Syrie: Huit morts, dont des combattants pro-iraniens, dans une frappe israélienne

Le personnel de sécurité et d'urgence fouille les décombres d'un bâtiment détruit lors d'une attaque israélienne à Damas, le 20 janvier (Photo, AFP).
Le personnel de sécurité et d'urgence fouille les décombres d'un bâtiment détruit lors d'une attaque israélienne à Damas, le 20 janvier (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 30 janvier 2024

Syrie: Huit morts, dont des combattants pro-iraniens, dans une frappe israélienne

  • «Trois missiles israéliens ont visé une base du Hezbollah libanais et des Gardiens de la Révolution», l'armée idéologique du régime iranien, «dans le quartier de Sayeda Zeinab, faisant au moins huit morts», a déclaré le directeur de l'OSDH
  • Le complexe de Sayeda Zeinab, important lieu de pèlerinage chiite, est défendu depuis le début de la guerre en Syrie en 2011 par des miliciens chiites, notamment du mouvement islamiste libanais Hezbollah, aux côtés de l'armée de Damas

BEYROUTH: Huit personnes, dont des combattants pro-iraniens, ont été tuées lundi dans une frappe israélienne au sud de Damas, a annoncé l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

«Trois missiles israéliens ont visé une base du Hezbollah libanais et des Gardiens de la Révolution», l'armée idéologique du régime iranien, «dans le quartier de Sayeda Zeinab, faisant au moins huit morts», a déclaré à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Deux Syriens, dont le garde du corps d'un officier des Gardiens de la Révolution, figurent parmi les morts ainsi que deux combattants du Hezbollah, a ajouté l'ONG basée au Royaume-Uni et qui dispose d'un vaste réseau de sources dans la Syrie en guerre.

L'ONG n'a pas précisé si des civils figuraient parmi les victimes.

L'agence de presse iranienne Tasnim a de son côté affirmé que «le régime sioniste a visé un centre de conseillers iraniens» dans le quartier de Sayeda Zeinab.

Mais sur X, l'ambassadeur iranien en Syrie, Hossein Akbari, a ensuite précisé qu'«aucun centre de conseillers de la République islamique d'Iran n'a été visé, et aucun citoyen ou conseiller iranien n'a été tué».

Pour sa part, le ministère syrien de la Défense a affirmé dans un communiqué que «l'ennemi sioniste a mené une agression aérienne depuis le Golan syrien occupé contre des positions au sud de Damas, tuant plusieurs conseillers iraniens et civils et faisant des blessés, outre les dégâts matériels».

Le ministère a par la suite modifié le communiqué, en retirant la mention des conseillers iraniens faite plus tôt.

Frappes à répétition

Le complexe de Sayeda Zeinab, important lieu de pèlerinage chiite, est défendu depuis le début de la guerre en Syrie en 2011 par des miliciens chiites, notamment du mouvement islamiste libanais Hezbollah, aux côtés de l'armée de Damas.

Des bases du Hezbollah et des Gardiens de la Révolution iraniens sont établies dans le quartier, selon l'OSDH.

Téhéran a envoyé des militaires présentés comme des conseillers, en soutien à l'armée syrienne depuis 2011.

Depuis fin décembre, deux autres frappes ont visé des objectifs iraniens en Syrie, dans un contexte régional tendu, sur fond de guerre entre le Hamas et Israël à Gaza.

Téhéran avait accusé Israël d'avoir éliminé fin décembre le général de brigade Razi Moussavi, membre de la Force Qods, la branche des opérations étrangères et l'unité d'élite des Gardiens.

Razi Moussavi est le commandant le plus important de cette force à être tué hors d'Iran depuis le général Qassem Soleimani, figure clé de la République islamique au Moyen-Orient, abattu dans un raid américain en Irak le 3 janvier 2020.

Le 20 janvier, 13 personnes, dont cinq conseillers des Gardiens de la Révolution, ont été tuées à Damas dans une frappe aérienne imputée à Israël, selon l'OSDH.

Des médias iraniens ont présenté l'une des victimes comme étant le responsable en Syrie du renseignement pour la Force Qods.

Depuis 2011, Israël a mené des centaines de frappes aériennes en Syrie, visant essentiellement les forces pro-Iran, dont le Hezbollah, alliés du régime syrien, ainsi que l'armée syrienne.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.