La Corée du Nord a fourni des missiles à la Russie pour attaquer l'Ukraine, selon la Maison Blanche

Cette photo non datée publiée par l'agence de presse centrale coréenne (KCNA) officielle de la Corée du Nord le 19 décembre 2023 montre un missile balistique intercontinental (ICBM) de type «Hwasongpho-18» sur un lanceur mobile dans un endroit non divulgué en Corée du Nord. La Russie aurait commencé à utiliser des missiles nord-coréens dans sa guerre contre l'Ukraine (Photo, KCNA VIA KNS / AFP).
Cette photo non datée publiée par l'agence de presse centrale coréenne (KCNA) officielle de la Corée du Nord le 19 décembre 2023 montre un missile balistique intercontinental (ICBM) de type «Hwasongpho-18» sur un lanceur mobile dans un endroit non divulgué en Corée du Nord. La Russie aurait commencé à utiliser des missiles nord-coréens dans sa guerre contre l'Ukraine (Photo, KCNA VIA KNS / AFP).
Short Url
Publié le Vendredi 05 janvier 2024

La Corée du Nord a fourni des missiles à la Russie pour attaquer l'Ukraine, selon la Maison Blanche

  • «Nos informations indiquent que la Corée du Nord a récemment fourni à la Russie des systèmes de lancement de missiles balistiques et plusieurs missiles balistiques», a affirmé le porte-parole du Conseil de sécurité nationale américain
  • Ce transfert d'armement souligne, selon le porte-parole, le besoin pour le Congrès américain d'approuver un nouveau paquet d'aide militaire à l'Ukraine

WASHINGTON: Des missiles fournis par la Corée du Nord à la Russie ont été utilisés lors des attaques d'envergure des derniers jours sur l'Ukraine, a avancé jeudi la Maison Blanche, qui a dénoncé une "escalade conséquente et inquiétante" du soutien de Pyongyang à Moscou.

"Nos informations indiquent que la Corée du Nord a récemment fourni à la Russie des systèmes de lancement de missiles balistiques et plusieurs missiles balistiques", a affirmé le porte-parole du Conseil de sécurité nationale américain, John Kirby.

Ce transfert d'armement souligne, selon le porte-parole, le besoin pour le Congrès américain d'approuver un nouveau paquet d'aide militaire à l'Ukraine.

Le président américain Joe Biden avait exhorté vendredi le Congrès à "agir sans plus attendre" après les "bombardements massifs" en Ukraine, les négociations patinant toujours sur la validation d'une gigantesque enveloppe d'aide à Kiev.

Les défenses anti-aériennes de l'Ukraine, cible d'un barrage de frappes par la Russie ces derniers jours, demeurent "absolument" une priorité, a déclaré jeudi John Kirby.

Les forces russes ont lancé au moins un des missiles fournis par Pyongyang le 30 décembre et ce missile s'est ensuite écrasé dans un champ de la région de Zaporijjia, dans le sud de l'Ukraine, a-t-il précisé.

Plusieurs missiles ont ensuite été lancés par la Russie vers l'Ukraine le 2 janvier, dans le cadre d'une attaque aérienne massive, a ajouté le porte-parole.

Violation des sanctions

Les Etats-Unis et leurs alliés vont désormais porter la question devant le Conseil de sécurité de l'ONU, ce transfert de missiles représentant une violation des sanctions de l'ONU envers la Corée du Nord, a déclaré John Kirby.

En octobre, les Etats-Unis avaient affirmé que plus de 1.000 conteneurs d'équipements militaires et de munitions avaient été livrés à la Russie par la Corée du Nord les semaines précédentes.

Séoul avait également estimé que la Corée du Nord avait fourni à la Russie plus d'un million d'obus d'artillerie destinés à sa guerre en Ukraine, recevant en échange des conseils techniques pour ses satellites.

En échange de ces transferts d'armement, Pyongyang cherche à se procurer des équipements militaires russes et des "technologies sophistiquées", avait déclaré à la presse John Kirby.

La Russie et la Corée du Nord, alliées historiques, sont toutes deux soumises à des sanctions internationales – la première pour son invasion de l'Ukraine et la seconde pour ses programmes interdits d'armes nucléaires et de missiles.

Leur coopération militaire croissante est source d'inquiétude pour l'Ukraine et ses alliés, en particulier après une rencontre du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un avec le président russe Vladimir Poutine en septembre dans l'Extrême-orient russe.

Selon John Kirby, la Russie compte en outre acheter des missiles à son allié iranien, a précisé le porte-parole.

"Nous imposerons des sanctions supplémentaires contre ceux oeuvrant à faciliter ces transferts d'armes entre la Russie et la Corée du Nord et entre la Russie et l'Iran", a-t-il ajouté.


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.

 


Trump affirme que le cessez-le-feu avec l'Iran est « terminé»

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
  • Donald Trump affirme que le dossier iranien est « terminé » pour lui, tout en laissant la porte ouverte à une reprise des négociations par ses émissaires
  • Les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de frappes, de représailles militaires et d'accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu

ANKARA: Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", ouvrant toutefois la porte à une reprise éventuelle des discussions.

"En ce qui me concerne, c'est terminé", a-t-il lancé au deuxième jour d'un sommet de l'Otan.

"C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions, après l'avoir consulté.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont "de bons négociateurs, ils veulent négocier", a-t-il ainsi affirmé, mais "ils doivent revenir vers moi".

Le président américain n'a pas eu de mots assez durs contre les dirigeants iraniens qu'il a qualifiés d'"ordures" avec qui il refusait désormais de discuter.

"Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il encore affirmé .

"Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté, aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, affirmant avoir pourtant obtenu un accord avec l'Iran.

"Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.


Les Etats-Unis réinstaurent leurs sanctions sur le pétrole iranien, dénoncent les actes de Téhéran dans le détroit d'Ormuz

Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit. (AFP)
Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit. (AFP)
  • Le ministère américain des Finances, qui gère les sanctions, venait de publier un document interdisant les "nouvelles transactions" d'hydrocarbures iraniens à compter du jour même
  • Il s'agit d'un brusque revirement: fin juin, Washington avait suspendu jusqu'au 21 août son embargo sur le pétrole iranien dans le cadre du protocole d'accord avec Téhéran visant à mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit.

"Les agissements de l'Iran dans le détroit sont totalement inacceptables aux yeux des Etats-Unis et ne resteront pas impunis", a commenté un responsable gouvernemental américain auprès de l'AFP, sous le couvert de l'anonymat.

Le ministère américain des Finances, qui gère les sanctions, venait de publier un document interdisant les "nouvelles transactions" d'hydrocarbures iraniens à compter du jour même.

Il s'agit d'un brusque revirement: fin juin, Washington avait suspendu jusqu'au 21 août son embargo sur le pétrole iranien dans le cadre du protocole d'accord avec Téhéran visant à mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient.

La guerre a été déclenchée fin février par des bombardements israélo-américains sur l'Iran. La République islamique avait riposté en frappant Israël et des intérêts américains dans les pays du Golfe, mais aussi en bloquant la navigation dans le très stratégique détroit d'Ormuz, ce qui a fait flamber les prix du pétrole, depuis retombés.

Le protocole d'accord prévoyait la reprise du trafic maritime dans le détroit, où plusieurs navires ont récemment subi des attaques.

Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé à Téhéran la responsabilité de deux d'entre elles.

Le document publié mardi par les autorités américaines permet aux transactions conclues après le 21 juin d'être finalisées. La date limite est le 17 juillet.