Maroc: Manifestation de milliers d'enseignants à Rabat

Des enseignants des écoles publiques marocaines participent à une manifestation dans la capitale Rabat, le 20 février 2019 (Photo, AFP).
Des enseignants des écoles publiques marocaines participent à une manifestation dans la capitale Rabat, le 20 février 2019 (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 05 janvier 2024

Maroc: Manifestation de milliers d'enseignants à Rabat

  • Des milliers d'enseignants ont manifesté jeudi à Rabat pour réclamer notamment une réforme «équitable» de leur statut dans le secteur de l'éducation
  • «Dans l'unité et la solidarité, nous allons avoir gain de cause», ont scandé les manifestants en défilant de la principale artère du centre de la capitale jusqu'au siège du ministère de l’Éducation

RABAT: Des milliers d'enseignants ont manifesté jeudi à Rabat pour réclamer notamment une réforme "équitable" de leur statut dans le secteur de l'éducation, perturbé depuis trois mois par des grèves, a constaté un collaborateur de l'AFP.

"Dans l'unité et la solidarité, nous allons avoir gain de cause", ont scandé les manifestants en défilant de la principale artère du centre de la capitale jusqu'au siège du ministère de l’Éducation nationale.

Selon des chiffres du ministère, 50.000 enseignants sur 280.000 ont observé une grève de deux jours mercredi et jeudi, rejetant un accord trouvé entre le gouvernement et les principales centrales syndicales du secteur autour du statut des enseignants, à l'origine de la crise en octobre.

L'exécutif s'est engagé fin décembre à accorder "la qualité de fonctionnaire public à l'ensemble des travailleurs du secteur de l'éducation", répondant donc à la revendication phare de 140.000 enseignants dits contractuels du secteur public recrutés depuis 2016, selon un communiqué officiel.

Le gouvernement a également annoncé une augmentation de 1.500 dirhams (près de 140 euros) pour tous les enseignants dont le salaire moyen est de 5.000 dirhams (environ 463 euros).

Mais la Coordination nationale du secteur de l'éducation, un regroupement informel de plusieurs groupes catégoriels, a rejeté l'accord.

«Réforme équitable»

"Le gouvernement cherche seulement à absorber la colère des enseignants. Nous n'adhérons pas à cet accord car il a été signé par des syndicats qui ne nous représentent pas", a expliqué à l'AFP Rabie El Gourii, membre de la Coordination.

Les grèves perturbent depuis octobre la scolarité des 7 millions d'élèves du secteur public, soit 87% des apprenants marocains, selon les chiffres du ministère de l'Education.

"On veut une réforme équitable pour les enseignants", a poursuivi M. El Gourii.

Un mouvement de grève similaire avait été enclenché en 2019 par les enseignants dits contractuels (recrutés à travers des contrats avec les Académies régionales) qui revendiquaient le statut de fonctionnaire public.

L'enseignement public marocain fait souvent l'objet de critiques entre un niveau des élèves jugé faible, un taux élevé d'abandon scolaire, des classes surchargées, et aussi une privatisation constante du secteur.


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.