2020 : Le palmarès du Moyen-Orient n’est pas que noir

Short Url
Publié le Jeudi 31 décembre 2020

2020 : Le palmarès du Moyen-Orient n’est pas que noir

  • Le monde arabe connait des percées politiques et conquiert l’espace au cours d'une année accaparée par les nouvelles de la pandémie
  • Les succès diplomatiques et les grands progrès de l'humanité sont tempérés par des catastrophes, des attaques et des assassinats très médiatisés

___________________________________________________

JANVIER
___________________________________________________

Qassem Soleimani tué dans une frappe de drone américain

Quelques jours seulement après le début de la nouvelle année, le Golfe semble au bord de la guerre. Le 3 janvier, le général iranien Qassem Soleimani, commandant de l’unité extraterritoriale d’Al-Quds du Corps des gardiens de la révolution islamique, est éliminé lors d'une frappe de drone américain près de l'aéroport de Bagdad. L'Iran riposte avec des missiles balistiques qui visent des bases américaines en Irak, mais l’offensive cause le crash accidentel d’un avion commercial ukrainien, tuant les 167 passagers et 9 membres de l’équipage à bord. La confrontation survient après des mois de politiques vexatoires, et qui ont débuté quand les États-Unis se sont retirés de l'accord nucléaire iranien en mai 2018 pour ensuite réimposer des sanctions à Téhéran. (Photo, AFP)

kcg

____________________________________________

FÉVRIER
____________________________________________

La pandémie de la Covid-19 frappe le Moyen-Orient

Le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord ne sont pas épargnés par les ravages de la Covid-19. Les communautés locales font face aux mêmes enjeux médicaux et économiques que le reste du monde, et la santé mentale des individus est soumise aux mêmes défis. Les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) suspendent leurs vols internationaux presque immédiatement, ce qui cause l’effondrement des secteurs des loisirs et de l’hôtellerie dans la région. Même le tourisme religieux n’est pas épargné, ce qui déçoit des millions de pèlerins. Les masques, les désinfectants et la distanciation sociale deviennent rapidement la norme, tandis que les pertes d'emplois, les fermetures d'écoles et le passage aux achats en ligne et au travail à distance altèrent radicalement la fibre de notre vie quotidienne.

Parallèlement, dans les zones en conflit de la région, la pandémie entrave les interventions humanitaires, et rend la vie encore plus difficile pour des millions de familles déplacées. (Photo, SPA)

hf

__________________________________________________

MARS
__________________________________________________

Les missiles houthis continuent de cibler l'Arabie saoudite

Le printemps amène son lot de violence dans la péninsule Arabique, avec Riyad qui intercepte trois missiles balistiques tirés par la milice pro-iranienne des Houthis à partir du Yémen. Deux civils sont légèrement blessés par les débris dans la capitale, alors qu'un missile est abattu au-dessus de la ville méridionale de Jazan. Ces attaques sont les premières de cette envergure à être perpétrées contre le Royaume depuis les doubles frappes dévastatrices contre les installations pétrolières saoudiennes en septembre 2019. John Abizaid, l'ambassadeur américain en Arabie saoudite, s’insurge contre ceux qui prennent des villes pour cibles, tandis que le secrétaire général du CCG, le Dr Naif ben Falah al-Hajraf, dénonce une «attaque terroriste» qui vise non seulement l'Arabie saoudite, mais aussi la sécurité et la stabilité collectives du Golfe. (Photo/AFP)

jg

___________________________________________

AVRIL
___________________________________________

Le Liban légalise le cannabis à des fins médicales

Le Liban devient le premier pays arabe à légaliser la culture du cannabis à des fins médicinales et commerciales. Le Liban en avait auparavant interdit la production, la vente et la consommation de cannabis, rejetant toutes les tentatives de légalisation de sa production. Les attitudes ont vite commencé à changer après que le cabinet de conseil américain McKinsey a vanté la légalisation du cannabis dans une étude sur la manière dont le gouvernement pourrait revitaliser l'économie. En 2018, l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) classe le Liban parmi les cinq plus grands producteurs de cannabis au monde. En 2019, Raed Khoury, alors ministre libanais de l'Économie, affirme que les exportations de marijuana à des fins médicales pourraient générer jusqu'à 1 milliard de dollars de revenus annuels. (Crédit Photo/AFP)

hg

_______________________________________________

MAI
_______________________________________________

Décès de l'acteur et comédien égyptien Hassan Hosny

Hassan Hosny, acteur, comédien et vétéran du cinéma égyptien, décède le 30 mai à l'âge de 88 ans des suites d'une crise cardiaque. Sa carrière dans le théâtre, le cinéma et la comédie s’étend sur plus de cinquante ans, ce qui lui a valu le surnom affectueux de «farceur» du grand écran. Né dans la capitale en 1931, il découvre son amour de la scène à l’école avant de devenir un comédien régulier de la troupe de théâtre militaire dans les années 1960. Il poursuit sa carrière dans d'innombrables films et émissions de télévision, dont Nasser 56 et Al-Nazer, ce qui lui vaut un nombre de prix prestigieux. Hosny est inhumé au cimetière familial au Caire. (Crédit Photo/Social Media /Instagram)

jg

___________________________

JUIN
___________________________

Explosions et incendies en Iran

Toujours sous le choc du meurtre de Soleimani en janvier et aux prises avec l'une des pires pandémies de Covid-19 de la région, l'Iran entame l'été 2020 avec une série d'explosions suspectes dans ses installations d'enrichissement nucléaire, ses sites de missiles, ses centres pétrochimiques et ses centrales électriques ainsi que ses cliniques médicales. Une explosion dans le complexe militaire de Parchin à l'est de Téhéran est balayée par les médias d'État comme un simple incident de stockage de gaz. Plus tard, des incendies éclatent dans une centrale électrique d'Ahvaz ainsi que dans l'installation nucléaire de Natanz, et 19 personnes meurent dans une explosion dans une clinique médicale au nord de Téhéran. Les causes réelles de ces explosions demeurent nébuleuses. (Photo, Reuters)

jgk

_____________________________________________________

JUILLET
_____________________________________________________

Les EAU lancent avec succès une mission d’espoir vers Mars

L’été est ponctué par l’annonce d’une réalisation remarquable: la première mission spatiale arabe sans pilote vers Mars. Le 19 juillet à 21 h 58 UTC, la mission Emirates Mars lance sa sonde spatiale «Hope», ou «Espoir», à partir du centre spatial de Tanegashima au Japon. Elle devrait arriver en orbite autour de la planète rouge en février 2021, date qui coïncide avec le 50e  anniversaire des Émirats arabes unis (EAU), où elle doit étudier les cycles météorologiques et les événements atmosphériques martiens. Une équipe d'experts du Centre spatial Mohammed ben Rashid de Dubaï supervise le circuit de la sonde qui dure sept mois. (Photo, AFP)

jg

__________________________________________________________

AOÛT
__________________________________________________________

L'explosion du port de Beyrouth plonge le Liban dans la souffrance

La tragédie frappe Beyrouth, le 4 août, lorsqu'une explosion massive ravage entièrement le port de la capitale libanaise. L'explosion, provoquée par l'incendie de tonnes de nitrate d'ammonium mal stockées, envoie une gigantesque onde de choc qui déchire la ville. L'explosion est tellement massive qu'elle aurait été entendue à Chypre. Plus de 200 personnes perdent la vie, au moins 6 000 sont blessées, et des milliers d'autres n’ont plus leurs maisons et leurs entreprises. Le pays est en proie depuis quelques temps à une crise bancaire, une agitation sociale, des tensions confessionnelles, et bien sûr, la pandémie. (Photo, AFP)

kh

 

_______________________________________

SEPTEMBRE
_______________________________________

L'accord EAU-Israël annonce une ère de paix

Le début de l'automne nous apprend qu'Israël et les Émirats arabes unis normalisent leurs relations dans le cadre d'un accord décisif négocié par les États-Unis, connu sous le nom des accords d'Abraham. Les ententes similaires suivent rapidemnt, avec Bahreïn et le Soudan. Les tout premiers vols commerciaux entre Tel Aviv et Abu Dhabi sont établis, et une délégation israélienne visite Abu Dhabi en vue de finaliser l’accord. L'administration américaine applaudit les accords, les décrivant comme une percée historique. Les leaders palestiniens continuent de voir dans la normalisation une «trahison» de la cause, et maintiennent la revendication d’un État indépendant calqué sur les frontières de 1967, avec Jérusalem pour capitale. (Photo, AFP)

jgh

___________________________________________________________

OCTOBRE
___________________________________________________________

Le Soudan envisage de mettre fin à la guerre avec les groupes rebelles

Le gouvernement soudanais signe un accord de paix avec 10 groupes d’opposition rebelle du pays, mettant éventuellement fin à dix-sept ans de conflits ethniques et de guerre civile. Les représentants s’entendent après un an de pourparlers lors d'une cérémonie à Juba, la capitale sud-soudanaise. L'accord traite, entre autres, de la propriété territoriale, des indemnisations et des réparations, de la richesse ainsi que du partage du pouvoir et du retour des réfugiés. Après la signature, le Premier ministre soudanais, Abdalla Hamdok, a accueilli les chefs rebelles dans la capitale Khartoum pour une célébration populaire de la fin des hostilités. (Photo, AFP)

jg

______________________________________________

NOVEMBRE
______________________________________________

Riyad accueille le sommet virtuel des leaders du G20

La Covid-19 impose un sommet du G20 virtuel, une première. Sous la présidence de l’Arabie saoudite, le sommet de deux jours, organisé par Riyad jette les bases d’une reprise plus inclusive, résiliente et durable face à la pandémie. La conférence aborde les questions de la protection de l’environnement, l’urbanisme, l’autonomisation des femmes et du progrès technologique. Le thème choisi par la présidence cette année : «Concrétiser les opportunités du XXIe siècle pour tous». Dans ses remarques de clôture aux délégués du sommet, le roi Salmane affirme: «En raison de sa stature unique aux niveaux régional et international… le Royaume ne cesse de jouer un rôle clé au sein du G20 afin de parvenir à une coopération mondiale et trouver des solutions aux défis les plus pressants du monde entier». (Photo, AFP)

jkgk

___________________________________________________

DÉCEMBRE
___________________________________________________

L'Iran exécute un journaliste en pleine crise des sanctions

L'année se termine très mal avec l'exécution du journaliste-activiste Ruhollah Zam par l'État iranien, près d'un an après son enlèvement in Irak par les autorités iraniennes. La lutte pacifique de Zam inspire depuis 2017 des manifestations partout dans le pays contre l'injustice économique, au moment où Téhéran croule sous les sanctions américaines renouvelées. L'homme, âgé de 47 ans et qui résidait à Paris, fait partie des personnalités de l'opposition enlevées à l'étranger par des agents secrets iraniens ces derniers mois. Son exécution survient alors que l'Iran cherche à faire pression sur la France et les autres puissances européennes pour qu'elles sauvent l'accord nucléaire dans les derniers jours de l'administration Trump. (Photo, AFP)

jjl

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 

Retrospective: L’année 2020 en images
Par Arab News en Français -
Les gagnants et les perdants du monde des affaires en 2020
Par CORNELIA MEYER -

Le ministre saoudien de la Défense : Riyad engagé pour une solution juste pour le Sud, la dissolution du STC est une décision courageuse

« Le Royaume soutiendra les résultats de la conférence qui seront présentés lors des discussions sur une solution politique globale au Yémen », a-t-il déclaré. (AFP)
« Le Royaume soutiendra les résultats de la conférence qui seront présentés lors des discussions sur une solution politique globale au Yémen », a-t-il déclaré. (AFP)
Short Url
  • Riyad affirme son engagement en faveur d’une solution juste pour le Sud, soutenue par la communauté internationale à travers la Conférence de Riyad
  • Le ministre saoudien de la Défense salue la dissolution du STC comme une décision courageuse favorisant une participation plus inclusive des acteurs du Sud.

RIYAD : Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, a déclaré que l’annonce de la dissolution du Conseil de transition du Sud (STC) allait dans le sens de l’intérêt général. Dans son premier commentaire depuis cette annonce, il a affirmé que « la question du Sud dispose désormais d’une véritable voie, parrainée par le Royaume et soutenue par la communauté internationale à travers la Conférence de Riyad, visant à rassembler nos frères du Sud afin d’élaborer une vision globale de solutions justes répondant à leur volonté et à leurs aspirations ».

Dans un message publié sur la plateforme X, le ministre de la Défense a ajouté : « Le Royaume constituera un comité préparatoire, en concertation avec des personnalités du Sud, afin d’organiser la conférence, laquelle réunira des participants de tous les gouvernorats du Sud, sans exclusion ni discrimination. Le Royaume soutiendra les résultats de la conférence afin qu’ils puissent être présentés dans le cadre du dialogue sur une solution politique globale au Yémen. »

Il a conclu en déclarant : « La décision prise par des figures et des dirigeants du Sud de dissoudre le Conseil de transition est une décision courageuse, motivée par la préoccupation pour l’avenir de la cause du Sud et visant à encourager une participation plus large des forces du Sud à la Conférence de Riyad, au service de leur cause. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le STC annonce sa dissolution

Short Url
  • Des membres du groupe se sont exprimés vendredi lors de la Conférence du dialogue du Sud à Riyad

RIYAD : Le Conseil de transition du Sud (STC), groupe séparatiste yéménite, a annoncé sa dissolution à l’issue de discussions tenues en Arabie saoudite. Plusieurs membres du STC se trouvent actuellement à Riyad pour des pourparlers visant à mettre fin aux troubles dans le sud du Yémen. Le groupe a salué les efforts de l’Arabie saoudite, tandis que l’ancien chef du STC, Aidarous al-Zubaidi — désormais recherché par le Conseil présidentiel pour haute trahison — a fui le Yémen et n’a pas pris part aux discussions.

Une source yéménite a déclaré à Arab News :
« Cette annonce et la facilité affichée dans la déclaration télévisée montrent en réalité qu’Al-Zubaidi constituait l’obstacle, et que la majorité des habitants du Sud sont ouverts à un règlement de leur cause par le dialogue et la discussion. »

Les membres du Conseil de transition du Sud (STC) se sont exprimés vendredi lors de la Conférence du dialogue du Sud organisée à Riyad.

Au cours de la réunion, le Conseil a estimé que les opérations militaires menées dans les gouvernorats de l’Hadramaout et d’Al-Mahra avaient porté atteinte à la cause du Sud au Yémen.

Le STC a affirmé ne pas avoir participé à la décision de lancer ces opérations militaires.

« Nous espérons parvenir à une vision et à un cadre pour résoudre la question du Sud lors de la conférence de Riyad », a déclaré le Conseil.

Le STC a remercié l’Arabie saoudite pour l’accueil et l’organisation de la conférence de dialogue à Riyad.

Traduction intégrale du communiqué du STC, selon l’agence de presse yéménite SABA

Annonce de la dissolution du Conseil de transition du Sud

La présidence du Conseil de transition du Sud, la direction exécutive suprême, le secrétariat général ainsi que les autres organes affiliés ont tenu une réunion afin d’évaluer les récents événements malheureux survenus dans les gouvernorats de l’Hadramaout et d’Al-Mahra, ainsi que le rejet de toutes les initiatives visant à la désescalade et au règlement de la situation. Ces développements ont entraîné des conséquences graves et douloureuses.

En référence au communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères du Royaume d’Arabie saoudite concernant son parrainage d’un dialogue du Sud pour résoudre la question du Sud — et afin de préserver l’avenir de la cause du Sud et le droit des populations du Sud à restaurer leur État conformément à leur volonté et à leurs aspirations, tout en maintenant la paix et la sécurité sociale dans le Sud et la région — nous annonçons ce qui suit :

Le Conseil de transition du Sud a été créé pour porter la cause des populations du Sud, les représenter et les guider vers la réalisation de leurs aspirations et la restauration de leur État. Il n’a jamais été conçu comme un instrument d’accaparement du pouvoir, de monopole de la décision ou d’exclusion d’autrui.

Étant donné que nous n’avons pas participé à la décision de lancer l’opération militaire en Hadramaout et à Al-Mahra — opération qui a porté atteinte à l’unité du Sud et nui aux relations avec la Coalition dirigée par le Royaume d’Arabie saoudite, laquelle a consenti et continue de consentir d’importants sacrifices et un soutien politique, économique et militaire constant — la poursuite de l’existence du Conseil ne sert plus l’objectif pour lequel il a été fondé.

En conséquence, et conformément à notre responsabilité historique envers la cause du Sud, nous annonçons la dissolution du Conseil de transition du Sud, la dissolution de tous ses organes principaux et subsidiaires, ainsi que la fermeture de l’ensemble de ses bureaux à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Nous œuvrerons désormais à la réalisation de notre juste cause du Sud en nous préparant à participer à la conférence du Sud sous le parrainage du Royaume.

Nous saluons le Royaume d’Arabie saoudite pour ses engagements clairs et explicites, ainsi que pour l’attention sincère qu’il porte à notre cause en recherchant des solutions conformes à la volonté et aux aspirations des populations du Sud.

Nous appelons toutes les figures et forces actives du Sud à s’engager dans la voie du dialogue du Sud, dans l’espoir de parvenir à une vision et à un cadre permettant de résoudre la question du Sud et de répondre aux aspirations de la population par sa libre volonté, au sein d’un cadre du Sud inclusif.

Depuis cette tribune, nous appelons les populations du Sud, nos collègues de la capitale Aden et de l’ensemble des gouvernorats de notre cher Sud à mesurer la gravité de ce moment, la sensibilité de cette phase et l’importance d’unir les efforts afin de préserver nos acquis et de protéger le Sud du chaos et de l’instabilité.

Nous réaffirmons notre engagement continu à servir la cause juste et légitime des populations du Sud et à réaliser leurs aspirations conformément à leur volonté. Nous exprimons également notre gratitude à la direction et au peuple du Royaume d’Arabie saoudite pour l’organisation de la conférence de dialogue du Sud et pour leur soutien constant au Sud, à sa cause et à ses populations à toutes les étapes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Yémen : Aidarous Al-Zubaidi a fui vers Abou Dhabi, selon le commandement des forces conjointes de la Coalition

Short Url
  • Al-Zubaidi avait refusé de participer aux pourparlers de paix à Riyad
  • Il a transité par la Somalie, selon le général de division Turki Al-Malki

​​​​​​DUBAÏ : Aidarous Al-Zubaidi, dirigeant du Conseil de transition du Sud au Yémen, a fui vers Abou Dhabi à bord d’un avion en provenance de Mogadiscio, en Somalie, a indiqué le général de division Turki Al-Malki, porte-parole de la Coalition pour le rétablissement de la légitimité au Yémen.

Dans un communiqué publié jeudi, Al-Malki a précisé qu’Al-Zubaidi avait pris la fuite mardi soir et s’était d’abord dirigé vers le Somaliland à bord d’un navire baptisé BAMEDHAF, parti du port d’Aden.

Le navire a désactivé ses systèmes d’identification alors qu’il se dirigeait vers le port de Berbera, au Somaliland, ajoute le communiqué.

Selon Al-Malki, Al-Zubaidi était en contact avec le général de division émirati Awad Al-Ahbabi, commandant des opérations conjointes des forces armées des Émirats arabes unis, qu’il a informé de son arrivée.

Toujours selon la Coalition, Al-Zubaidi a ensuite quitté le Somaliland à bord d’un vol accompagné d’officiers émiratis à destination de l’aéroport de Mogadiscio.

Après son atterrissage à Mogadiscio, l’avion a pris la direction du Golfe sans indiquer de destination finale, avant de désactiver ses systèmes d’identification au-dessus du golfe d’Oman.

Dix minutes avant son arrivée à l’aéroport militaire d’Al-Reef, à Abou Dhabi, l’appareil a réactivé ses systèmes d’identification.

Le navire BAMEDHAF, qui avait initialement quitté le Yémen vers le Somaliland, battait pavillon de Saint-Kitts-et-Nevis.

Il s’agit du même pavillon que celui du navire GREENLAND, précédemment utilisé pour transporter des véhicules de combat et des armes de Fujaïrah vers le port de Mukalla, a précisé le porte-parole de la Coalition.

Al-Malki a enfin indiqué que les forces de la Coalition analysent les informations concernant les personnes ayant été les dernières à rencontrer Al-Zubaidi avant sa fuite d’Aden.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com