Le moteur frugal du futur fait ses premiers vols en soufflerie

Safran a débuté les essais de la prochaine génération de réacteurs, avec l'ambition de réduire fortement la consommation de carburant (Photo, AFP).
Safran a débuté les essais de la prochaine génération de réacteurs, avec l'ambition de réduire fortement la consommation de carburant (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 22 janvier 2024

Le moteur frugal du futur fait ses premiers vols en soufflerie

  • Alors que le secteur aérien s'est engagé à atteindre la neutralité carbone en 2050, l'efficacité du moteur pourrait représenter 20% des gains escomptés
  • Côté français, l'investissement est d'environ un milliard d'euros, dont quelques centaines de millions apportés par l'Etat

MODANE: La maquette bardée de capteurs doit permettre de vérifier le comportement en vol du moteur: dans une immense soufflerie, à Modane (Savoie), Safran a débuté les essais de la prochaine génération de réacteurs, avec l'ambition de réduire fortement la consommation de carburant, un élément central de la décarbonation de l'aviation.

Alors que le secteur aérien s'est engagé à atteindre la neutralité carbone en 2050, l'efficacité du moteur pourrait représenter 20% des gains escomptés, et l'utilisation de carburants durables la moitié.

Pour cela Safran mise, avec son partenaire américain General Electric à travers leur société commune CFM International, sur le projet Rise (Revolutionary innovation for sustainable engines, soit Innovation révolutionnaire pour des moteurs durables).

Mobilisant plus de 1.000 ingénieurs dans chaque groupe, Rise vise à préparer les technologies pour un futur moteur destiné à équiper les successeurs des Airbus A320 et Boeing 737 en 2035.

Côté français, l'investissement est d'environ un milliard d'euros, dont quelques centaines de millions apportés par l'Etat.

"Le projet permet d'être sur la ligne de départ des compétitions que vont lancer les avionneurs en 2028-2029, avec des technologies qu'on aura toutes amenées à maturité", explique Eric Dalbiès, directeur de la recherche et de la technologie chez Safran.

Parmi elles, l'hybridation électrique du moteur, des matériaux composites, des alliages métalliques résistant à de très hautes températures ou encore l'impression 3D.

Dans la soufflerie S1MA de l'Office national d'études et de recherches aérospatiales (Onera) située à Modane (Savoie), suffisamment puissante pour reproduire la vitesse de croisière de Mach 0,8 (988 km/h) d'un avion de ligne, Safran teste la principale rupture technologique espérée: une architecture dite "open fan" ou soufflante non-carénée.

Au centre d'un boyau de 8 mètres de diamètre où s'écoule le flux d'air accéléré, trône donc une soufflante de moteur à l'échelle 1/5e, une sorte de grande hélice bardée d'aubes. Mais contrairement aux réacteurs actuels, elle est non-carénée, c'est-à-dire dépourvue d'une nacelle la ceinturant.

L'enjeu de la taille

L'enjeu est d'augmenter le taux de dilution du moteur, "le ratio entre la quantité d'air qui passe par l'hélice et génère l'essentiel de la poussée du moteur, et la quantité d'air qui passe par la chambre de combustion dans laquelle on brûle le kérosène", explique Pierre Cottenceau, directeur technique de Safran Aircraft Engines.

Pour ce rendement propulsif, "il faut faire l'hélice la plus grande possible", abonde Eric Dalbiès. Mais le poids d'une nacelle autour du moteur, nécessairement plus grosse et lourde, annihilerait ce gain. D'où le pari de se passer de nacelle.

Le taux de dilution est passé de un pour les premiers turboréacteurs à 10 pour les moteurs Leap équipant la majorité des A320 et la totalité des Boeing 737. Avec Rise, Safran et GE espèrent "dépasser largement un taux de dilution de 50" et ainsi consommer moins de carburant pour propulser l'avion.

Rise vise une réduction de 20% de la consommation de carburant.

"Les essais aérodynamiques et acoustiques permettent de valider les choix techniques sur la conception de l'aube et de recaler les modèles de modélisation", détaille Pierre Cottenceau.

Avec sa grande soufflante, le futur moteur aura un diamètre de quatre mètres, deux fois plus que les réacteurs actuels d'avions monocouloirs.

L'architecture de l'avion du futur devra donc elle aussi être repensée: Rise sera trop gros pour être fixé sous les ailes.

Il faudra soit fixer les ailes en haut du fuselage, quitte à les soutenir par des haubans, comme l'envisage le projet X-66A de Boeing et de la Nasa, soit mettre les moteurs sur les côtés à l'arrière du fuselage.

D'ici là, plus de 200 heures d'essais en soufflerie seront nécessaires, suivis par des "essais au sol du moteur en 2025-2026 et en vol un an plus tard", selon Pierre Cottenceau. Rise sera alors fixée sous l'aile d'un A380 d'essai, l'avion géant d'Airbus.


Les autorités saoudiennes soulignent leurs engagements touristiques lors de la Semaine des Nations Unies pour le développement durable à New York

Al-Khateeb a déclaré que grâce à cet important événement de l’ONU, il espère que le Royaume pourra transmettre un message au monde sur la nécessité de préserver l’environnement. (SPA)
Al-Khateeb a déclaré que grâce à cet important événement de l’ONU, il espère que le Royaume pourra transmettre un message au monde sur la nécessité de préserver l’environnement. (SPA)
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  • Le ministre du Tourisme espère que le Royaume pourra aider à transformer le secteur en une industrie respectueuse de l’environnement qui soutient les communautés et les pays
  • L’Arabie saoudite est en tête de liste du tourisme mondial des Nations Unies en 2023 en termes de croissance du nombre de visiteurs internationaux parmi les principales destinations touristiques

NEW YORK : Le ministre saoudien du Tourisme a réitéré mardi l’engagement du Royaume en faveur du développement durable du secteur du voyage.

Ahmed Al-Khateeb a déclaré que sous la direction du roi Salmane et du prince héritier Mohammed ben Salmane, l’Arabie saoudite est devenue l’une des destinations de voyage mondiales les plus prometteuses et les plus attrayantes.

Il s’exprimait au début d’un événement au siège de l’ONU à New York qui vise à encourager une approche concertée pour améliorer la résilience du secteur au plus haut niveau et maximiser sa contribution à la durabilité.

L’événement, qui se déroule pendant la Semaine de la durabilité des Nations Unies, a été convoqué par le président de la 78e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, Dennis Francis, en coopération avec ONU Tourisme.

 

Dans le but de faire du tourisme sa deuxième source de revenus d’ici 2030 dans le cadre de l’initiative de diversification économique de l’Arabie saoudite, le Royaume prend des mesures audacieuses pour mettre en valeur son histoire, ses paysages et sa diversité culturelle. (SPA- Fournie)
Dans le but de faire du tourisme sa deuxième source de revenus d’ici 2030 dans le cadre de l’initiative de diversification économique de l’Arabie saoudite, le Royaume prend des mesures audacieuses pour mettre en valeur son histoire, ses paysages et sa diversité culturelle. (SPA- Fournie)

Al-Khateed a souligné les efforts du Royaume pour traiter les impacts environnementaux du secteur des voyages et du tourisme, et a noté que ces efforts avaient contribué à la création, avec le soutien saoudien, du World Travel and Tourism Council et du World Center for Sustainable Tourism.

Au cours des deux dernières années, l’Arabie saoudite a cherché, dans son rôle de président du conseil exécutif de l’ONU Tourisme, à améliorer la représentation du secteur du voyage et du tourisme dans les forums internationaux, a déclaré Al-Khateeb.

Cela a permis à ONU Tourisme et au Royaume de coopérer sur un ensemble d’initiatives pour aider à atteindre cet objectif, y compris un prix du meilleur village touristique, une initiative Tourism Opens Minds et un groupe de travail pour réinventer l’avenir du tourisme, a ajouté Al-Khateeb. Il a également noté les efforts de son pays pour s’assurer que le secteur du tourisme soit correctement représenté à l’ordre du jour de la Semaine des Nations Unies pour la durabilité. 

L’Arabie saoudite est en tête de liste du tourisme mondial des Nations Unies en 2023 en termes de croissance du nombre de visiteurs internationaux parmi les principales destinations touristiques. Il est également en tête de liste des pays du G20 en termes de nombre de touristes internationaux, accueillant plus de 27 millions l’année dernière, a déclaré Al-Khateeb. Il a ajouté que les autorités du Royaume élaborent des plans et des stratégies pour attirer plus de 70 millions de touristes internationaux par an d’ici 2030.

D’ici là, a-t-il dit, le Royaume vise à réduire les émissions de dioxyde de carbone de plus de 278 millions de tonnes par an, à désigner 30 pour cent du territoire terrestre et marin comme zones protégées et à planter plus de 600 millions d’arbres.

« Le Royaume a pris des mesures importantes pour lancer le Centre mondial du tourisme durable, dans le but d’accélérer la transition du secteur des voyages et du tourisme vers la neutralité climatique, de protéger la nature et d’autonomiser les communautés du monde entier », a déclaré Al-Khateeb.

Il a également souligné les grands projets saoudiens tels que le développement de villes intelligentes NEOM et le projet de tourisme de la mer Rouge qui visent à s’assurer qu’ils ont des effets positifs sur le climat, l’environnement et les communautés locales.

Il a également exprimé l’aspiration du Royaume à ce que tous les pays fassent des efforts concertés, et soient ouverts à la coopération, pour atteindre l’objectif de développement durable dans le secteur mondial des voyages et du tourisme.

Al-Khateeb a déclaré que grâce à cet important événement de l’ONU, il espère que le Royaume pourra diffuser un message au monde sur la nécessité de préserver l’environnement, et peut aider à diriger et à soutenir la transformation du tourisme en une industrie respectueuse de l’environnement qui soutient les communautés et les pays du monde entier.

La Semaine de la durabilité de l’ONU a commencé lundi au siège de l’ONU à New York et se poursuit jusqu’à vendredi.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 

 

 

 

 


Première promotion de l'Académie de Coiffure L'Oréal et l'Université Imam Abdulrahman Bin Faisal à Dammam 

Avec le lancement de nouvelles académies L'Oréal à Riyad, Damman et Khobar, L'Oréal vise à diplômer 100 coiffeurs saoudiens par an. (Photo: fournie)
Avec le lancement de nouvelles académies L'Oréal à Riyad, Damman et Khobar, L'Oréal vise à diplômer 100 coiffeurs saoudiens par an. (Photo: fournie)
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  • Il s'agit de la deuxième université avec laquelle L'Oréal Arabie Saoudite collabore pour préparer les futurs coiffeurs des femmes saoudiennes
  • Avec le lancement de nouvelles académies L'Oréal à Riyad, Damman et Khobar, L'Oréal vise à diplômer 100 coiffeurs saoudiens par an

DUBAÏ: L'Oréal Saudi, en partenariat avec l'Université Imam Abdulrahman Bin Faisal, annonce la réussite de la première cohorte de son programme de certification en coiffure. Spécialement conçu pour les femmes saoudiennes, ce programme souligne l'engagement de L'Oréal en faveur de l'autonomisation des femmes dans le secteur privé du Royaume grâce au développement des compétences dans l'industrie de la beauté. Neuf étudiantes dévouées ont suivi un programme intensif de six mois, totalisant 800 heures d'apprentissage théorique, de pratique et de stage dans les meilleurs salons de Dammam.

Avec 67 % des diplômés qui ont déjà obtenu des postes dans des salons renommés de Dammam, la réussite du programme démontre son efficacité dans l'autonomisation des femmes saoudiennes et leur offre des opportunités de carrière dans l'industrie de la beauté. Le programme est prêt à reprendre après le Ramadan 2024, poursuivant sa mission de doter les femmes saoudiennes d'un métier dans l'industrie de la beauté tout en aidant les salons locaux à améliorer leur taux de saoudisation.

"La remise des diplômes à la première cohorte de l'Université Imam Abdulrahman Bin Faisal marque une nouvelle étape dans notre démarche d'autonomisation des femmes saoudiennes et d'élévation des normes de l'ensemble de l'industrie de la beauté dans le Royaume. Grâce à un investissement continu dans le développement des compétences et l'éducation," a déclaré Mehdi Moutaoukil, directeur général de la division des produits professionnels de L'Oréal au Moyen-Orient.

Patricia Freiha, directrice de l'unité commerciale de la division des produits professionnels de L'Oréal en Arabie saoudite, a commenté : "Notre partenariat avec l'Université Imam Abdulrahman Bin Faisal souligne notre engagement à encourager les talents locaux et à favoriser une croissance durable dans le secteur privé. Cet engagement souligne la volonté de L'Oréal de favoriser un écosystème solide où les femmes saoudiennes non seulement excellent en tant que professionnelles, mais ont également la possibilité de devenir des leaders et des mentors au sein de l'industrie".

Par ailleurs, pour Fatimah Abdulrahman Alrawajeh, doyenne de l'Applied College de l'université Imam Abdulrahman Bin Faisal, "le partenariat avec l'Institut de coiffure L'Oréal souligne notre engagement à encourager les talents locaux et à favoriser une croissance durable dans le secteur privé. À l'université Imam Abdulrahman Bin Faisal, nous souhaitons offrir aux jeunes femmes saoudiennes davantage d'opportunités de devenir coiffeuses et entrepreneurs, et inspirer la nouvelle génération par leur travail artistique et technique."

Le parcours de la L'Oréal Hairdressing Academy a commencé à Riyad en 2021 à l'Université Princesse Nourah bint Abdulrahman, où elle a depuis diplômé 23 étudiants, affichant un taux d'emploi impressionnant de 80 %. Ce programme permanent a permis d'offrir de précieuses opportunités au sein de l'industrie locale de la coiffure.

Forte de ce succès, L'Oréal Arabie Saoudite a procédé à l'enregistrement commercial officiel de ses activités de formation, ce qui lui permet de délivrer des certificats de coiffure aux femmes saoudiennes dans ses académies L'Oréal situées à Riyad, Jeddah et Khobar. Le programme, d'une durée de six mois, vise à former et à autonomiser au moins 100 coiffeuses saoudiennes par an.


Le FMI relève ses prévisions de croissance pour l'économie saoudienne à 6 % en 2025

Le FMI a également noté que la production du Royaume augmentera de 2,6 % en 2024 ( Shutterstock)
Le FMI a également noté que la production du Royaume augmentera de 2,6 % en 2024 ( Shutterstock)
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  • Plus tôt en avril, la Banque mondiale a également relevé les perspectives de croissance de l'économie du Royaume à 5,9 % en 2025, contre une projection précédente de 4,2 %.
  • Toutefois, le FMI a prévenu qu'il était encore trop tôt pour crier victoire dans la lutte contre l'inflation. 

RIYADH : Le Fonds monétaire international a relevé ses prévisions de croissance économique pour l'Arabie saoudite en 2025 à 6 %, contre 5,5 % prévus plus tôt cette année. 

Dans son dernier rapport, le FMI a également noté que la production du Royaume augmentera de 2,6 % en 2024, soit une baisse de 0,1 % par rapport à la projection précédente. 

L'institution financière a ajouté que la croissance économique globale de la région du Moyen-Orient et de l'Asie centrale devrait atteindre 2,8 % et 4,2 % en 2024 et 2025, respectivement. 

Plus tôt en avril, la Banque mondiale a également relevé les perspectives de croissance de l'économie du Royaume à 5,9 % en 2025, contre une projection précédente de 4,2 %.

La maîtrise de l'inflation doit être une priorité

Selon le FMI, la croissance économique mondiale, estimée à 3,2 % en 2023, devrait se poursuivre au même rythme en 2024 et 2025. 

Le rapport souligne également que l'inflation globale mondiale devrait baisser de 5,9 % cette année, après une moyenne de 6,8 % en 2023. 

Toutefois, le FMI a prévenu qu'il était encore trop tôt pour crier victoire dans la lutte contre l'inflation. 

"Ramener l'inflation à son niveau cible doit rester la priorité. Bien que les tendances de l'inflation soient encourageantes, nous n'y sommes pas encore. Il est quelque peu inquiétant de constater que les progrès vers les objectifs d'inflation se sont quelque peu interrompus depuis le début de l'année. Il pourrait s'agir d'un recul temporaire, mais il y a des raisons de rester vigilant", a déclaré Pierre-Olivier Gourinchas, conseiller économique au FMI. 

Il a ajouté : "La plupart des bonnes nouvelles concernant l'inflation proviennent de la baisse des prix de l'énergie et de l'inflation des biens. Cette dernière a été favorisée par l'atténuation des frictions dans la chaîne d'approvisionnement, ainsi que par la baisse des prix des exportations chinoises. Mais les prix du pétrole ont augmenté récemment, en partie à cause des tensions géopolitiques, et l'inflation des services reste obstinément élevée." 

La reprise économique mondiale diffère selon les régions

Selon le rapport, l’économie mondiale a fait preuve de résilience en 2023, mais ces gains ont été ressentis différemment, car les pays à faible revenu ont continué de subir les contrecoups de la pandémie. 

« Nous estimons maintenant qu’il y aura plus de cicatrices pour les pays en développement à faible revenu, dont beaucoup ont encore du mal à tourner la page de la pandémie et des crises du coût de la vie », a déclaré Gourinchas. 

Le FMI a également appelé les pays à reconstituer leurs marges de manœuvre budgétaires pour aider à protéger leurs niveaux de dette souveraine, ce qui les aidera à inverser la baisse des perspectives de croissance à moyen terme. 

« À l’avenir, les décideurs devraient accorder la priorité aux mesures qui aident à préserver ou même à améliorer la résilience de l’économie mondiale. La première de ces priorités est de reconstituer les marges de manœuvre budgétaires. Même si l’inflation recule, les taux d’intérêt réels restent élevés et la dynamique de la dette souveraine est devenue moins favorable », a-t-il ajouté. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com