Les électeurs taïwanais désireux de dépasser le conflit avec Pékin

Le président élu de Taiwan, Lai Ching-te, du Parti démocrate progressiste au pouvoir, assiste à un rassemblement après la victoire aux élections présidentielles, à Taipei, le 13 janvier 2024 (Photo, Reuters).
Le président élu de Taiwan, Lai Ching-te, du Parti démocrate progressiste au pouvoir, assiste à un rassemblement après la victoire aux élections présidentielles, à Taipei, le 13 janvier 2024 (Photo, Reuters).
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Publié le Dimanche 14 janvier 2024

Les électeurs taïwanais désireux de dépasser le conflit avec Pékin

  • Lai Ching-te, du Parti démocrate progressiste (DPP) au pouvoir, a remporté confortablement les élections de samedi
  • «Taïwan en est sorti, nous ne voulons pas revenir sur l'ancien chemin»

TAIPEI: Au lendemain de l'élection d'un nouveau président que la Chine considère comme un dangereux séparatiste, les électeurs taïwanais veulent croire à un chemin autonome pour l'île et à un maintien du statu quo face à Pékin.

Lai Ching-te, du Parti démocrate progressiste (DPP) au pouvoir, a remporté confortablement les élections de samedi, en dépit des avertissements de la Chine, qui a averti à plusieurs reprises les Taïwanais que son élection mettrait l'île sur une "mauvaise voie" vers la guerre.

L'ombre de la Chine communiste, qui considère Taïwan comme l'une de ses provinces à réunifier par la force si nécessaire, a pesé lourdement sur la campagne.

Mais pour Cindy Huang, une retraitée de 58 ans, la victoire de M. Lai sur son adversaire du Kuomintang (KMT), considéré comme plus favorable à Pékin, montre que Taïwan veut tourner la page de décennies d'anxiété face à la Chine.

"Taïwan en est sorti, nous ne voulons pas revenir sur l'ancien chemin", a-t-elle déclaré à l'AFP. "Nous ne voulons plus être liés à la Chine".

Hong Kong inquiète 

Pour Pékin, l'île fait partie de la Chine au même titre que Macao et Hong Kong, mais le sort de l'ancienne colonie britannique a inquiété les électeurs taïwanais.

Après des années de relative liberté à Hong Kong, selon la doctrine "un pays, deux systèmes", Pékin réprime désormais fermement toute dissidence avec une loi sur la sécurité nationale qui a suivi de larges manifestations pro-démocratie.

"Ces manifestations (à Hong Kong) ont eu un impact profond sur la jeunesse taïwanaise et nous ont donné envie que Taïwan soit reconnue séparément et indépendamment dans le monde", indique à l'AFP Hana, une employée d'université qui n'a pas donné son nom de famille à l'AFP.

Son ami Mike, ouvrier du bâtiment, estime que le système actuel, dans lequel Taïwan est de facto indépendant - avec son propre gouvernement, son propre drapeau, son armée et son économie – fonctionnait.

"Je veux juste maintenir le statu quo, c'est-à-dire sans détérioration" de la situation actuelle, a-t-il déclaré, rejetant l'idée d'une invasion de l'île par la Chine comme une menace vide de sens.

"La Chine scande ces paroles fortes depuis 70 ans, mais elle ne nous a pas envahis".

Lai Ching-te et le DPP ont modéré leur rhétorique, arguant que, puisque Taïwan est de facto souverain, il n'est pas nécessaire de faire une déclaration formelle qui mettrait Pékin en colère.

Wang, une ouvrière de 40 ans qui profite du chaud soleil de Taipei avec ses deux chinchillas, se dit satisfaite de cet arrangement. "Taïwan est un pays indépendant de facto, donc peu importe que le monde le reconnaisse", dit-elle.

"Je pense que les résultats des élections montrent que le peuple taïwanais souhaite maintenir le statu quo et préserver son propre mode de vie".

Les élections de samedi ont vu un changement de dynamique politique à Taiwan, puisque le Parti populaire taïwanais (TPP) a remporté plus de 25%, s’immisçant dans le duopole traditionnel DPP-KMT.

Même s'il a terminé à la troisième place, pour certains jeunes Taïwanais, ce parti représente une alternative aux deux formations établies.

Statu quo 

Stephanie Chen, étudiante, a manqué l'élection de peu, car elle n'avait pas l'âge légal pour voter - 20 ans -  à quelques jours près.

Pour elle, malgré les sombres avertissements de la Chine, la guerre demeure une perspective lointaine.

Elle dit qu'elle aurait voté TPP, si elle avait pu, "parce que les initiatives de (son candidat, Ko Wen-je) semblent plus créatives et moins conservatrices".

Alan Li, un ingénieur civil âgé de 30 ans qui a voté pour le TPP, avait lui aussi comme priorité les enjeux politiques nationaux. Le trentenaire souhaitait un changement de gouvernement car la hausse des prix de l'immobilier est devenue intolérable pour les jeunes comme lui.

Sa compagne du même âge, Jane Wu, souhaite elle aussi le maintien du statu quo avec Pékin, espérant que M. Lai ne va pas promouvoir trop fortement l'indépendance.

"Taïwan et la Chine sont de facto deux pays et ce depuis très longtemps. Une reconnaissance officielle en droit n'est pas vraiment nécessaire", selon la jeune femme qui travaille dans le secteur manufacturier.


Foot: Hervé Renard nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire

Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
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  • Hervé Renard est nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire, un poste qu'il avait déjà occupé entre 2014 et 2015 avec une victoire à la CAN
  • Le Français succède à Emerse Faé, qui quitte ses fonctions malgré le sacre continental de 2024 et le meilleur parcours mondial de l'histoire du pays en 2026

PARIS: Le Français Hervé Renard a été nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire pour succéder à Emerse Faé, a annoncé mardi la fédération ivoirienne de football (FIF) sur ses réseaux sociaux.

Âgé de 57 ans, Renard, qui a brièvement dirigé la Tunisie lors du Mondial-2026 en étant arrivé en pleine compétition, avait déjà occupé ce poste entre 2014 et 2015, avec à la clé une Coupe d'Afrique des nations en 2015.

Renard, dont l'arrivée avait été annoncée dès mardi par le journal le Parisien, prend la suite de Faé, non reconduit par la FIF malgré une Coupe d'Afrique des nations remportée en 2024 et une qualification en 16e de finale lors du Mondial 2026, une première dans l'histoire du pays.

Renard, qui a dirigé au cours de sa carrière de nombreuses sélections, avait pris la tête de la Tunisie à la suite du lourd revers contre la Suède (5-1) lors du premier match des Aigles de Carthage au Mondial, une déroute qui avait coûté sa place à Sabri Lamouchi.

Il a officié à deux reprises, avec deux défaites à la clé, contre le Japon (4-0) et les Pays-Bas (3-1).

Libre de tout contrat après ce court intérim, Hervé Renard retrouve onze ans plus tard le banc de la Côte d'Ivoire où il jouit d'une très grande popularité, gagnée grâce au sacre de la CAN-2015 avec la génération de Yaya Touré, après près de 25 ans de disette.

Déjà vainqueur de la CAN trois ans plus tôt avec la Zambie, le technicien s'est bâti une réputation solide sur le continent africain où il a multiplié les expériences à la tête d'équipes nationales (Ghana, Angola, Maroc...).

Il a toutefois connu ces dernières années des expériences plus mitigées notamment à la tête de la sélection saoudienne, dont il a été limogé en avril malgré une qualification au Mondial-2026, ou sur le banc de l'équipe de France féminine, avec laquelle il a atteint les quarts des JO-2024 à Paris.

M. Renard est attendu à Abidjan dans les prochains jours afin de prendre officiellement ses fonctions, a précisé la fédération ivoirienne.


Trump dit que soit le détroit d'Ormuz "ouvrira très bientôt", soit l'Iran sera frappé "très fort"

Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
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  • Donald Trump affirme qu'un accord avec l'Iran sur la réouverture du détroit d'Ormuz est proche, tout en menaçant Téhéran de représailles en cas d'échec
  • Un accord temporaire de 60 jours serait à l'étude pour encadrer la navigation dans le détroit, alors que les incidents sécuritaires se poursuivent

Rancho Palos Verdes, États-Unis:  Donald Trump a déclaré mardi que le détroit d'Ormuz ouvrirait "très bientôt, ou alors (les Iraniens) seront frappés très fort", dans un entretien accordé à la chaîne Fox News.

"Nous avons de très bonnes discussions", a encore dit le président américain, en déplacement en Californie (ouest), assurant que l'Iran voulait passer un accord.

"J'ai le temps", a aussi déclaré le dirigeant républicain à propos de ce conflit qui dure depuis plus de cinq mois.

Selon le site Axios, qui cite des "sources régionales", un accord temporaire de 60 jours est en discussion pour organiser le passage dans le détroit entre l'Iran et le sultanat d'Oman.

Cet accord préliminaire, qui pourrait être annoncé dès mercredi, prévoit selon Axios que tout transport maritime entrant via le détroit emprunterait une voie nord dans les eaux iraniennes, et tout navire sortant suivrait une trajectoire méridionale dans les eaux contrôlées par Oman, le tout sans péage ou droit de passage.

Pendant cette période de soixante jours, et dans l'attente d'un accord définitif, la voie médiane du détroit serait déminée, toujours selon Axios, qui prévient que ce compromis n'est pas encore scellé.

"Il y a une chance que nous parvenions aujourd'hui ou demain à un accord visant à rouvrir le détroit et à aller vers une normalisation", a déclaré mardi le ministre des Finances américain Scott Bessent dans un entretien à la chaîne CNBC.

Les tensions dans le détroit, devenu un enjeu de premier plan dans la guerre au Moyen-Orient, restent vives. Mardi, l'agence maritime britannique UKMTO a indiqué qu'un navire y avait été touché par un "projectile inconnu".


Un "projectile inconnu" frappe un cargo dans le détroit d'Ormuz, selon l'UKMTO

Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Un cargo a été touché par un « projectile inconnu » dans le détroit d’Ormuz, selon l'agence maritime britannique UKMTO
  • Aucun blessé ni dégât n'a été signalé à ce stade

DUBAI: Un "projectile inconnu" a frappé un cargo dans le détroit d'Ormuz, a alerté l'agence maritime britannique UKMTO dans la nuit de lundi à mardi, sans faire mention d'éventuels blessés ou dégâts.

Un cargo, dont le nom n'a pas été précisé, a signalé à l'UKMTO avoir été "touché par un projectile inconnu", selon le communiqué de l'organisation. Les faits sont survenus à quelque 20 milles nautiques (37 kilomètres) au nord-est de la ville omanaise d'Al Khasab, de même source.