Boeing abattu par l'Iran: Kiev critique les compensations, réclame le rapport technique

Les forces armées iraniennes avaient reconnu le 11 janvier dernier avoir abattu «par erreur» trois jours plus tôt le Boeing assurant un vol d'Ukraine International Airlines entre Téhéran et Kiev peu après son décollage, tuant 176 personnes à bord de l'appareil (Photo, AFP).
Les forces armées iraniennes avaient reconnu le 11 janvier dernier avoir abattu «par erreur» trois jours plus tôt le Boeing assurant un vol d'Ukraine International Airlines entre Téhéran et Kiev peu après son décollage, tuant 176 personnes à bord de l'appareil (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 31 décembre 2020

Boeing abattu par l'Iran: Kiev critique les compensations, réclame le rapport technique

  • «Établir les causes de la tragédie et traduire en justice ceux qui en sont responsables doit être un important prérequis»
  • La direction de l'aviation civile iranienne a affirmé que le mauvais réglage d'un radar d'une unité antiaérienne avait été la principale «erreur humaine» à l'origine de la catastrophe

KIEV: L'annonce mercredi par l'Iran du versement de 150 000 dollars à chacune des familles des 176 victimes du crash d'un avion de ligne ukrainien, abattu «par erreur» au-dessus de Téhéran, a été critiquée par Kiev qui a réclamé d'abord les conclusions de l'enquête.

Les forces armées iraniennes avaient reconnu le 11 janvier dernier avoir abattu «par erreur» trois jours plus tôt le Boeing assurant un vol d'Ukraine International Airlines entre Téhéran et Kiev peu après son décollage, tuant 176 personnes à bord de l'appareil.

«Le cabinet a approuvé la mise à disposition de 150 000 dollars ou l'équivalent en euros (à verser) pour les familles et survivants de chacune des victimes de l'accident d'avion ukrainien dans les meilleurs délais», a annoncé mercredi la présidence iranienne.

«Cette compensation n'empêche pas la poursuite de l'aspect pénal de l'affaire devant l'Autorité judiciaire compétente», a-t-elle ajouté.

«Etablir les causes de la tragédie et traduire en justice ceux qui en sont responsables doit être un important prérequis», a réagi un porte-parole de la diplomatie ukrainien, Oleg Nykolenko.

«La situation est particulièrement inacceptable dans la mesure où nous discutons du sort de personnes innocentes», a-t-il ajouté.

La diplomatie ukrainienne a dit toujours attendre «un projet de rapport technique» sur les circonstances de l'accident.

Plus tôt mercredi, le ministre iranien du Transport et du Développement urbain Mohammad Eslami avait indiqué que «le compte rendu final» du crash serait «bientôt» mis à la disposition du public «en persan et en anglais».

«Le propriétaire de l'avion, l'Ukraine, et Boeing étaient présents pour l'enquête», a-t-il précisé, selon Irna.

Le crash a entraîné la mort des passagers et de l'équipage, en majorité des Iraniens et des Canadiens, pour beaucoup binationaux.

Une délégation ukrainienne s'est rendue en octobre à Téhéran pour une nouvelle série de discussions sur une compensation financière de la part de l'Iran pour le crash.

Les Affaires étrangères iraniennes avaient alors indiqué que les négociations avaient porté notamment sur «l'indemnisation des familles et de la compagnie aérienne».

En juillet, Kiev avait dit espérer la plus grande compensation financière possible afin d'alléger «la douleur et le deuil» des proches des victimes.

Le Canada, qui a perdu 55 ressortissants et 30 résidents permanents dans l'accident, avait réaffirmé en octobre sa volonté de «travailler sans relâche afin que les familles des victimes puissent obtenir les réponses qu'elles méritent».

Le jour du crash, les défenses aériennes de l'Iran étaient en état d'alerte maximale par crainte d'une attaque américaine.

L'Iran s'attendait à une réplique de Washington après avoir attaqué une base utilisée par l'armée américaine en Irak, en riposte à l'élimination du général Qassem Soleimani, artisan de la stratégie régionale de l'Iran.

La direction de l'aviation civile iranienne a affirmé que le mauvais réglage d'un radar d'une unité antiaérienne avait été la principale «erreur humaine» à l'origine de la catastrophe.


Deux militaires des Émirats arabes unis tués, l'Iran poursuit ses frappes dans le Golfe

Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
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  • De fortes explosions ont été entendues à Doha
  • Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques.

DUBAI : Les défenses aériennes du Qatar et des Émirats arabes unis ont intercepté des missiles et des drones lundi, alors que le conflit avec l'Iran continue de se propager dans le Golfe, les autorités des deux pays faisant état d'explosions et d'interceptions aériennes.

Les Émirats arabes unis ont déclaré que deux membres des forces armées ont été tués à la suite du crash d'un hélicoptère dû à une défaillance technique alors qu'ils exerçaient leurs fonctions dans le pays lundi.

Le ministère de la défense a présenté "ses plus sincères condoléances et sa sympathie aux familles".

Le ministère de la défense du Qatar a indiqué que les forces armées avaient intercepté une attaque au missile.

Des témoins de l'agence Reuters et des journalistes de l'AFP ont également rapporté avoir entendu de fortes explosions à Doha.

Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques, dont 12 ont été détruits, tandis que 3 missiles sont tombés en mer.

Au total, 18 drones ont également été détectés, dont 17 ont été interceptés, tandis qu'un autre est tombé à l'intérieur du territoire national.

Depuis le début de la guerre, les Émirats arabes unis ont déclaré avoir intercepté 233 des 253 missiles balistiques, 1 359 des 1 440 drones et détruit 8 missiles de croisière.

Ces attaques ont fait 4 morts parmi les ressortissants pakistanais, népalais et bangladais, et 117 personnes ont été légèrement blessées.


Un mort après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël

 Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
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  • Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin
  • Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction

YEHUD: Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave.

Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin.

Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction.

"Immédiatement après l'activation des sirènes", des équipes de secours ont été dépêchées "sur plusieurs sites du centre d'Israël", parmi lesquels le chantier de Yehud, a déclaré le Magen David Adom (MDA), l'équivalent israélien de la Croix-Rouge.

Deux hommes "souffrant de blessures graves provoquées par des débris" ont été dégagés des décombres, et l'un est décédé peu après, a ajouté le MDA.

"La situation était difficile. Les deux victimes gisaient inconscientes et souffraient de graves blessures dues à des débris", a témoigné Liz Goral, une ambulancière paramédicale du MDA, citée dans un communiqué.

Le chef de l'opposition israélienne, Yaïr Lapid, qui s'est rendu sur les lieux, a affirmé aux journalistes que "l'Iran visait des civils de manière délibérée".

"Voyez-vous des installations militaires autour de vous?", a-t-il dit, "ce qu'ils essaient de faire, c'est de transformer cette guerre, d'une guerre entre armées en une guerre contre les civils".

Dans une rue de Bat Yam, une autre localité frappée au sud de Tel-Aviv, un photographe de l'AFP a vu une voiture écrasée alors que les forces de sécurité inspectaient les lieux.

L'armée a indiqué que des soldats menaient des recherches sur plusieurs sites touchés dans le centre d'Israël.

Selon les services de secours, 11 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées, dont trois grièvement, après des tirs de missiles en Israël depuis le début de la guerre avec l'Iran, le 28 février, déclenchée par une offensive israélo-américaine massive contre la République islamique.

 

 


L'émir du Koweït condamne l'attaque «brutale» de l'Iran contre son pays

L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
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  • "Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien"
  • Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février

KOWEIT: L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes.

"Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien, ni de nos côtes pour aucune action militaire contre lui, et que nous le leur avons répété à maintes reprises par nos canaux diplomatiques", a déclaré l'émir, Mechaal al-Ahmad Al-Sabah, dans un discours télévisé.

Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février.