Comment l'Arabie saoudite devient une destination touristique de choix pour une escapade hivernale

La ville historique d'AlUla, dans le nord-ouest de l'Arabie saoudite, est devenue un lieu populaire pour les concerts et les expositions, notamment le festival Azimuth. (Photo, MDLBEAST)
La ville historique d'AlUla, dans le nord-ouest de l'Arabie saoudite, est devenue un lieu populaire pour les concerts et les expositions, notamment le festival Azimuth. (Photo, MDLBEAST)
Un ensemble musical international se produit lors du Festival international des arts de la montagne de Qeman à Abha. (Photo, Huda Bashatah/Arab News)
Un ensemble musical international se produit lors du Festival international des arts de la montagne de Qeman à Abha. (Photo, Huda Bashatah/Arab News)
L'E-Prix Ad Diriyah 2023 a vu 11 équipes et 22 pilotes s'élancer sur la grille de course pour la cinquième fois dans le Royaume depuis que le prince héritier Mohammed ben Salmane a inauguré l'événement en décembre 2018. (Photo, AN/ Abderrahmane Shalhoub)
L'E-Prix Ad Diriyah 2023 a vu 11 équipes et 22 pilotes s'élancer sur la grille de course pour la cinquième fois dans le Royaume depuis que le prince héritier Mohammed ben Salmane a inauguré l'événement en décembre 2018. (Photo, AN/ Abderrahmane Shalhoub)
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Publié le Samedi 06 janvier 2024

Comment l'Arabie saoudite devient une destination touristique de choix pour une escapade hivernale

  • Avec un programme chargé d'événements cette saison, l’Arabie saoudite de plus en plus un centre majeur de loisirs et de divertissement
  • De l'E-Prix d’Ad Diriyah à la Coupe Saoudienne en passant par les concerts d'AlUla et les nouvelles stations balnéaires de la mer Rouge, l'Arabie saoudite est l'endroit idéal pour passer l'hiver

RIYAD: Lorsque l'on pense aux destinations de vacances d'hiver, le Royaume d'Arabie saoudite est rarement le premier endroit qui vient à l'esprit. Mais avec un programme chargé d'événements prévus dans le calendrier du tourisme et du divertissement cette saison, il semble que cela soit en train de changer.

L'Autorité saoudienne du tourisme organise 17 000 événements inédits, faisant du Royaume l'une des destinations hivernales les plus animées au monde. De «L'hiver à Tantora» à AlUla aux festivals folkloriques, l'Arabie saoudite s'impose rapidement comme une destination favorite improbable.

Il y a quelques années encore, les pique-niques sur la corniche ou les rassemblements dans le désert constituaient le summum des divertissements hivernaux en Arabie saoudite. Cet hiver, cependant, les voyageurs arrivent des quatre coins du monde, attirés par l'étendue des activités proposées.

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Il y a quelques années encore, les rassemblements dans le désert constituaient le summum des divertissements hivernaux en Arabie saoudite. (Photo, SPA)

«Le tourisme en Arabie saoudite ne cesse de se renforcer, jouant un rôle essentiel dans la diversification de notre économie grâce à la création de nombreuses opportunités d'emploi et au soutien du secteur privé», a déclaré à Arab News, Abdellah al-Dakhil, porte-parole et directeur de la communication de l'Autorité saoudienne du tourisme.

«Nous progressons rapidement vers nos objectifs de la Vision 2030, avec le soutien de l'écosystème du tourisme, et visons désormais 150 millions de visites d'ici 2030», a-t-il signalé.

L'année passée a été marquée par plusieurs réalisations notables. La Banque centrale saoudienne a récemment indiqué que les dépenses des visiteurs ont dépassé les 100 milliards de riyals (1 riyal saoudien = 0,24 euro) au cours des trois premiers trimestres de 2023.

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Pour sa troisième édition, qui s'est déroulée jusqu'au 16 décembre 2023, Noor Riyadh − le plus grand festival d'art lumineux au monde − a encore attiré les foules. (Photo, RCRC)

En outre, l'Organisation mondiale du tourisme des Nations unies a reconnu l’Arabie saoudite comme la deuxième destination touristique à la croissance la plus rapide au monde pour le premier trimestre de l'année dernière.

Le nombre de touristes en Arabie saoudite a augmenté de 142% au cours du premier semestre 2023, avec 14,2 millions de visiteurs se rendant dans le Royaume et une augmentation de 132% des dépenses des voyageurs entrants au cours de la même période, enregistrées à 86,9 milliards de riyals. 

La stratégie nationale du tourisme saoudien avait initialement fixé un objectif de 100 millions de touristes par an d'ici 2030. Cependant, Ahmed al-Khateeb, le ministre saoudien du Tourisme, a annoncé en octobre que cette ambition avait été revue à la hausse pour atteindre 150 millions.

Au cours des sept premiers mois de 2023, l'Arabie saoudite a accueilli 17 millions de visiteurs internationaux, l'objectif étant d'en accueillir 30 millions d'ici la fin de l'année.

Il s'agit d'un bond en avant considérable, étant donné qu'il n'y a eu que 4,14 millions de touristes entrants en 2020, d'après le ministère du Tourisme. À titre de comparaison, la France, pays le plus visité au monde, a reçu environ 117 millions de visiteurs entrants en 2020.

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Le quartier d’At Turaif à Ad Diriyah, Riyad, est l'un des sept sites du Royaume inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO. (Photo, DGDA)

«L'Autorité saoudienne du tourisme s'est engagée à favoriser la croissance en collaboration avec ses partenaires, en mettant en valeur les attractions uniques et variées de l'Arabie saoudite, notamment notre saison hivernale dynamique avec un éventail d'activités pour les familles, et nos sept sites du patrimoine mondial de l'UNESCO, comme le site archéologique de Hegra à AlUla, le Jeddah historique et le quartier d’At Turaif à Ad Diriyah», a déclaré Al-Dakhil.

«À l'horizon 2024, l'Arabie saoudite deviendra plus accessible grâce à de nouvelles liaisons aériennes, des hôtels supplémentaires et un système de visa électronique amélioré. Nous sommes ravis d'accueillir de nouveaux visiteurs du monde entier», a-t-il précisé.

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Une vue générale du peloton lors du 3e Tour saoudien 2023 − Étape 5, une étape de 142,9 km entre la vieille ville d'AlUla et Maraya, le 3 février 2023. (Photo, Getty Images)

Des célébrités, telles que Will Smith, Johnny Depp, Sofia Vergara, Alicia Keys et Andrew Garfield, ont déjà visité l’Arabie saoudite.

Le quartier d’Al-Balad, à Djeddah, a toujours été une destination historique attrayante. Aujourd'hui, un nouveau calendrier d'événements culturels a relancé l'intérêt. Dans les prochains mois, il accueillera l'initiative Balad Al-Fann et les Voix d'Al-Balad.

À Riyad, le Diriyah E-Prix aura lieu à la fin du mois de janvier, suivi de la Coupe Saoudienne – l'événement équestre le plus prisé du Royaume – le 04 février.  

Riyad accueille également le premier château Disney du Moyen-Orient, avec cinq zones et des spectacles musicaux en direct, un plateau de Monopoly immersif grandeur nature, des jeux de réalité virtuelle à Metaworld, une expérience unique pour les fans de football au CR7 Signature Museum, et une fusion d'art et de cuisine à Layali Diriyah.

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La Coupe saoudienne 2023 a attiré plus de 1 400 inscriptions, avec des chevaux de 22 pays participant à l'hippodrome King Abdulaziz à Riyadh les 24 et 25 février. (Photo fournie)

Sur la côte de la mer Rouge, l'ouverture du nouvel aéroport international du Royaume en septembre a entraîné une vague de réservations dans les nouveaux complexes hôteliers St. Regis Red Sea Resort, Nujuma Ritz Carlton Reserve et Six Senses Southern Dunes.

Dans le nord-ouest de l’Arabie saoudite, les retraites relaxantes et les festivals de musique d'AlUla ont déjà consolidé son statut de destination incontournable tout au long de l'année, mais le festival des arts d'AlUla, en février, constituera un attrait particulier.

Les visiteurs peuvent également se détendre sous un ciel nocturne captivant jusqu'au 9 mars en observant les étoiles à Gharameel ou rechercher des sensations fortes dans une montgolfière avec des vues inoubliables de la région lors du festival AlUla Skies, du 10 au 17 avril.

AlUla, qui figure sur la liste des «sept merveilles du monde pour 2023» établie par Conde Nast Traveler, possède certains des plus anciens monuments historiques du royaume, notamment Jabal AlFil, Hegra, ainsi que Dadan et Lihyan.

Les visiteurs peuvent également vivre une expérience musicale unique dans l'impressionnante salle de concert Maraya d'AlUla, un édifice recouvert de 9 740 miroirs, ce qui lui permet de se fondre parfaitement dans le paysage environnant, ou se promener dans la vieille ville d'AlUla, qui a été ravivée et qui contient encore des vestiges des bâtiments originaux en pierre et en brique crue.

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Les anciennes civilisations d'AlUla, placées au carrefour des échanges commerciaux, communiquaient avec diverses cultures, dont beaucoup étaient fortement influencées par l'astronomie. (Photo, Instagram/experiencealula)

L’Arabie saoudite n'a pas toujours regorgé d'autant d'options de divertissement. Depuis la création de l'Autorité saoudienne du tourisme en 2020, le Royaume a connu une formidable transformation, contribuant à la reprise du tourisme dans la région après la pandémie.

Les arrivées de touristes en Arabie saoudite ont presque atteint les niveaux d'avant la pandémie au premier trimestre 2023, selon un rapport de HSBC Global Research.

Auparavant, le tourisme étranger en Arabie saoudite était limité aux voyages organisés et aux pèlerins. C'était jusqu'à ce que le Royaume ouvre ses portes au tourisme de loisirs en 2019 avec l'introduction d'un nouveau visa électronique. Depuis, l'industrie est devenue l'un de ses principaux moteurs économiques.

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Une vue générale de l'oasis d'AlUla. (Photo, RCA)

«Dans les années 1920, le monde venait en Arabie saoudite pour le pétrole, mais dans les années 2020, nous nous attendons à ce que les gens du monde entier viennent pour le tourisme. C'est pourquoi nous disons que le tourisme est le nouveau pétrole», a déclaré Fahd Hamidaddin, PDG de l'Autorité saoudienne du tourisme, dans une récente interview accordée à The National.

Ses progrès ne sont pas passés inaperçus. L'Arabie saoudite a été considérée comme un pays qui change la donne dans l'annuaire World Travel Market 2023.

L'année dernière, l'Arabie saoudite a été l'hôte officiel de la Journée mondiale du tourisme, une journée internationale instituée par l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) pour célébrer le pouvoir du secteur dans le rapprochement des cultures.

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Des artistes de différentes nations ont contribué à animer le Festival international des arts de la montagne de Qeman, l'année dernière à Abha. (Photo, SPA)

Et il reste encore plusieurs projets à réaliser qui continueront à révolutionner le secteur de l'événementiel, du divertissement et du tourisme.

Sindalah, l'île de rêve saoudienne, deviendra une destination mondiale pour les yachts, tandis que le mégaprojet NEOM a dévoilé Norlana, une communauté ultra-moderne de style de vie actif dans le nord-ouest du Royaume.

La première station de ski du Royaume à Trojena, qui accueillera le premier événement sportif hivernal organisé dans un pays arabe, est également à l'ordre du jour.

L'Arabie saoudite a également remporté l'organisation de la Coupe d'Asie de l'AFC en 2027 et celle de l'Exposition universelle de 2030. Tous les regards se tournent désormais vers le Royaume pour savoir s'il réussira le tour de force de remporter l'organisation de la Coupe du monde de football de 2034.

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La Saison 2023 de Djeddah, qui s'est déroulée pendant 60 jours à partir du mois de mai, a établi un nouveau record de fréquentation avec plus de 6 millions de personnes - le chiffre le plus élevé de sa courte histoire. (Photo, SPA)

«En quelques années seulement, l'Arabie saoudite est rapidement devenue la nouvelle destination la plus excitante au monde, offrant les plus grandes opportunités touristiques actuelles», a indiqué Hamidaddin lors d'une récente interview accordée à WTM.

Ce développement rapide est le fruit d’innombrables efforts déployés par le gouvernement saoudien pour développer les secteurs des loisirs, du divertissement et du tourisme et pour transformer le Royaume en une plaque tournante mondiale pour les visiteurs.

S'appuyant sur le visa électronique de 2019, qui a permis à 63 nationalités de visiter la région, le visa pour les résidents du Conseil de coopération du Golfe a été annoncé en 2022, suivi par le visa d'escale en 2023, qui accorde un séjour gratuit d'une nuit à l'hôtel lorsque la réservation est effectuée auprès du transporteur national, la SAUDIA.

En 2024, un visa pour l'ensemble du CCG pourrait être mis en place, permettant aux touristes de se rendre à Bahreïn, au Koweït, à Oman, au Qatar, en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis avec le même visa.

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Lionel Messi, légende du football argentin, lors d'une visite avec sa famille à Riyad en mai 2023. (Photo / Archives)

L'année dernière a également vu le lancement de la campagne «Rethink Summer» et le retour de l'ambassadeur saoudien du tourisme, Lionel Messi, accompagné de sa famille.

Elle a également vu se développer des collaborations avec des entités internationales, une exposition itinérante de l'Autorité saoudienne du tourisme en Inde, la signature d'un protocole d'accord avec le groupe Trip.com et l'organisation d'une exposition culturelle saoudienne de deux semaines à Paris.

L'Arabie saoudite est actuellement le premier investisseur mondial dans le secteur du tourisme, avec des investissements qui devraient atteindre 800 milliards de dollars américains (1 dollar américain = 0,91 euro) d'ici à 2030. Un montant supplémentaire de 550 milliards de dollars sera consacré au développement des destinations touristiques.

Alors que les voyageurs étudient les options qui s'offrent à eux pour une escapade hivernale de dernière minute, ils seront sans doute nombreux à choisir l'Arabie saoudite.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince Turki Al-Faisal réaffirme la solidité des relations saoudo-émiraties et appelle à se fier aux sources officielles

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  • L’ancien chef du renseignement se dit « optimiste » quant au nouveau Conseil de paix formé par Donald Trump
  • Israël applique le deux poids deux mesures en soutenant le terrorisme tout en accusant les autres de le faire, estime-t-il

ÎLE DE SHURA – MER ROUGE : Le prince Turki Al-Faisal, président du Centre du roi Faisal pour la recherche et les études islamiques, et ancien ambassadeur en Grande-Bretagne et aux États-Unis, a réaffirmé vendredi les « relations fraternelles » entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, appelant le public à « se référer aux sources d’information officielles saoudiennes » plutôt qu’aux publications sur les réseaux sociaux.

« Comme nous l’avons vu, les responsables saoudiens ont réaffirmé les relations fraternelles avec les Émirats arabes unis. Ces liens ne sont pas uniquement politiques, mais profondément enracinés dans l’affection, les liens familiaux et une histoire commune », a-t-il déclaré.

S’exprimant lors de la séance d’ouverture du sommet Investing Is a Sea, organisé par The Family Office, le prince Turki Al-Faisal a affirmé que malgré le bruit sur les réseaux sociaux autour du différend politique entre Riyad et Abou Dhabi sur le Yémen, les relations entre les deux pays demeurent solides. Il s’exprimait lors d’un échange avec le rédacteur en chef d’Arab News, Faisal J. Abbas, modérateur de la session.

« Notre relation avec les Émirats est fondée sur l’intégration, non sur la confrontation, et ce principe s’applique à l’ensemble du CCG », a expliqué Al-Faisal.

« Les divergences d’opinion sont naturelles, y compris au sein de l’Union européenne, mais nous espérons que les utilisateurs des réseaux sociaux s’abstiendront de toute dérive immorale dans ce différend », a répondu Abbas, en référence à ceux qui propagent la haine et les mensonges en ligne.

Les tensions entre les deux pays du Golfe se sont accrues en décembre lorsque les Émirats ont soutenu et approvisionné le Conseil de transition du Sud (STC) yéménite, qui a agi unilatéralement dans une tentative de sécession près de la frontière saoudienne. La coalition dirigée par Riyad pour rétablir la légitimité au Yémen est alors intervenue fermement, ciblant ce qu’elle a qualifié de livraison militaire non autorisée au STC et demandant à Abou Dhabi de retirer tous ses moyens et personnels du Yémen. Peu après, le ministère émirati de la Défense a annoncé qu’il se conformerait à cette demande et qu’il soutenait la sécurité et la stabilité de l’Arabie saoudite.

Malgré cela, une guerre médiatique s’est poursuivie sur les réseaux sociaux des deux côtés, amenant de nombreux observateurs à s’interroger sur la volonté réelle des deux capitales de mettre fin au différend.

S’exprimant lundi depuis Varsovie, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reconnu une « divergence de vues » sur le Yémen, tout en soulignant que la relation entre les deux pays restait « d’une importance cruciale ». Il a insisté sur le fait que « les Émirats se sont totalement retirés du dossier yéménite ».

« Il s’agit d’un élément essentiel de la stabilité régionale, et le Royaume tient toujours à entretenir une relation forte et positive avec les Émirats arabes unis, partenaire clé au sein du CCG », a déclaré le prince Faisal lors d’une conférence de presse en Pologne.

Deux jours plus tard, le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary, a démenti dans un message publié sur les réseaux sociaux les rumeurs circulant en ligne selon lesquelles le Royaume aurait refusé de recevoir Cheikh Tahnoun ben Zayed Al Nahyan, vice-gouverneur d'Abou Dhabi et conseiller à la sécurité nationale des Émirats arabes unis.

« Cheikh Tahnoun ben Zayed se rend au Royaume quand il le souhaite, sans avoir besoin d’autorisation. L’Arabie saoudite est sa maison et ses dirigeants sont sa famille », a écrit Al-Dossary.

Le panel d’ouverture de The Family Office a également abordé les évolutions mondiales récentes. Le prince Turki a dit espérer que le Conseil de paix mis en place par le président américain Donald Trump apportera un changement.

« Le rôle de l’Arabie saoudite au sein du Conseil de paix est de poursuivre son soutien à la Palestine, et les déclarations du prince héritier Mohammed ben Salmane à Washington visent toutes à convaincre les États-Unis que la paix doit reposer sur la justice et non sur des principes sélectifs », a-t-il déclaré.

Al-Faisal a déclaré qu'on ne pouvait pas accorder à Israël le « droit à l'autodéfense » tout en refusant ce même droit aux Palestiniens, alors que ce sont eux qui sont attaqués.

Il a rappelé que la position saoudienne a toujours été l’établissement d’un État palestinien avant toute normalisation avec Israël.

Évoquant la visite du prince héritier Mohammed ben Salmane à la Maison-Blanche en novembre dernier, Al-Faisal a affirmé que la position du Royaume repose sur la justice et sur les principes fondateurs de l’Arabie saoudite.

Concernant Israël, le prince Turki a réitéré son point de vue selon lequel Israël applique le deux poids deux mesures, tant dans ses actes que dans son discours.

Interrogé par Abbas sur un article du Times of Israel, signé par la correspondante politique Tal Schneider et publié le 8 octobre 2023, affirmant qu’Israël avait payé le prix, le 7 octobre, de la politique de soutien au Hamas menée pendant 16 ans par Benyamin Netanyahou au détriment de l’Autorité palestinienne, Abbas a demandé : « Ne trouvez-vous pas ironique qu’Israël soutienne publiquement et massivement le terrorisme, puis accuse les autres de faire la même chose ? »

Le prince Turki Al-Faisal a répondu qu’Israël affiche un double standard évident lorsqu’il accuse d’autres pays de soutenir le Hamas et l’extrémisme, alors qu’il est largement connu comme l’un des principaux soutiens du mouvement.

« Il existe un dicton dans le Hedjaz, où j’ai grandi, qui dit : “Il m’a frappé, puis il a pleuré et s’est plaint avant moi.” Les dirigeants israéliens ont maîtrisé cette tactique. Depuis sa création, Israël s’est présenté comme la victime à qui l’on aurait volé ses droits. Cette machine de propagande fonctionne depuis quatre-vingts ans », a-t-il expliqué.

« Je ne suis pas surpris lorsque Netanyahou ou ses partisans affirment aujourd’hui que l’Arabie saoudite adopte une position extrémiste à l’égard du judaïsme ou d’Israël. En réalité, ce sont les actions d’Israël, sous la direction de Netanyahou, qui nous ont conduits à la situation actuelle, où nous assistons à un génocide contre les Palestiniens, non seulement à Gaza mais aussi en Cisjordanie », a-t-il ajouté.

« Netanyahou a récemment déclaré que quiconque souhaitait normaliser ses relations avec Israël devait reconnaître son “droit à l’autodéfense”, accordant de facto à Israël un permis pour sacrifier les Palestiniens », a-t-il ajouté.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La justice allemande saisit des biens dans une enquête pour fraude bancaire au Liban

Les procureurs allemands ont déclaré jeudi avoir saisi des avoirs d'une valeur d'environ 35 millions d'euros (42 millions de dollars) dans le cadre d'une enquête pour blanchiment d'argent visant l'ancien gouverneur de la banque centrale libanaise, Riad Salameh, et quatre autres personnes. (AFP/Fichier)
Les procureurs allemands ont déclaré jeudi avoir saisi des avoirs d'une valeur d'environ 35 millions d'euros (42 millions de dollars) dans le cadre d'une enquête pour blanchiment d'argent visant l'ancien gouverneur de la banque centrale libanaise, Riad Salameh, et quatre autres personnes. (AFP/Fichier)
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  • La justice allemande a saisi 35 millions d’euros de biens dans le cadre d’une enquête pour blanchiment d’argent visant l’ancien gouverneur de la banque centrale libanaise, Riad Salamé
  • Les procureurs l’accusent d’avoir détourné plus de 330 millions de dollars entre 2004 et 2015 ; un tribunal doit désormais statuer sur la confiscation définitive des biens

BERLIN: La justice allemande a indiqué jeudi avoir saisi des biens d'une valeur totale de 35 millions d'euros dans le cadre d'une enquête pour blanchiment d'argent visant l'ancien gouverneur de la banque centrale libanaise, Riad Salamé, et quatre autres personnes.

Âgé de 75 ans, M. Salamé, qui a dirigé la banque centrale entre 1993 et 2023, fait face à de multiples accusations au Liban et à l'étranger, notamment de détournement de fonds, blanchiment d'argent et évasion fiscale. Il a toujours nié toute malversation.

Dans un communiqué, le parquet a déclaré que "des biens immobiliers commerciaux de grande valeur à Munich et à Hambourg, ainsi que des parts sociales d'une société immobilière à Düsseldorf pour une valeur totale d'environ 35 millions d'euros" ont été saisis.

"Après des enquêtes très approfondies", notamment au Liban, le parquet accuse  M. Salamé, agissant avec son frère Raja Salamé, d'avoir "détourné des fonds d'un montant total de plus de 330 millions de dollars au détriment de la banque centrale libanaise et donc aux dépens de l'Etat libanais, afin de s'enrichir illégalement" entre 2004 et 2015.

Ces fonds provenaient de transactions financières entre la banque centrale libanaise et des banques commerciales au Liban.

L'argent a été blanchi par l'intermédiaire d'une société écran dans les îles Vierges britanniques et utilisé par Raja Salamé et trois autres coaccusés pour des investissements en Allemagne et ailleurs en Europe, selon les procureurs.

Un tribunal de Munich doit désormais décider si les biens saisis peuvent être définitivement confisqués.

Les procureurs allemands ont ouvert leur enquête en 2021 et ont collaboré avec des enquêteurs français et luxembourgeois.

Détenteur de la double nationalité française et libanaise, Riad Salamé avait été arrêté en 2024 au Liban et inculpé pour le détournement présumé de 44 millions de dollars de la banque centrale libanaise, avant d'être libéré en septembre dernier contre le versement d'une caution record.

L’ex-gouverneur est considéré comme l'un des principaux responsables de l’effondrement économique du Liban, que la Banque mondiale a qualifié de l'un des pires de l’histoire récente. Mais il a toujours défendu son bilan, affirmant être un "bouc émissaire".

Il a quitté ses fonctions fin juillet 2023 et répète que sa fortune provient d’investissements privés et de sa carrière antérieure au sein de la société américaine Merrill Lynch.


Après sa rencontre avec le prince Khalid ben Salmane, Graham salue la trajectoire du Royaume

Le sénateur américain Lindsey Graham avec le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane. (X : @LindseyGrahamSC)
Le sénateur américain Lindsey Graham avec le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane. (X : @LindseyGrahamSC)
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  • Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, en visite officielle à Washington

DUBAÏ : Le sénateur américain Lindsey Graham estime que l’Arabie saoudite est « sur la voie de la lumière », dans une déclaration publiée après sa rencontre avec le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, en visite officielle à Washington.

« Mes échanges avec l’Arabie saoudite au cours des deux derniers jours m’ont donné un sentiment de confiance : le Royaume — tout en poursuivant ses propres intérêts — est sur une voie qui mène à la lumière, et non à l’obscurité », a déclaré le sénateur.

Il a également indiqué qu’il se réjouissait de se rendre prochainement en Arabie saoudite.

« Au fil des années, j’ai développé une solide relation de travail avec l’Arabie saoudite. Je sais que le président Trump est un fervent admirateur du prince héritier Mohammed ben Salmane. J’ai été témoin des changements que le prince héritier a adoptés et j’en ai été impressionné », a ajouté Lindsey Graham.

Le sénateur américain a également affirmé qu’après avoir rencontré le prince Khalid, ainsi que le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, plus tôt, « je suis convaincu que l’Arabie saoudite estime que la meilleure chose pour la région est la croissance économique et la prospérité ».

« L’Arabie saoudite souhaite devenir, à l’avenir, une destination de choix, afin que des personnes du monde entier viennent visiter ce que je considère comme un pays remarquable. Le Royaume veut être l’une des forces dominantes dans le domaine de l’IA, ce qui signifie que les esprits les plus brillants afflueront. Je suis convaincu que tel est toujours l’objectif du prince héritier et du Royaume. »

Lindsey Graham a également salué le rôle que le Royaume cherche à jouer en Syrie.

« Ils ont clairement indiqué être l’ami à la fois du gouvernement syrien et du peuple kurde. Cette attitude visant le compromis plutôt que la destruction finira, espérons-le, par l’emporter », a-t-il déclaré.

Le prince Khalid devrait discuter, lors de sa visite, des relations saoudo-américaines et des moyens de les renforcer. Il a déjà rencontré le secrétaire d’État Marco Rubio, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth et l’envoyé spécial Steve Witkoff.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com