Le Canada bloquera les subventions de recherche menaçant la sécurité nationale

Paul, frère de Michael Spavor, fait une pause en s'adressant aux partisans de Michael Kovrig et Michael Spavor, alors que des manifestants se rassemblent avant une marche de 5 km à Ottawa, Ontario, le 5 septembre 2021, alors que la marche marque les 1000 jours de détention des deux hommes en prison chinoise. (AFP).
Paul, frère de Michael Spavor, fait une pause en s'adressant aux partisans de Michael Kovrig et Michael Spavor, alors que des manifestants se rassemblent avant une marche de 5 km à Ottawa, Ontario, le 5 septembre 2021, alors que la marche marque les 1000 jours de détention des deux hommes en prison chinoise. (AFP).
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Publié le Mercredi 17 janvier 2024

Le Canada bloquera les subventions de recherche menaçant la sécurité nationale

  • Ottawa a publié la liste de 11 domaines de recherche en technologies considérés comme sensibles: on y trouve des domaines liés à la cybersécurité, au stockage de données, aux armes de pointe
  • Le gouvernement canadien fournit également une liste de 103 entités dont des universités étrangères (la grande majorité provenant de Chine, une dizaine provenant d'Iran et plusieurs de Russie)

OTTAWA: Le gouvernement canadien a détaillé mardi des restrictions visant à bloquer les demandes de subvention de recherche présentées par une université rattachée à des organisations étrangères, notamment chinoises, russes et iraniennes, pouvant représenter un risque pour la sécurité nationale.

Ottawa a publié la liste de 11 domaines de recherche en technologies considérés comme sensibles: on y trouve des domaines liés à la cybersécurité, au stockage de données, aux armes de pointe, la robotique, la science quantique, la biotechnologie ou encore la fabrication de matières essentielles comme le lithium.

"La recherche canadienne est au premier plan de nombreuses découvertes", a déclaré le ministre de l'Innovation, des Sciences et de l'Industrie François-Philippe Champagne dans un communiqué.

"Mais cette ouverture en fait une cible pour l'influence étrangère", selon lui, estimant que "cela augmente les risques que les efforts de recherche-développement fassent l'objet d'une appropriation illicite, au détriment de la sécurité nationale".

L'ambassade de Pékin à Ottawa a réagi mercredi en déclarant avoir protesté "sévèrement" auprès des autorités canadiennes au sujet de ces restrictions.

"La partie canadienne utilise des risques infondés pour la sécurité nationale comme excuse pour politiser les échanges et la coopération technologiques normaux", a répliqué l'ambassade dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux, soulignant que Pékin s'opposait "fermement" aux restrictions.

"Nous demandons instamment au Canada de cesser d'utiliser de tels outils pour surveiller et réprimer les institutions universitaires chinoises, et de créer un environnement propice à un écosystème de coopération scientifique internationale libre et ouvert. Dans le cas contraire, il ne fera que se nuire à lui-même et aux autres", ajoute le communiqué.

Début 2023, des médias canadiens avaient révélé une collaboration étroite entre des chercheurs de 50 universités canadiennes qui auraient publié des recherches conjointes avec des scientifiques liés à l'armée chinoise, entre 2005 et 2022.

Le gouvernement canadien fournit également une liste de 103 entités dont des universités étrangères (la grande majorité provenant de Chine, une dizaine provenant d'Iran et plusieurs de Russie), qui, selon lui, présentent des risques pour la sécurité nationale.

Ottawa refusera d'octroyer des subventions aux chercheurs canadiens pour les recherches menées en partenariat avec ces entités.

Cette nouvelle politique "n'entrera en vigueur qu'au printemps 2024" mais le gouvernement canadien pourrait "déjà prendre en compte les affiliations de recherche dans ses décisions relatives au financement de la recherche", a indiqué M. Champagne.

L'interdiction pourrait affecter des milliers de demandes de financement de la recherche présentées par des universités et autres établissements, à l'instar des Instituts de recherche en santé du Canada, du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada ou encore du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada.


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.