L’Iran retire des cadres du CGRI de Syrie après des frappes israéliennes meurtrières

Des personnes endeuillées assistent aux funérailles de trois membres du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) tués à Damas lors d’une frappe imputée à Israël, le 20 janvier. (AFP).
Des personnes endeuillées assistent aux funérailles de trois membres du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) tués à Damas lors d’une frappe imputée à Israël, le 20 janvier. (AFP).
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Publié le Vendredi 02 février 2024

L’Iran retire des cadres du CGRI de Syrie après des frappes israéliennes meurtrières

  • Le 20 janvier, une attaque a tué cinq gardiens, dont un général qui dirigeait les renseignements de la force Al-Qods, responsable des opérations à l’étranger
  • Le 25 décembre, une autre offensive, menée à l’extérieur de Damas, a tué un haut conseiller des Gardiens de la révolution chargé de la coordination entre la Syrie et l’Iran

DJEDDAH: L’Iran a retiré de Syrie les officiers de haut rang du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) à la lumière d’une série de frappes aériennes israéliennes qui ont tué au moins six «conseillers» militaires depuis le mois de décembre.

Le 20 janvier, une attaque a tué cinq gardiens, dont un général qui dirigeait les renseignements de la force Al-Qods, responsable des opérations à l’étranger. La frappe a rasé un immeuble à Damas.

Le 25 décembre, une autre offensive, menée à l’extérieur de Damas, a tué un haut conseiller des Gardiens de la révolution chargé de la coordination entre la Syrie et l’Iran. Le Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, a animé les prières lors de ses funérailles.

Un haut responsable de la sécurité régionale, qui a reçu des instructions de Téhéran, a déclaré que les commandants iraniens de haut rang avaient quitté la Syrie avec des dizaines d’officiers de rang intermédiaire dans le but de réduire leur présence dans ce pays.

Selon une autre source, un responsable régional proche de l’Iran, ceux qui se trouvent toujours en Syrie auraient quitté leurs bureaux et demeureraient hors de vue. «Les Iraniens n’abandonneront pas la Syrie, mais ils ont réduit autant que possible leur présence et leurs déplacements.»

Le 20 janvier, une attaque a tué cinq gardiens, dont un général qui dirigeait les renseignements de la force Al-Qods.

Les dirigeants du CGRI auraient fait part de leurs inquiétudes aux autorités syriennes quant au rôle joué par les fuites d’informations des services de sécurité syriens dans les attaques meurtrières israéliennes. La précision des frappes avait incité les gardiens à déplacer les sites opérationnels et les résidences des officiers.

Les ressources iraniennes en Syrie et en Irak font également l’objet de représailles de la part des États-Unis après que, la semaine dernière, trois soldats américains ont été tués dans une frappe de drone sur une base militaire dans le nord de la Jordanie. Les États-Unis ont imputé l’attaque aux Kataeb Hezbollah, une milice pro-iranienne en Irak.

Les médias américains ont rapporté jeudi que la Maison-Blanche avait approuvé des plans de frappes sur plusieurs jours contre des cibles irakiennes et syriennes, notamment «des installations et du personnel iraniens».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les détenteurs de visas ne pourront pas accéder à La Mecque pendant la saison du Hajj

Des pèlerins musulmans se recueillent autour de la Kaaba, à la Grande Mosquée, lors du pèlerinage annuel du Hajj à La Mecque, en Arabie saoudite, le 25 juin 2023. (AFP)
Des pèlerins musulmans se recueillent autour de la Kaaba, à la Grande Mosquée, lors du pèlerinage annuel du Hajj à La Mecque, en Arabie saoudite, le 25 juin 2023. (AFP)
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  • Du 23 mai au 21 juin, seuls les pèlerins munis de permis de Hajj seront autorisés à entrer à La Mecque, sous peine de sanctions en cas d'infraction
  • Le ministère a exhorté les visiteurs qui sont actuellement en Arabie saoudite à éviter de se rendre à La Mecque pendant la période spécifiée

RYAD: Le ministère saoudien de l'Intérieur a annoncé que les détenteurs de visas de visite ne seront pas autorisés à entrer ou à séjourner à La Mecque pendant la saison du Hajj.

Du 23 mai au 21 juin, seuls les pèlerins munis de permis de Hajj seront autorisés à entrer à La Mecque, sous peine de sanctions en cas d'infraction.

Le ministère a souligné que les visas de visite ne permettaient pas d'effectuer le Hajj. Il a également exhorté les visiteurs qui sont actuellement en Arabie saoudite à éviter de se rendre à La Mecque pendant la période spécifiée.

«Les contrevenants seront soumis à des sanctions, conformément aux lois en vigueur dans le Royaume», lit-on dans un communiqué du ministère.

Le ministère de l'Intérieur avait précédemment annoncé qu'il infligerait des amendes d'un montant de 2 666 dollars (1 dollar = 0,92 euro) à toute personne, citoyens saoudiens compris, surprise en train d'entrer à La Mecque sans permis de Hajj entre le 2 et le 20 juin.


Gaza:Des militants palestiniens diffuse une vidéo d'un otage israélien en vie

Une image extraite d'une vidéo publiée par le groupe militant palestinien Jihad islamique le 28 mai 2024, montre un otage israélien détenu à Gaza, identifié par les médias israéliens comme étant l'otage russo-israélien de 28 ans Sasha Trupanov, s'adressant à la caméra ( Photo, AFP).
Une image extraite d'une vidéo publiée par le groupe militant palestinien Jihad islamique le 28 mai 2024, montre un otage israélien détenu à Gaza, identifié par les médias israéliens comme étant l'otage russo-israélien de 28 ans Sasha Trupanov, s'adressant à la caméra ( Photo, AFP).
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  • Le jeune homme, identifié par les médias israéliens comme étant Sacha Trupanov, 28 ans, est un citoyen israélo-russe
  • Sa mère, sa grand-mère et sa petite amie qui avaient été enlevées le même jour ont été libérées lors de la trêve fin novembre

GAZA: Le Jihad islamique palestinien a diffusé mardi la vidéo d'un otage israélien en vie s'exprimant en hébreu dans un court message.

Le jeune homme, identifié par les médias israéliens comme étant Sacha Trupanov, 28 ans, est un citoyen israélo-russe. Il avait été capturé le 7 octobre dans le kibboutz Nir Oz puis emmené dans la bande de Gaza.

Sa mère, sa grand-mère et sa petite amie qui avaient été enlevées le même jour ont été libérées lors de la trêve fin novembre entre le Hamas et Israël, qui a permis la libération de 105 otages.

Son père Vitaly Trupanov, 50 ans, avait été tué lors de l'attaque.

"Voir mon Sasha à la télévision aujourd'hui est très réconfortant, mais cela me brise aussi le cœur qu'il soit en captivité depuis si longtemps. J'en appelle à tout le monde, à tous les décisionnaires, s'il vous plaît, faites tout, absolument tout, pour ramener mon fils et tous les otages à la maison maintenant !", a déclaré sa mère Yelena Trupanov, dans un court message publié par le Forum des familles d'otages.

Preuve 

Le Hamas et le Jihad islamique palestinien ont déjà, par le passé, diffusé des vidéos d'otages.

Cette vidéo "est une preuve supplémentaire que le gouvernement israélien doit donner un mandat clair à l'équipe de négociation, qui pourra aboutir à un accord pour le retour de tous les otages", affirme le Forum des familles d'otages, principale association israélienne de proches d'otages retenus dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre.

Ce jour-là, des commandos du Hamas ont mené une attaque sans précédent dans le sud d'Israël, qui a entraîné la mort de 1.189 personnes, en majorité des civils, selon un bilan de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes.

Ils ont également enlevé 252 personnes. Parmi elles, selon Israël, 121 sont toujours détenues dans la bande de Gaza, dont 37 sont considérées mortes par l'armée israélienne.

La vaste opération militaire menée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 36.000 morts, en majorité des civils, selon le ministère de la Santé du gouvernement de Gaza, dirigé par le Hamas.


L’Arabie saoudite condamne la poursuite des actes génocidaires perpétrés par Israël à Rafah

Un garçon palestinien fouille parmi les débris sur le site d’une frappe israélienne, menée la veille sur un camp de personnes déplacées à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 28 mai 2024. (AFP)
Un garçon palestinien fouille parmi les débris sur le site d’une frappe israélienne, menée la veille sur un camp de personnes déplacées à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 28 mai 2024. (AFP)
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  • Le Royaume tient les autorités israéliennes pour pleinement responsables de ce qui se passe à Rafah et dans tous les territoires palestiniens occupés
  • Les chars israéliens ont avancé, pour la première fois, au cœur de Rafah, après une nuit de bombardements intenses

RIYAD: L’Arabie saoudite a condamné, mardi, la poursuite des «massacres génocidaires contre le peuple palestinien» par les forces israéliennes qui ont ciblé les tentes de réfugiés palestiniens sans défense à Rafah.

Le Royaume tient les autorités israéliennes pour pleinement responsables de ce qui se passe à Rafah et dans tous les territoires palestiniens occupés, indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

L’armée israélienne a nié avoir frappé, mardi, un camp de tentes à l’ouest de la ville de Rafah après que les autorités sanitaires de Gaza ont déclaré que les bombardements de chars israéliens avaient tué au moins vingt et une personnes là-bas, dans ce qu’Israël qualifie de «zone d’évacuation civile».

Plus tôt, défiant un appel de la Cour internationale de justice (CIJ), les chars israéliens ont avancé, pour la première fois, au cœur de Rafah, après une nuit de bombardements intenses, tandis que l’Espagne, l’Irlande et la Norvège ont officiellement reconnu un État palestinien – une décision qui a renforcé l’isolement international d’Israël.

L’Arabie saoudite a répété que la violation flagrante, par les forces israéliennes, de toutes les lois et normes internationales et humanitaires, à la lumière du silence de la communauté internationale, exacerbe cette catastrophe humanitaire palestinienne sans précédent et met en jeu la crédibilité de l’institution de légitimité internationale.

«Le Royaume insiste sur la nécessité pour la communauté internationale d’assumer ses responsabilités pour mettre fin aux massacres contre le peuple palestinien et exiger des comptes des responsables», conclut le communiqué.

(Avec Reuters)

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com