L'OMS exhorte à lutter plus vite, plus fort contre les acides gras trans

Cette photo prise et diffusée le 15 décembre 2023 par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), montre le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, s'exprimant lors d'une conférence de presse avec les correspondants de presse auprès des Nations Unies (ACANU) au siège de l'OMS à Genève. (Photo par Christopher Black /OMS / AFP)
Cette photo prise et diffusée le 15 décembre 2023 par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), montre le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, s'exprimant lors d'une conférence de presse avec les correspondants de presse auprès des Nations Unies (ACANU) au siège de l'OMS à Genève. (Photo par Christopher Black /OMS / AFP)
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Publié le Lundi 29 janvier 2024

L'OMS exhorte à lutter plus vite, plus fort contre les acides gras trans

  • Les acides gras trans augmentent les taux de LDL-cholestérol (le «mauvais cholestérol»), qui est à l'origine de l'obstruction des artères et d'infarctus du myocarde et entraîne des décès imputables à des cardiopathies
  • Le docteur Tedros a décerné les tout premiers certificats de l'OMS récompensant les progrès réalisés dans la lutte contre ce fléau. Le Danemark, la Lituanie, la Pologne, l'Arabie saoudite et la Thaïlande ont ainsi été distingués

GENÈVE : Près de la moitié de la population mondiale est désormais protégée des méfaits des acides gras trans par des règlementations strictes, mais l'OMS exhorte les pays en retard à redoubler d'efforts.

L'Organisation mondiale de la santé n'a pas atteint l'objectif d'éradiquer les acides gras trans dans les aliments au plus tard en 2023, alors qu'ils causent 500.000 décès prématurés chaque année.

Elle l'a repoussé à 2025, mais désormais, 53 pays couvrant 46% de la population mondiale mettent en œuvre des bonnes pratiques, contre 11 pays et 6% en 2018 quand l'organisation onusienne avait lancé sa campagne.

On estime que l'adoption par tous de ces politiques de régulation permettrait de sauver environ 183.000 vies par an.

«Les acides gras trans n'ont aucun effet bénéfique connu pour la santé, mais ils présentent d'énormes risques», a rappelé le chef de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

«Nous sommes très heureux qu'un si grand nombre de pays aient introduit des politiques interdisant ou limitant les acides gras trans dans les aliments.»

Il a exhorté les autres pays à suivre leur exemple et a appelé à la poursuite du dialogue avec l'industrie alimentaire.

Les acides gras trans augmentent les taux de LDL-cholestérol (le «mauvais cholestérol»), qui est à l'origine de l'obstruction des artères et d'infarctus du myocarde et entraîne des décès imputables à des cardiopathies.

La plupart des acides gras trans proviennent d'huiles végétales partiellement hydrogénées artificielles et produites industriellement, et celles-ci sont utilisées dans de nombreux produits de boulangerie, huiles de friture, aliments frits et graisses durcies, comme la margarine et le ghee végétal, souligne l'OMS sur son site internet.

Ces huiles sont peu coûteuses et prolongent la durée de conservation des aliments transformés.

L'OMS recommande soit de limiter à 2 grammes d'acides gras trans industriels par 100 grammes de graisses dans tous les aliments, soit l'interdiction obligatoire à l'échelle nationale de production ou d'utilisation d'huiles partiellement hydrogénées.

- Nocif et inutile –

Lundi, le docteur Tedros a décerné les tout premiers certificats de l'OMS récompensant les progrès réalisés dans la lutte contre le fléau.

Le Danemark, la Lituanie, la Pologne, l'Arabie saoudite et la Thaïlande ont ainsi été distingués.

Pour être éligibles, les pays doivent avoir mis en œuvre les meilleures pratiques, puis en assurer la pérennité grâce à des systèmes rigoureux de surveillance.

Ils devront soumettre tous les trois ans des données mises à jour pour espérer conserver la distinction.

L'ambassadeur du Danemark à Genève Ib Petersen a indiqué que la lutte contre les acides gras trans a réduit les maladies coronariennes de 11% dans son pays.

«Ce sont les groupes les plus défavorisés financièrement qui en bénéficieront le plus», a-t-il déclaré lors de la cérémonie.

Les maladies cardiovasculaires sont la principale cause de décès dans le monde.

On estime que 17,9 millions de personnes sont mortes de ces maladies en 2019, dont 85% étaient dues à des crises cardiaques et à des accidents vasculaires cérébraux.

Se débarrasser des acides gras trans est considéré comme un moyen simple d'en réduire le nombre.

Leur élimination «est économiquement, politiquement et techniquement réalisable et sauve des vies pratiquement sans que cela coûte aux gouvernements ou aux consommateurs», a déclaré Tom Frieden, président de l'organisation à but non lucratif Resolve to Save Lives, qui travaille en partenariat avec l'OMS sur ce sujet.

«Ce composé nocif est inutile et il ne manque à personne quand il est éliminé», a souligné Tom Frieden, ancien directeur du réseau des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) des Etats-Unis.

Il a averti les pays qui rechignaient à mettre en oeuvre les bonnes pratiques qu'ils risquaient de devenir des «dépotoirs» à acides gras trans.

Cette photo prise et diffusée le 15 décembre 2023 par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), montre le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, s'exprimant lors d'une conférence de presse avec les correspondants de presse auprès des Nations Unies (ACANU) au siège de l'OMS à Genève. (Photo par Christopher Black /OMS / AFP)


Le secteur privé, moteur du rapprochement économique entre la France et l’Arabie saoudite

En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
  • Dans un entretien accordé à Arab News en français, Sultan Almusallam souligne la dynamique des relations économiques franco-saoudiennes, avec 12 milliards de dollars d’échanges en 2025
  • À Vision Golfe, la Fédération des chambres saoudiennes veut accélérer les partenariats avec les entreprises françaises en facilitant les investissements et le commerce, dans le cadre des objectifs de Vision 2030

PARIS: À l’occasion de sa première participation à Vision Golfe, le secrétaire général de la Fédération des chambres saoudiennes, Sultan Almusallam, a réaffirmé, dans un entretien accordé à Arab News en français, la volonté du Royaume de renforcer ses liens économiques avec la France. Selon lui, les priorités françaises en matière d’expertise, d’innovation et de développement « s’inscrivent pleinement dans les objectifs de la Vision 2030 du Royaume et au-delà », créant des opportunités de coopération dans des secteurs stratégiques.

Cette dynamique se traduit déjà par des résultats concrets. « La croissance soutenue des échanges commerciaux entre les deux pays au cours des cinq dernières années est un indicateur positif. Sur un an, les échanges ont progressé de 7,8 %, atteignant 12 milliards de dollars en 2025 », souligne Sultan Almusallam. Dans le même temps, les investissements français en Arabie saoudite ont presque triplé en cinq ans, passant de 7 à 19 milliards de riyals saoudiens.

Aujourd’hui, 500 entreprises françaises sont implantées en Arabie saoudite, dont 30 ont choisi Riyad comme siège régional, un chiffre appelé à progresser.

Pour le secrétaire général, cette croissance repose sur la complémentarité des savoir-faire. « L’expertise française est en phase avec les ambitions saoudiennes », explique-t-il, citant notamment les secteurs du MICE (Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions), de la culture, du tourisme et de l’économie créative.

Les prochains grands événements internationaux organisés en Arabie saoudite, notamment l’Expo 2030 et la Coupe du monde de football, ouvrent selon lui de nouvelles perspectives de coopération. Il cite le groupe hôtelier Accor, fortement implanté dans le Royaume et engagé dans le recrutement de talents saoudiens, comme « un modèle à reproduire dans d’autres secteurs ».

Dans son entretien avec Arab News en français, Sultan Almusallam insiste également sur le rôle de la coopération culturelle dans le développement des relations économiques. Les initiatives telles qu’Afalula, ainsi que l’inscription de huit sites saoudiens au patrimoine mondial de l’UNESCO au cours des dix dernières années, contribuent selon lui à renforcer les liens entre les deux pays.

« Les relations d’affaires ne peuvent se construire que sur la confiance, et la confiance se construit à travers les relations entre les peuples », affirme-t-il. Il souligne également la présence d’environ 16 000 expatriés français en Arabie saoudite, qui contribue à renforcer cet écosystème de coopération.

Le responsable saoudien estime par ailleurs que l’image du Royaume évolue rapidement. « Nous avons encore des efforts à faire pour faire connaître au public français la beauté de l’Arabie saoudite », confie-t-il, ajoutant que « la majorité des personnes qui découvrent le Royaume sont surprises par l’accueil qui leur est réservé ». Selon lui, le développement du tourisme, de la culture et des grands événements favorise les échanges humains, lesquels stimulent ensuite les relations d’affaires.

Au-delà des chiffres, Sultan Almusallam affirme que la mission de la Fédération est d’accompagner davantage les entreprises françaises. En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a rencontré le MEDEF, les chambres de commerce ainsi que plusieurs représentants du secteur privé français afin d’identifier les obstacles au commerce et à l’investissement.

« Nous sommes ici pour écouter. Aucun environnement d’investissement n’est parfait. Nous voulons comprendre les barrières auxquelles les entreprises françaises sont confrontées et trouver des solutions », explique-t-il.

Cette ambition s’inscrit dans la stratégie 2026-2030 récemment lancée par la Fédération des chambres saoudiennes, en cohérence avec la troisième phase de Vision 2030. « Le secteur privé doit conduire cette nouvelle étape de la transformation économique », souligne Sultan Almusallam.

Aujourd’hui, celui-ci représente 52 % du PIB saoudien, une part qui devrait atteindre 65 % d’ici 2030. « Nous sommes sur la bonne voie. La question est désormais de savoir comment accélérer le rythme », conclut-il.


Plan d'économies à La Provence (CMA Média), avec de possibles départs

Les détails du plan d'économies, qui concerne le quotidien La Provence, la société de distribution et la régie publicitaire, doivent être arrêtés pour la fin d'année, relève le responsable. (AFP)
Les détails du plan d'économies, qui concerne le quotidien La Provence, la société de distribution et la régie publicitaire, doivent être arrêtés pour la fin d'année, relève le responsable. (AFP)
  • Détenu par l'armateur CMA CGM, du milliardaire Rodolphe Saadé, CMA Media cible 20 millions d'euros d'économies
  • Contacté par l'AFP, Jean-Louis Pelé, directeur général du groupe La Provence évoque "entre 20 et 30 postes susceptibles d'être revisités" dans le cadre d'un dispositif de GEPP (Gestion des emplois et des parcours professionnels)

MARSEILLE: CMA Média prévoit un plan d'économies au quotidien La Provence, pouvant comporter de 20 à 30 départs y compris à la rédaction, a-t-on appris mardi de sources concordantes au sein du journal marseillais, le groupe cherchant déjà à vendre les antennes locales de BFMTV.

Détenu par l'armateur CMA CGM, du milliardaire Rodolphe Saadé, CMA Media cible 20 millions d'euros d'économies, avec notamment un plan de départs volontaires au sein de RMC BFM. L'annonce d'une mise en vente des neuf chaînes locales de BFM avait provoqué une grève largement suivie.

Contacté par l'AFP, Jean-Louis Pelé, directeur général du groupe La Provence évoque "entre 20 et 30 postes susceptibles d'être revisités" dans le cadre d'un dispositif de GEPP (Gestion des emplois et des parcours professionnels), existant depuis 2023, confirmant une information du média d'investigation La Lettre.

Cherchant à "réaliser entre 1,5 et deux millions d'économies", la direction explore plusieurs pistes. "On va tout repeigner, contrats de prestations, coûts de papier, déplacements...", dit-il.

Les détails du plan d'économies, qui concerne le quotidien La Provence, la société de distribution et la régie publicitaire, doivent être arrêtés pour la fin d'année, relève le responsable.

"Tout ça se fait dans le cadre de notre stratégie de retour à l'information de proximité, mais dans une contrainte économique forte", poursuit M. Pelé. Car malgré un "redressement de la diffusion, notamment avec les municipales" en mars, le groupe a connu "un décrochage publicitaire."

Le syndicat SNJ La Provence évoque également "de nouveaux départs" dans le cadre de la GEPP. "Si tout reste à définir, entre 20 et 30 personnes pourraient être cette fois-ci ciblées" dont du personnel de la rédaction, selon un communiqué du SNJ consulté par l'AFP.

"La cartographie n'est pas faite, ça ne se fera pas avant la rentrée. Donc pour l'instant, c'est un peu prématuré", indique sous couvert d'anonymat un membre du CSE, rappelant que l'entreprise compte près de 300 salariés, pour moitié des journalistes.

D'après le SNJ, "l'enchaînement des GEPP, qui sont à l'origine des outils pour transformer les entreprises, ne saurait être à lui seul une stratégie". Dénonçant "un plan social déguisé", le syndicat souligne "qu'une personne partie grâce à cet outil ne peut pas être remplacée."

Via CMA Media, CMA CGM détient la chaîne télé d'information continue BFMTV, la radio RMC, les chaînes télé RMC Découverte, RMC Story et RMC Life, les journaux La Tribune/La Tribune Dimanche, La Provence et Corse Matin, ainsi que le média vidéo en ligne Brut.


La compagnie aérienne SAS va acheter jusqu’à 40 Airbus A330 pour plus de 10 milliards de dollars

Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
  • La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330
  • "Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme"

COPENHAGUE: La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330, la plus importante commande d'avions de son histoire, pour un montant total de plus de 10 milliards de dollars.

"Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme" en attendant les A330-900neo, a indiqué dans un communiqué SAS, dont Air France-KLM doit devenir le principal actionnaire d'ici la fin de l'année.