Soudan: 10 civils tués dans l'explosion d'une mine dans le nord

Des partisans et des membres de la résistance populaire armée soudanaise, qui soutient l'armée, lèvent les armes lors d'une réunion avec le gouvernement de la ville (Photo, AFP).
Des partisans et des membres de la résistance populaire armée soudanaise, qui soutient l'armée, lèvent les armes lors d'une réunion avec le gouvernement de la ville (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Lundi 22 janvier 2024

Soudan: 10 civils tués dans l'explosion d'une mine dans le nord

  • Depuis plusieurs jours, des utilisateurs sur les réseaux sociaux affirment que l'armée pose des mines terrestres autour de Shendi
  • L'explosion de cette mine terrestre, survenue samedi, est la première depuis le début du conflit qui a fait plus de 13.000 morts au Soudan

ÉTAT D’AL JAZIRA: Dix civils ont été tués dans l'explosion d'une mine terrestre dans l'Etat du Nil, situé dans le nord du Soudan, pays en guerre depuis neuf mois, a annoncé dimanche à l'AFP un médecin ayant requis l'anonymat.

"Dix civils ont été tués à la suite de l'explosion d'une mine (au passage d'un) bus qui les transportait de la région orientale de l'Etat d'Al-Jazira à la ville de Shendi", a déclaré le médecin travaillant à l'hôpital de cette localité située à 180 kilomètres de Khartoum.

Depuis le 15 avril dernier, une guerre pour le pouvoir fait rage au au Soudan entre l'armée, dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhane, et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) du général Mohamed Hamdane Daglo.

Explosion 

L'explosion de cette mine terrestre, survenue samedi, est la première depuis le début du conflit qui a fait plus de 13.000 morts au Soudan, selon une estimation de l'ONG Armed Conflict Location & Event Data Project (Acled) et plus de sept millions de déplacés, d'après l'ONU.

Depuis plusieurs jours, des utilisateurs sur les réseaux sociaux affirment que l'armée pose des mines terrestres autour de Shendi, ce que l'AFP n'a pas été en mesure de vérifier de manière indépendante.

Les belligérants n'ont pas officiellement commenté l'explosion, mais ils ont été accusés de bombarder des zones civiles, de cibler des infrastructures et d'entraver l'accès à l'aide humanitaire.

Les efforts diplomatiques pour des négociations de paix, notamment des Etats-Unis, de l'Arabie saoudite et, plus récemment, du bloc régional de l'Afrique de l'Est, l'Igad, ont jusque-là échoué.

Sur le terrain, les FSR semblent toutefois gagner de nouveaux territoires face à une faible résistance de l'armée.

La semaine dernière, les autorités soudanaises et un groupe de défense des droits culturels ont signalé une incursion des paramilitaires dans le "royaume de Cush", site classé au patrimoine mondial de l'Unesco situé à 50 kilomètres de Shendi.


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

Short Url
  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".

 


Qatar: l'armée de l'air a abattu deux bombardiers iraniens 

L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
Short Url
  • "L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays"
  • Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers

DOHA: L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat.

C'est la première fois qu'un pays du Golfe abat un aéronef iranien avec un pilote à bord depuis le début des bombardements entamés samedi.

"L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays aujourd'hui", a précisé le ministère dans un communiqué.

Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers.

Cette annonce intervient après que la compagnie énergétique publique qatarie a annoncé l'arrêt de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) après les attaques de drones iraniens qui ont attaqué deux de ses principales usines de traitement de gaz.

Concernant ces attaques, un drone iranien a visé, d'après le ministère qatari de la Défense, une installation énergétique à Ras Laffan, le principal site de production de gaz naturel liquéfié du pays, à 80 km au nord de la capitale, sur la côte.

Un autre drone a pris pour cible un réservoir d'eau d'une centrale électrique à Mesaieed, également une base clé pour la production de gaz naturel, à 40 km au sud de Doha.

Ces attaques de drones n'ont pas fait de victimes, selon les autorités.

 


L'Arabie saoudite intercepte 5 drones près de la base aérienne Prince Sultan : porte-parole

Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
Short Url
  • Al-Maliki a annoncé l'interception et la destruction de cinq drones hostiles
  • Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès

RIYAD: Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki, a annoncé lundi l'interception et la destruction de cinq drones hostiles près de la base aérienne Prince Sultan.

Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès.

M. Al-Maliki a confirmé qu'aucune victime civile n'avait été signalée à la suite de l'interception, notant qu'un petit incendie s'était déclaré à l'intérieur de la raffinerie en raison de la chute de débris, mais qu'il avait été rapidement maîtrisé.