Guerre au Soudan: Le général Daglo en visite à Pretoria

Le général Mohamed Hamdane Daglo, commandant des forces paramilitaires en guerre contre l'armée au Soudan, s'est rendu à Pretoria où il a rencontré jeudi le président Cyril Ramaphosa (Photo, AFP).
Le général Mohamed Hamdane Daglo, commandant des forces paramilitaires en guerre contre l'armée au Soudan, s'est rendu à Pretoria où il a rencontré jeudi le président Cyril Ramaphosa (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 05 janvier 2024

Guerre au Soudan: Le général Daglo en visite à Pretoria

  • «J'ai eu des discussions fructueuses avec le président sud-africain sur les développements au Soudan et la guerre en cours», a posté M. Daglo sur X
  • Le général Daglo s'est rendu depuis fin décembre au Kenya, en Ouganda, en Ethiopie et à Djibouti

JOHANNESBURG: Le général Mohamed Hamdane Daglo, commandant des forces paramilitaires en guerre contre l'armée au Soudan, s'est rendu à Pretoria où il a rencontré jeudi le président Cyril Ramaphosa, a-t-il annoncé sur les réseaux sociaux, après une tournée en Afrique de l'Est.

"J'ai eu des discussions fructueuses avec le président sud-africain @CyrilRamaphosa sur les développements au Soudan et la guerre en cours", a posté M. Daglo sur X. "J'ai expliqué les causes du déclenchement du conflit" et assuré de "notre volonté de mettre fin à la guerre", a-t-il poursuivi.

Le général Daglo s'est rendu depuis fin décembre au Kenya, en Ouganda, en Ethiopie et à Djibouti, ses premiers déplacements officiels à l'étranger depuis le début du conflit au Soudan mi-avril.

Ces efforts diplomatiques pour des négociations de paix interviennent alors que l'Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad) - organisation est-africaine composée de huit Etats membres - tente d'amener à la table des négociations le général Daglo, également connu sous le nom de "Hemedti", et le chef de l'armée soudanaise, le général Abdel Fattah al-Burhane.

Lors de sa rencontre avec M. Daglo, "le président Ramaphosa a exprimé le soutien de l'Afrique du Sud au dialogue imminent entre le général Daglo et le général al-Burhane", appelant à "un cessez-le-feu immédiat" et "une cessation permanente des hostilités", a souligné la présidence sud-africaine dans un communiqué.

Les deux généraux soudanais ne se sont jamais rencontrés depuis le début de la guerre qui a plongé le Soudan dans le chaos et l'urgence humanitaire, faisant 12.000 morts, selon une estimation prudente de l'ONG ACLED, et plus de sept millions de déplacés, selon l'ONU.

Le gouvernement rappelle son ambassadeur au Kenya après la visite du général Daglo

Le gouvernement soudanais a rappelé son ambassadeur à Nairobi jeudi, après que le président kenyan William Ruto a reçu le général Mohamed Hamdane Daglo, commandant des forces paramilitaires en guerre contre l'armée au Soudan.

L'ambassadeur est rappelé "pour des consultations en signe de protestation contre la réception officielle organisée par le gouvernement kenyan pour le chef de la milice rebelle", a déclaré le ministre soudanais des Affaires étrangères par intérim, Ali al-Sadiq, dans un communiqué publié par l'agence de presse officielle Suna.

«Négociations»

Au cours de ses déplacements, le général Daglo a multiplié les signes d'ouverture, répétant sa volonté de "s'engager dans des négociations" et "mettre fin rapidement" à la guerre.

De précédentes tentatives de médiation n'ont jusqu'à présent abouti qu'à de brèves trêves, systématiquement non respectées.

Les Etats-Unis ont de leur côté appelé jeudi "tout dirigeant étranger qui s'engage dans un échange" avec des représentants de l'armée ou des forces paramilitaires soudanaises à tenir un discours "clair".

Ils doivent "envoyer un message très clair indiquant qu'il n'y a pas de solution militaire acceptable au conflit au Soudan, que nous voulons voir les deux parties revenir à la table des négociations, que nous voulons voir un cessez-le-feu réellement respecté", a déclaré à la presse le porte-parole du département d'Etat, Matthew Miller.

Ces dernières semaines, le conflit au Soudan s'est étendu à l'Etat d'Al-Jazira (centre-est) jusqu'ici épargné et qui était devenu un refuge pour un demi-million de personnes.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.

 


Un accord de sécurité avec Israël doit précéder toute rencontre avec Netanyahu déclare Joseph Aoun

Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
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  • L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu
  • Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir.

M. Aoun a réitéré que "le moment n'était pas approprié pour une réunion" avec le dirigeant israélien, selon un comuniqué de la présidence.

"Il faut parvenir d'abord à un accord de sécurité" et obtenir "l'arrêt des agressions israéliennes" contre le Liban, a-t-il ajouté.

Il a cependant assuré que la décision d'engager des négociations avec Israël, rejetée par le Hezbollah, était "sans retour", répétant que le processus visait à obtenir "le retrait israélien des territoires libanaise occupés et le retour des prisonniers" libanais.

Une troisième session de "discussions préliminaires" en vue de ces négociations est attendue "ces prochains jours", a indiqué le communiqué de la présidence.

L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le mouvement Hezbollah pro-iranien.

Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné.

Les ambassadeurs d'Israël et du Liban aux Etats-Unis se sont rencontrés à deux reprises à Washington au cours des dernières semaines, pour la première fois depuis des décennies, en vue de l'ouverture de négociations directes entre les deux pays, en état de guerre depuis 1948.

Le chef du Hezbollah Naïm Qassem a répété lundi son opposition à des négociations directes avec Israël, estimant qu'elles seraient "une concession gratuite, sans résultat".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en lançant une attaque contre Israël, qui poursuit ses frappes sur le pays malgré la trêve.

Cette guerre dévastatrice a fait près de 2.700 morts et plus d'un million de déplacés.