre Najib Mikati a été chargé de former un nouveau Conseil des ministres, qu'il a présenté à Aoun après les élections législatives de mai dernier. Une composition qui a déplu au chef de l’Etat, créant des tensions entre les deux hommes. Depuis, la question de la formation d’un nouveau gouvernement est au point mort.

Le président du Parlement Nabih Berri a estimé qu’il faudrait «un miracle» pour sortir de cette impasse.

En l’état, le Parlement deviendra le 1er septembre l'organe électif de la fonction présidentielle, et plusieurs tours de scrutin se tiendront pour désigner un nouveau chef d'État.

«Chaque parti a le droit d'exprimer son opinion sur la prochaine phase politique de la manière qu’il juge convenable» a réagi à Arab News Ali Darwich, membre du Parlement libanais. «Un gouvernement jouissant de ses pleins pouvoirs est certainement préférable. Nous voulons que cette élection ait lieu, pour élire un nouveau Parlement et charger le Premier ministre de former un nouveau gouvernement – dans les délais prévus», a-t-il souligné.

Lundi, une réunion s’est tenue entre 16 députés du bloc Forces du changement, rejoints par plusieurs autres élus indépendants et de l'opposition.

Objectif officiel de la réunion : «tenir des discussions afin de convenir d'un programme législatif et de coordonner les tâches futures, telles que l'approbation du budget général, le plan de réforme financière et les législations nécessaires au pays».

Pour certains observateurs politiques la réunion était surtout une première tentative d’identifier un candidat pour remplacer Aoun.

Si ces députés étaient en mesure d'attirer d'autres collègues modérés, ils pourraient former une force considérable au Parlement s'opposant au Hezbollah et à ses alliés, empêchant potentiellement un candidat affilié à l’organisation d'être élu président.

«Ce qui s'est passé au Parlement lundi dernier sert le jeu démocratique et l'intérêt du pays, et nous l'approuvons. Nous ne sommes pas favorables à la diversité conflictuelle parce que nous sommes dans une phase cruciale de la crise économique à laquelle nous sommes confrontés et nous avons besoin de la solidarité de tous», a poursuivi Ali Darwich.

«Des dossiers complexes attendent le prochain président, tels que les négociations avec le FMI, l'approbation d'un plan de relance économique, la restructuration du secteur public et la démarcation de la frontière maritime, qui nécessitent toutes un gouvernement stable», a-t-il ajouté.

Pour le député des Forces libanaises Fadi Karam, «par son discours, Nasrallah insiste sur le fait de maintenir l'État dans l'incapacité et la paralysie, afin que le Hezbollah puisse imposer ses conditions à tout le monde.»

La réunion représente pour Karam «un événement positif et une tentative d'unifier l'opposition face au Hezbollah».

Le député Hadi Abou al-Hassan, du Parti socialiste progressiste, conclut : «En tant que Libanais patriote, je ne peux pas lier le sort d'un pays à celui de l'Iran, mais tout le monde sait que le Liban n'est pas indépendant dans ses décisions.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les autorités saoudiennes saluent le succès du plan opérationnel durant le Ramadan

Des fidèles musulmans se rassemblent autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, dans l’enceinte de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque. (AFP)
Des fidèles musulmans se rassemblent autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, dans l’enceinte de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque. (AFP)
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  • L’autorité souligne que ce succès repose sur un système opérationnel intégré fondé sur une planification proactive, une coordination entre les services, la sécurité, les opérations et la santé, ainsi qu’une exécution efficace sur le terrain

LA MECQUE : L’Autorité générale pour la gestion des Deux Saintes Mosquées a salué le succès de son plan opérationnel pour le Ramadan, mettant en avant la capacité du Royaume à gérer l’une des opérations de foule les plus vastes et complexes au monde.

Des millions de pèlerins ont visité les deux saintes mosquées durant le Ramadan, bénéficiant d’un flux de fidèles et de services fluide et minutieusement organisé, reflétant l’engagement du Royaume à leur service.

L’autorité a souligné que ce succès est le fruit d’un système opérationnel intégré reposant sur une planification proactive, une coordination entre les entités de service, de sécurité, opérationnelles et sanitaires, ainsi qu’une exécution efficace sur le terrain.

Cette approche a permis une gestion très efficace des foules et la fourniture de services de haute qualité, améliorant l’expérience spirituelle des fidèles et des visiteurs.

Au cours des dix derniers jours du mois sacré, plus de 18 000 agents et près de 6 000 véhicules ont été mobilisés, alors que les fidèles entamaient l’itikaf dans les deux saintes mosquées.

Durant cette période, divers services leur ont été fournis, notamment orientation, soins de santé, traduction, hospitalité et fournitures essentielles, afin de garantir une expérience confortable et spirituellement enrichissante. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: l'armée israélienne dit frapper le Hezbollah à Beyrouth

Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
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  • L’armée israélienne a lancé des frappes à Beyrouth contre le Hezbollah après avoir appelé à l’évacuation de quartiers du sud, bastion du mouvement
  • Le conflit s’intensifie au Liban (plus de 1 000 morts et 1 million de déplacés), tandis que des appels à des négociations directes avec Israël émergent malgré la poursuite des combats

Jérusalem: L'armée israélienne a annoncé avoir lancé samedi matin des frappes sur Beyrouth visant le mouvement Hezbollah, soutenu par l'Iran, après avoir ordonné aux habitants de plusieurs quartiers de la banlieue sud d'évacuer.

Les forces armées israéliennes "frappent actuellement des cibles de l'organisation terroriste Hezbollah à Beyrouth", ont-elles indiqué dans un bref communiqué.

Auparavant, un porte-parole de l'armée avait enjoint les habitants de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, à évacuer avant le lancement de frappes.

Le Liban a été entraîné dans le conflit régional début mars après des frappes sur Israël du mouvement pro-iranien Hezbollah en réprésailles à la mort du guide suprême Ali Khamenei tué au premier jour de l'offensive américano-israélienne le 28 février

Dans le sud du Liban, zone principale des affrontements entre Israël et le Hezbollah, au moins une personne a été tuée et deux autres blessées samedi à l'aube dans une "lourde frappe" israélienne contre une maison dans le district de Bint Jbeil, a annoncé l'Agence nationale d'information libanaise (ANI, officielle).

L'agence nationale a également fait état de nouvelles frappes sur la ville côtière de Tyr, dans le sud du pays, et sur la ville de Naqoura, à proximité de la frontière avec Israël.

Le Hezbollah a affirmé que ses combattants ont ciblé des troupes israéliennes dans six villages du sud du Liban et lancé des roquettes au-delà de la frontière. L'armée israélienne a indiqué que les sirènes aériennes ont été activées.

Selon le ministère libanais de la Santé, le conflit a tué plus de 1.000 personnes au Liban et déplacé plus d'un million de personnes.

L'ambassadeur des Etats-Unis au Liban, Michel Issa, a salué vendredi la proposition du président libanais Joseph Aoun d'entamer des négociations directes avec Israël pour mettre fin à la guerre avec le Hezbollah "car aucun accord ne peut être trouvé sans dialogue", a-t-il déclaré à des médias libanais, à l'issue d'une rencontre avec le patriarche maronite Béchara al-Raï à Beyrouth.

Mais ne croyant pas "qu'Israël ait décidé de mettre fin" aux combats, il a ajouté que "le Liban doit décider s'il doit rencontrer les Israéliens dans ces circonstances".


Incendie dans une raffinerie du Koweït après des attaques de drones

 Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
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  • "La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités"
  • En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe

DUBAI: Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne.

"La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités", selon l'agence, après une attaque la veille sur cette infrastructure qui avait déjà provoqué un incendie.

En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe.

L'attaque de vendredi sur la raffinerie Mina Al-Ahmadi n'a pas fait de victime mais a entraîné la fermeture de plusieurs unités du site, tandis que les pompiers tentent de contenir l'incendie, selon l'agence officielle koweïtienne.

Dans les autres pays du Golfe, les Emirats arabes unis ont dit vendredi répondre à des attaques de missiles et de drones, et le Bahreïn avoir maîtrisé l'incendie d'un entrepôt causé par des éclats provenant d'une "agression iranienne".

En Arabie saoudite, le ministre de la Défense saoudien a dit qu'en l'espace de deux heures, plus d'une douzaine de drones ont été "interceptés et détruits" dans l'est du pays et un autre dans le nord.