Irak: Un groupe armé pro-Iran dit «suspendre» ses attaques contre les soldats américains

Les Brigades du Hezbollah ont annoncé la suspension de toutes leurs opérations militaires contre les troupes américaines dans la région, dans une décision visant à éviter un « embarras » pour le gouvernement irakien, a indiqué le groupe dans un communiqué (Photo, AFP).
Les Brigades du Hezbollah ont annoncé la suspension de toutes leurs opérations militaires contre les troupes américaines dans la région, dans une décision visant à éviter un « embarras » pour le gouvernement irakien, a indiqué le groupe dans un communiqué (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 31 janvier 2024

Irak: Un groupe armé pro-Iran dit «suspendre» ses attaques contre les soldats américains

  • Les Brigades du Hezbollah, influent groupe armé pro-Iran en Irak, ont annoncé mardi «suspendre» leurs opérations militaires contre les troupes américaines
  • Réagissant à cette annonce lors d'un point presse à Washington, le porte-parole du Pentagone Pat Ryder a estimé que «les actions parlent plus fort que les mots»

BAGDAD: Les Brigades du Hezbollah, influent groupe armé pro-Iran en Irak, ont annoncé mardi "suspendre" leurs opérations militaires contre les troupes américaines, Washington ayant promis des représailles après l'attaque de drone en Jordanie qui a coûté la vie à trois de ses soldats.

"Nous annonçons la suspension de nos opérations militaires et sécuritaires contre les forces d'occupation, afin d'épargner tout embarras au gouvernement irakien", a annoncé le groupe sur son site Internet, dans un communiqué signé du secrétaire général Abou Hussein al-Hamidawi.

Réagissant à cette annonce lors d'un point presse à Washington, le porte-parole du Pentagone Pat Ryder a estimé que "les actions parlent plus fort que les mots".

"Nous avions appelé les groupes parrainés par l'Iran à cesser leurs attaques. Ils ne l'ont pas fait. Nous répondrons donc au moment que nous choisirons, et comme nous le voulons", a-t-il martelé.

Dimanche, trois soldats américains ont été tués et une quarantaine blessés dans une frappe de drone visant la "Tour 22", base logistique située en Jordanie à la frontière avec la Syrie.

Stationnés en Irak et en Syrie, les soldats américains et ceux de la coalition internationale antijihadiste ont été visés par des dizaines d'attaques depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas, le 7 octobre. Jusque là toutefois ces frappes de drones et tirs de roquettes n'avaient pas entraîné de pertes humaines.

Représailles «conséquentes»

Le président américain Joe Biden a promis des représailles "conséquentes", et indiqué tenir l'Iran "responsable" d'avoir fourni l'armement nécessaire à cette frappe, mais réaffirmé qu'il ne "cherchait pas" une "guerre plus étendue au Moyen-Orient", l'Iran démentant pour sa part toute implication dans l'attaque en Jordanie.

Dans leur communiqué, les Brigades affirment d'ailleurs que leurs "frères" de la "République islamique" d'Iran "se sont à plusieurs reprises opposés à la pression et à l'escalade contre les forces d'occupation américaines en Irak et en Syrie".

Classées groupe "terroriste" par Washington et visées par des sanctions, les Brigades du Hezbollah --Kataëb Hezbollah en arabe-- ont déjà été visées ces dernières semaines par des frappes américaines en Irak.

Lundi, Sabrina Singh, une porte-parole du Pentagone, avait indiqué que l'attaque de drone en Jordanie portait "l'empreinte des Kataëb Hezbollah".

Depuis la mi-octobre, au moins 165 attaques ont visé les troupes américaines et celles de la coalition antijihadiste en Irak et Syrie, dans le cadre des tensions régionales alimentées par la guerre à Gaza entre Israël et le mouvement islamiste palestinien du Hamas.

La plupart ont été revendiquées par la "Résistance islamique en Irak", nébuleuse de combattants issus des groupes armés pro-Iran, qui dit agir en soutien aux Palestiniens et réclame le départ des soldats américains déployés en Irak.

Malgré la suspension des attaques, les Brigades du Hezbollah appellent mardi leurs combattants à "pratiquer une défense passive en cas d'action américaine hostile à leur encontre".


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.