Des militants iraniens en grève de la faim pour protester contre les exécutions

Des dissidents iraniens ont entamé jeudi une grève de la faim pour protester contre la vague de pendaisons en Iran (Photo, AFP).
Des dissidents iraniens ont entamé jeudi une grève de la faim pour protester contre la vague de pendaisons en Iran (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 25 janvier 2024

Des militants iraniens en grève de la faim pour protester contre les exécutions

  • Des détenus de la prison d'Evin à Téhéran et des militants vivant en exil participent à ce mouvement
  • Selon l’ONG Iran Human Rights basée en Norvège, 54 personnes ont déjà été exécutées en Iran depuis début janvier

PARIS: Des dizaines de militants iraniens ont annoncé jeudi avoir entamé une grève de la faim pour protester contre la récente vague d'exécutions en Iran, parmi lesquelles un jeune homme de 23 ans pendu mardi pour le meurtre d'un policier lors des manifestations de 2022.

Des détenus de la prison d'Evin à Téhéran et des militants vivant en exil participent à ce mouvement censé durer 24 heures et emmené par Narges Mohammadi, prix Nobel de la paix 2023, elle-même emprisonnée en Iran depuis 25 ans.

La pendaison mardi de Mohammad Ghobadlou, condamné pour le meurtre d'un policier pendant les manifestations déclenchées par la mort de Mahsa Amini en 2022, a provoqué les protestations d'ONG, qui soulignent qu'il souffrait de problèmes mentaux et que le jugement avait été annulé.

Selon l’ONG Iran Human Rights basée en Norvège, 54 personnes ont déjà été exécutées en Iran depuis début janvier.

Le compte Instagram de Narges Mohammadi, connue pour son combat contre le voile obligatoire pour les femmes et la peine de mort, avait annoncé dans la foulée que 61 prisonnières politiques détenues à Evin allaient se mettre en grève de la faim.

"Les femmes emprisonnées résisteront pour garder vivants les noms de ceux qui ont été exécutés et épargner la vie de centaines de personnes dans les prisons de la République islamique en attente d'exécution", a indiqué le compte tenu par sa famille.

Le rappeur Toomaj Salehi, de nouveau arrêté en novembre, moins de deux semaines après avoir été libéré après plus d'un an en prison pour son soutien au mouvement de contestation de 2022, a indiqué sur les réseaux sociaux qu'il se joindrait à la grève de la faim.

D'autres personnalités iraniennes ayant été emprisonnées à cause des manifestations ont aussi annoncé leur participation au mouvement, notamment le chanteur Mehdi Yarrahi et le militant Hossein Ronaghi.

Un collectif de 37 femmes écrouées à la prison d'Evin par le passé, dont la Britanno-iranienne Nazanin Zaghari-Ratcliffe, ont en outre publié sur le compte de Mme Mohammadi une lettre ouverte en solidarité avec les femmes emprisonnées.

"Pour avoir été à leur place dans le passé et en lutte comme elles, nous sommes conscientes de ce que cet acte pourrait leur coûter", indique la lettre. "Nous serons leur voix pour que le monde entende leur message et mette fin à la peine de mort en Iran."

"La solidarité est belle, mais si nous n'agissons pas (...) d'autres condamnés à mort seront bientôt exécutés", a de son côté assuré la militante Masih Alinejad, basée aux États-Unis.


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
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  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com