Gaza: «confirmation positive» du Hamas sur une proposition de trêve «approuvée» par Israël, affirme le Qatar

Des soldats israéliens nettoient les chaînes de chars à une position proche de la frontière avec la bande de Gaza, à leur retour d'une mission le 1er février 2024, au milieu des combats en cours entre Israël et le groupe militant palestinien Hamas. (AFP)
Des soldats israéliens nettoient les chaînes de chars à une position proche de la frontière avec la bande de Gaza, à leur retour d'une mission le 1er février 2024, au milieu des combats en cours entre Israël et le groupe militant palestinien Hamas. (AFP)
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Publié le Vendredi 02 février 2024

Gaza: «confirmation positive» du Hamas sur une proposition de trêve «approuvée» par Israël, affirme le Qatar

  • Jeudi, le président américain, Joe Biden, a adopté une mesure sans précédent, visant à sanctionner des colons israéliens accusés de violences à l'encontre de Palestiniens en Cisjordanie occupée
  • La guerre a poussé 1,7 million d'habitants de Gaza, selon l'ONU, sur un total de 2,4 millions, à fuir leur foyer

TERRITOIRES PALESTINIENS: Le Hamas a donné jeudi une "première confirmation positive" à une proposition de pause humanitaire à Gaza et de libération d'otages, solution "approuvée" aussi par Israël, selon le médiateur qatari, alors que les combats font rage dans le territoire palestinien.

Une source proche du Hamas à Gaza a toutefois déclaré à l'AFP qu'il n'y avait toujours pas de consensus sur la proposition et que "la déclaration du Qatar (était) précipitée et fausse".

Jeudi, le président américain, Joe Biden, a adopté une mesure sans précédent, visant à sanctionner des colons israéliens accusés de violences à l'encontre de Palestiniens en Cisjordanie occupée, où les violences se sont accrues en marge de la guerre à Gaza pour atteindre selon lui "des niveaux intolérables".

Israël a rétorqué qu'il n'y avait "pas de place pour des mesures exceptionnelles" contre les colons.

A Gaza, où les combats et les raids israéliens se poursuivent, aggravant la situation humanitaire déjà désastreuse, des témoins ont fait état de frappes israéliennes à proximité de l'hôpital Nasser de Khan Younès (sud), où se cachent, selon Israël, des dirigeants du mouvement islamiste palestinien.

"Le Hamas compte 10 000 terroristes morts et 10 000 autres blessés qui sont hors de combat, un coup dur porté à leur capacité", a affirmé le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant.

Le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, est attendu en Egypte jeudi ou vendredi pour discuter d'un nouvel arrêt des combats, près de quatre mois après le début de la guerre déclenchée par l'attaque sanglante de son mouvement contre Israël.

Ces pourparlers doivent porter sur une proposition de trêve et d'échange d'otages contre des prisonniers palestiniens faite à l'issue d'une récente réunion à Paris entre le chef de la CIA, William Burns, et des responsables égyptiens, israéliens et qataris.

«Bonnes nouvelles dans deux semaines»

Cette proposition a été "approuvée par la partie israélienne", selon le porte-parole de la diplomatie du Qatar, Majed al-Ansari. "Nous avons maintenant une première confirmation positive de la part du Hamas", a-t-il affirmé, espérant que "dans les deux prochaines semaines, nous serons en mesure de partager de bonnes nouvelles à ce sujet".

Auparavant, une source du Hamas avait indiqué que la proposition porte sur trois phases, dont la première prévoit une trêve de six semaines durant laquelle Israël devra libérer entre 200 et 300 prisonniers palestiniens en échange de 35 à 40 otages détenus à Gaza, et 200 à 300 camions d'aide pourront entrer chaque jour dans le territoire palestinien.

Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, va retourner "dans les prochains jours" au Moyen-Orient pour appuyer les efforts pour parvenir à cette deuxième trêve.

Quelque 250 personnes ont été enlevées et emmenées dans la bande de Gaza le jour de l'attaque du Hamas, dont une centaine ont été libérées fin novembre lors d'une première trêve, en échange de prisonniers palestiniens détenus par Israël. Selon les autorités israéliennes, 132 otages restent détenus à Gaza. Parmi eux, 27 ont été déclarés morts par l'armée.

Le Hamas, considéré comme une organisation terroriste par Israël, les Etats-Unis et l'Union européenne notamment, a réclamé un cessez-le-feu total en préalable à tout accord.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, évoquait lui une possible trêve mais a affirmé qu'il ne mettra fin à l'offensive qu'une fois le Hamas éliminé, les otages libérés, et après avoir reçu des garanties sur la sécurité future d'Israël.

M. Netanyahu se trouve sous pression à la fois des familles d'otages pour une libération et de membres de son gouvernement, hostiles à un accord qui serait trop généreux, selon eux, pour les Palestiniens.

La guerre a éclaté le 7 octobre lorsque des commandos du Hamas infiltrés depuis Gaza ont mené une attaque sans précédent sur le sol israélien, qui a fait environ 1.163 morts, majoritairement des civils, selon un nouveau décompte de l'AFP réalisé à partir de chiffres officiels israéliens.

En riposte, Israël a juré d'"anéantir" le Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007, et lancé une offensive militaire qui a fait 27.019 morts, en grande majorité des civils, selon le ministère de la Santé du mouvement palestinien.

«Inhabitable»

Dans le bande de Gaza devenue "inhabitable", d'après l'ONU, la population "meurt de faim" et "est poussée au bord du gouffre", selon l'Organisation mondiale de la santé.

L'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), qui a dit jeudi redouter de devoir cesser ses activités "d'ici fin février", s'est vue cependant proposée par un élu norvégien pour le Nobel de la paix, "pour son travail de longue haleine visant à fournir un soutien vital à la Palestine et à la région".

Treize pays donateurs ont suspendu leur contribution à cette agence après des accusations d'Israël à l'encontre de 12 de ses employés soupçonnés d'implication dans l'attaque du 7 octobre. L'Unrwa avait annoncé avoir licencié la plupart des salariés concernés.

La guerre a poussé 1,7 million d'habitants de Gaza, selon l'ONU, sur un total de 2,4 millions, à fuir leur foyer.

A mesure que les combats s'étendaient, plus d'1,3 million de déplacés, d'après l'ONU, se retrouvent entassés à présent à Rafah, piégés contre la frontière fermée avec l'Egypte.

Des Palestiniens arrêtés par l'armée israélienne dans la bande de Gaza, actuellement soignés dans un hôpital de Rafah après avoir été libérés jeudi, ont raconté à l'AFP avoir été victimes de violences et de privations en détention.

"Au cours des 72 premières heures, boire, manger ou aller aux toilettes était interdit. On était menottés et on avait les yeux bandés pendant les sept jours" qu'ont duré la détention, a dit Khaled al-Nabrisse, 48 ans, habitant de Khan Younès.

Interrogée par l'AFP sur ces allégations, l'armée israélienne a déclaré avoir arrêté "des individus soupçonnés d'être impliqués dans des activités terroristes" et assuré qu'ils avaient été traités "en conformité avec le droit international".


L’Arabie saoudite fournit plus de 142 milliards de dollars d’aide à 173 pays

Al-Rabeeah a déclaré que le Royaume avait mené à bien 8 406 projets humanitaires, d'aide, de développement et caritatifs d'une valeur totale de plus de 142 milliards de dollars dans 173 pays. (Fourni)
Al-Rabeeah a déclaré que le Royaume avait mené à bien 8 406 projets humanitaires, d'aide, de développement et caritatifs d'une valeur totale de plus de 142 milliards de dollars dans 173 pays. (Fourni)
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  • Al-Rabeeah a ajouté que, sous la direction du roi Salmane et du prince héritier Mohammed ben Salmane, les efforts humanitaires du Royaume s’étaient considérablement intensifiés

LONDRES : Le Dr Abdullah Al-Rabeeah, directeur général de KSrelief, a souligné le rôle de premier plan joué par l'Arabie saoudite dans l'action humanitaire mondiale.

Lors d’une conférence sur l’humanité en médecine au Zayed Centre for Research into Rare Disease in Children, au Great Ormond Street Hospital de Londres, Al-Rabeeah a indiqué que le Royaume avait réalisé 8 406 projets humanitaires, de secours, de développement et caritatifs, pour une valeur de plus de 142 milliards de dollars dans 173 pays.

Cela le classe au premier rang du monde arabe et en fait l’un des principaux donateurs au niveau international.

Al-Rabeeah a ajouté que, sous la direction du roi Salmane et du prince héritier Mohammed ben Salmane, les efforts humanitaires du Royaume s’étaient fortement développés.

Depuis sa création en 2015, KSrelief a à lui seul mis en œuvre 3 881 projets d’une valeur de plus de 8,25 milliards de dollars dans 109 pays, couvrant des secteurs clés tels que la santé, la sécurité alimentaire, l’éducation et l’eau.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les forces israéliennes tuent 13 personnes lors d'une opération dans le sud de la Syrie

Un homme assis sur des décombres dans un site endommagé à la suite d'un raid israélien vendredi à Beit Jinn, en Syrie. (Reuters)
Un homme assis sur des décombres dans un site endommagé à la suite d'un raid israélien vendredi à Beit Jinn, en Syrie. (Reuters)
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  • Des troupes israéliennes ont arrêté des membres présumés de ce que l’armée a appelé l’organisation Jemaah islamique lors d’une opération nocturne dans le village syrien de Beit Jinn
  • Au moins 10 personnes auraient été tuées lors du raid, selon la télévision d’État syrienne.

DUBAÏ : Au moins 13 personnes ont été tuées et 24 blessées par les forces israéliennes lors d’un raid nocturne sur le village de Beit Jinn, dans le sud de la Syrie, selon l’agence syrienne SANA.

Le ministère syrien des Affaires étrangères a condamné l’opération comme un « crime de guerre » et accusé Israël de vouloir « enflammer la région ».

« Nous dormions quand nous avons été réveillés à trois heures du matin par des tirs », a raconté le blessé Iyad Taher à l’AFP depuis l’hôpital Al-Mouwassat à Damas.

« Nous sommes sortis pour voir ce qui se passait et nous avons vu l’armée israélienne dans le village, des soldats et des chars. Puis ils se sont retirés, l’aviation est arrivée et les obus ont commencé à tomber. J’ai été touché au cou par des éclats. »

Un responsable local a indiqué à l’AFP que les forces israéliennes avaient fait irruption dans le village pour capturer trois hommes, déclenchant des affrontements.

« Après les affrontements, les forces d’occupation israéliennes ont bombardé la zone à l’artillerie et aux drones », a déclaré le responsable du village, Abdul Rahman Al-Hamrawi.

À l’hôpital, Ahmad Kamal a raconté à l’AFP que lui et d’autres « avaient ouvert le feu sur la patrouille israélienne pour se défendre et les empêcher de nous emmener. Mon frère a été tué et j’ai été blessé. »

Les troupes israéliennes affirment avoir arrêté des membres présumés de la Jamaa Islamiya, groupe basé au Liban et allié au Hamas palestinien, lors de l’opération nocturne.

Selon l’armée israélienne, les soldats ont essuyé des tirs et ont riposté avec un soutien aérien, faisant six blessés dans leurs rangs.

L’armée affirme que toutes les cibles recherchées ont été arrêtées et que plusieurs combattants ont été tués, ajoutant que des troupes restent déployées dans la zone.

Israël a mené de nombreuses frappes en Syrie en 2025, visant des secteurs autour de Damas et dans le sud du pays, affirmant vouloir contrer des menaces et protéger la communauté druze proche de la frontière.

Israël dit agir contre des groupes qu’il considère comme hostiles, tandis que les autorités syriennes affirment que les frappes ont tué des soldats.

Depuis la chute du président syrien Bachar Al-Assad en décembre 2024 et l’arrivée d’un nouveau leadership à Damas, Israël a mené des centaines de frappes en Syrie.

Israël a également envoyé des troupes dans la zone tampon patrouillée par l’ONU, qui sépare les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan depuis 1974.

Israël occupe le Golan syrien depuis 1967 et l’a annexé en 1981, une décision non reconnue par la communauté internationale.

Dans une résolution adoptée le 6 novembre, le Conseil de sécurité de l’ONU a réaffirmé son ferme soutien à la « souveraineté, l’indépendance, l’intégrité territoriale et l’unité nationale » de la Syrie.

Au cours de l’été, des contacts de haut niveau ont eu lieu entre responsables israéliens et syriens, avec l’aide de Paris et Washington.

L'envoyée spéciale adjointe de l’ONU pour la Syrie, Najat Rochdi, a condamné l’attaque israélienne, la qualifiant de « violation grave et inacceptable de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Syrie ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le métro de Riyad bat le record Guinness du plus long réseau sans conducteur

Un métro arrive à la station King Saud University à Riyad, le 27 avril 2025. (AFP)
Un métro arrive à la station King Saud University à Riyad, le 27 avril 2025. (AFP)
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  • Le métro de Riyad comprend six lignes intégrées et 85 stations, et intègre des technologies de pointe
  • Le système de transports publics de Riyad, incluant le métro et les bus, soutient le trafic, l’économie, le développement urbain et la vie sociale de la ville

LONDRES : Le Guinness World Records a officiellement certifié le métro de Riyad comme le plus long réseau de métro sans conducteur au monde, avec 176 kilomètres, mettant en lumière les avancées rapides de l’Arabie saoudite dans le domaine des transports modernes.

Le métro de Riyad constitue un élément essentiel de l’initiative de transport public dans la capitale saoudienne. Il comporte six lignes intégrées, 85 stations, et fait appel à des technologies de pointe.

Le système fonctionne selon un modèle automatisé sans conducteur, géré par des salles de contrôle avancées garantissant des niveaux élevés de précision, de sécurité et de qualité, selon l’agence de presse saoudienne (SPA).

L'ouvrage de référence annuel indique que le métro de Riyad a été « conçu pour améliorer la mobilité urbaine, réduire les embouteillages et promouvoir la durabilité grâce à des solutions de transport respectueuses de l'environnement ».

Le réseau de transports publics de Riyad, incluant métro et bus, soutient le trafic de la ville, son économie, son développement urbain et sa vie sociale.

Cette réalisation met en avant les efforts de la Commission royale pour la ville de Riyad visant à adopter des concepts de transport urbain innovants et durables, démontrant son engagement en faveur d’infrastructures modernes qui améliorent la qualité de vie et soutiennent la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, ajoute la SPA.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com