Violences à la frontière avec Israël: plus de 76 000 déplacés au Liban

Des gens marchent parmi les décombres de bâtiments détruits à la suite des frappes sur la ville de Naqura, dans le sud du Liban, près de la frontière avec le nord d'Israël, le 4 janvier 2024. (AFP)
Des gens marchent parmi les décombres de bâtiments détruits à la suite des frappes sur la ville de Naqura, dans le sud du Liban, près de la frontière avec le nord d'Israël, le 4 janvier 2024. (AFP)
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Publié le Vendredi 05 janvier 2024

Violences à la frontière avec Israël: plus de 76 000 déplacés au Liban

  • L'OIM indique que près de 81% des déplacés sont actuellement logés chez des proches. Seuls 2% sont hebergés dans 14 abris collectifs répartis dans le sud du pays
  • Le reste des déplacés ont loué des appartements ou se sont installés dans leur résidence secondaire, dans des régions plus éloignées de la frontière

BEYOURTH: Plus de 76 000 personnes ont été déplacées au Liban près de trois mois après le début des violences à la frontière avec Israël, selon de nouveaux chiffres publiés par une agence spécialisée des Nations unies.

Les échanges de tirs se poursuivaient vendredi entre le Hezbollah libanais, un allié du Hamas, et l'armée israélienne dans la zone frontalière, comme chaque jour depuis le déclenchement de la guerre le 7 octobre à Gaza.

Dans un rapport publié jeudi, l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) indique que l'escalade à la frontière israélo-libanaise a déplacé 76.018 personnes, principalement dans les zones frontalières d'Israël, dans le sud du Liban.

L'OIM indique que près de 81% des déplacés sont actuellement logés chez des proches. Seuls 2% sont hebergés dans 14 abris collectifs répartis dans le sud du pays, principalement dans la ville côtière de Tyr (sud) et dans la région de Hasbaya (sud-est), ajoute l'agence.

Le reste des déplacés ont loué des appartements ou se sont installés dans leur résidence secondaire, dans des régions plus éloignées de la frontière.

Les violences transfrontalières ont fait 175 morts au Liban, parmi lesquels 129 combattants du Hezbollah mais aussi plus de 20 civils incluant trois journalistes, selon un décompte de l'AFP.

Dans le nord d'Israël, neuf soldats et cinq civils ont été tués, selon les autorités.

Le Hezbollah, qui revendique quotidiennement des opérations contre des soldats israéliens le long de la frontière, dit intervenir en soutien au Hamas à Gaza.

Le parti islamiste chiite a prévenu que l'assassinat du numéro deux du Hamas, Saleh al-Arouri, tué mardi soir par une frappe attribuée à Israël dans son fief de la banlieue-sud de Beyrouth, "ne resterait pas impuni", faisant craindre le risque d'une nouvelle escalade.

Israël a juré de "détruire" le Hamas après l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien le 7 octobre sur son sol, qui a fait environ 1.140 morts en Israël.

La guerre qui dure à Gaza depuis cette attaque a coûté la vie à 22.438 personnes, majoritairement des femmes, des adolescents et des enfants, soit désormais près de 1% de la population du territoire, selon le dernier bilan du ministère de la Santé du Hamas jeudi.


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.