Le journaliste Motaz Azaiza annonce son évacuation de Gaza

M. Azaiza a pris la décision de quitter Gaza pour le Qatar (Photo, Instagram).
M. Azaiza a pris la décision de quitter Gaza pour le Qatar (Photo, Instagram).
Short Url
Publié le Mercredi 24 janvier 2024

Le journaliste Motaz Azaiza annonce son évacuation de Gaza

  • «Après cent sept jours, c'est la dernière fois que vous me voyez avec cette lourde veste», confie Motaz Azaiza
  • Israël a lancé une vaste opération militaire qui a tué 25 490 Palestiniens

ALGER: Le photojournaliste palestinien Motaz Azaiza, qui avait été au cœur de la couverture médiatique des événements dans la bande de Gaza pendant trois mois, tout au long du conflit entre Israël et le Hamas, a ému ses 18 millions d’abonnés en annonçant son évacuation de la ville à travers la vidéo poignante qu’il a publiée sur Instagram. 

M. Azaiza a pris la décision de quitter Gaza pour le Qatar. Il ne détaille pas les raisons de ce départ dans son message.

Dans cette vidéo, Azaiza, âgé de 24 ans, apparaît ému. Il retire sa lourde veste, symbole de son engagement sur le terrain, et son gilet pare-balles avec l'aide de quelques-uns de ses collègues. 
 

«Après cent sept jours, c'est la dernière fois que vous me voyez avec cette lourde veste très sale. J’ai décidé d’évacuer aujourd’hui. Mais j’espère bientôt pouvoir revenir et aider à reconstruire Gaza», a-t-il confié à ses abonnés.

Les yeux du monde

Motaz Azaiza a été un témoin unique depuis le début du conflit, le 7 octobre dernier, partageant quotidiennement ses photographies et ses reportages vidéo de la région de Gaza. 

Sa couverture exceptionnelle lui a valu d'être élu «homme de l'année» par le magazine GQ Middle East à la fin de l'année 2023. Une façon de rendre hommage à son dévouement et à son souci de partager des images en temps réel de Gaza avec le monde via ses réseaux sociaux.

Malgré son départ, M. Azaiza a laissé à ses abonnés une légende énigmatique, suggérant que certaines raisons de son départ étaient peut-être connues de ses proches, mais pas toutes. 

Dans un contexte de tensions extrêmes, la bande de Gaza se trouvant soumise au blocus israélien, l'accès à l'information sur la situation devient de plus en plus difficile.

À l’instar de la photojournaliste Plestia Alaqad, devenue «les yeux» du monde dans la bande de Gaza, de nombreux jeunes journalistes, craignant pour leur vie, ont pris la décision difficile de quitter la bande de Gaza.

Israël a juré «d'anéantir» le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, et a lancé une vaste opération militaire qui a tué 25 490 Palestiniens – en grande majorité des femmes, des enfants et des adolescents –, selon le ministère de la Santé du Hamas.

Le nombre de journalistes tués depuis le début de la guerre israélienne dans la Bande de Gaza, s'est élevé à 96, après la mort du journaliste Abdullah Alwan, dans un raid israélien à Jabalia, dans le nord de l'enclave assiégée.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.

 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.