Soudan du Sud: 18 morts dont 8 militaires dans des affrontements armés

Des soldats soudanais conduisent une camionnette dans une rue de la ville de Gedaref, au Soudan, le 14 janvier 2024, dans le contexte du conflit en cours au Soudan entre l'armée et les paramilitaires (Photo, AFP).
Des soldats soudanais conduisent une camionnette dans une rue de la ville de Gedaref, au Soudan, le 14 janvier 2024, dans le contexte du conflit en cours au Soudan entre l'armée et les paramilitaires (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 07 février 2024

Soudan du Sud: 18 morts dont 8 militaires dans des affrontements armés

  • Mercredi, au moins 39 personnes ont été tuées et 53 autres blessés dans des combats entre deux groupes d'éleveurs d'Etats voisins dans le centre du pays
  • Les affrontements sont réguliers à Abyei, dont le statut n'a pas été réglé depuis l'indépendance du Soudan du Sud en 2011 et qui est placée sous la protection de l'ONU

JUBA: Dix-huit personnes, dont huit membres des forces de sécurité, ont été tuées lundi dans des attaques armées dans l'ouest du Soudan du Sud, a déclaré mardi à l'AFP le gouverneur par intérim de l'Etat.

"Huit sont des militaires et dix sont des civils. C'est dans la matinée (de lundi) que les assaillants ont attaqué le commissariat" à Tharkueng Payam, a déclaré à l'AFP le gouverneur par intérim de l'Etat du Bahr el Ghazal occidental, Arkenjelo Anyar Anyar.

Parmi les civils tués, se "trouvent des enfants, des femmes, des personnes âgées. Ils ont été brûlés parce qu'ils ne pouvaient pas s'échapper", a déploré le gouverneur. Il a ajouté que plus de 2 000 personnes avaient été déplacées.

Selon Arkenjelo Anyar Anyar, des "jeunes armés" venus de l'Etat voisin du Warrap ont incendié un marché local, des habitations ainsi qu'un commissariat en raison d'un différend foncier.

"La situation est désormais sous contrôle", a affirmé le gouverneur adjoint.

Mercredi, au moins 39 personnes ont été tuées et 53 autres blessés dans des combats entre deux groupes d'éleveurs d'Etats voisins dans le centre du pays.

Entre fin janvier et début février, au moins 73 personnes ont été tuées dans des attaques à caractère ethnique entre Ngok et Twic, deux branches de l'ethnie Dinka, la plus nombreuse du pays, dans la région d'Abyei, zone frontalière contestée entre le Soudan et le Soudan du Sud.

Violences ethniques

Les affrontements sont réguliers à Abyei, dont le statut n'a pas été réglé depuis l'indépendance du Soudan du Sud en 2011 et qui est placée sous la protection de l'ONU.

Mardi, le président Salva Kiir et le vice-président Riek Machar ont appelé sur X "à la fin des violences", pointant notamment du doigt "le conflit foncier entre les communautés Ngok et Twic".

Ces conflits viennent s'ajouter aux violences à caractère politico-ethniques qui mine le plus jeune pays du monde, qui a obtenu son indépendance du Soudan en 2011.

Le Soudan du Sud a ensuite sombré dans une guerre civile opposant les ennemis jurés Riek Machar et Salva Kiir, qui a fait près de 400 000 morts et des millions de déplacés entre 2013 et 2018.

Un accord de paix signé en 2018 prévoit le principe d'un partage du pouvoir au sein d'un gouvernement d'union nationale, avec M. Kiir au poste de président et M. Machar à celui de vice-président.

Mais il reste largement inappliqué, en raison des querelles persistantes entre les deux rivaux, laissant le pays en proie à la violence, à l'instabilité et à la pauvreté, malgré ses ressources en pétrole.


Le prince héritier saoudien rencontre le sénateur américain Lindsey Graham à Riyad

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le sénateur américain Lindsey Graham se rencontrent à Riyad. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le sénateur américain Lindsey Graham se rencontrent à Riyad. (SPA)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré Lindsey Graham à Riyad pour discuter des relations bilatérales et des enjeux régionaux
  • Graham souligne la vision du prince héritier pour la région et son rôle clé dans une solution digne pour le peuple palestinien

RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré le sénateur américain Lindsey Graham à Riyad vendredi, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Les deux ont discuté des relations bilatérales entre l’Arabie saoudite et les États-Unis, ainsi que des développements régionaux.

Étaient également présents le ministre saoudien des Affaires étrangères Faisal ben Farhane, le ministre de la Défense Khaled Al-Saud et Musaad Al-Aiban, membre du Conseil des ministres.

Plus tôt, Graham avait déclaré que le prince héritier croyait en la nécessité de parvenir à une solution digne pour le peuple palestinien.

« L’Arabie saoudite est la clé de ce que j’espère voir se réaliser dans la région et dans le monde », a-t-il ajouté.

« La vision du prince héritier saoudien façonnera la région pour les générations à venir et est bénéfique pour le monde civilisé. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Pour le Hamas, tout arrangement sur Gaza doit commencer par "l'arrêt total de l'agression" d'Israël

Les Palestiniens se frayent un chemin dans un quartier dévasté, au milieu du conflit en cours entre Israël et le Hamas, à Gaza. (Reuters)
Les Palestiniens se frayent un chemin dans un quartier dévasté, au milieu du conflit en cours entre Israël et le Hamas, à Gaza. (Reuters)
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  • Le Hamas exige que tout accord sur Gaza commence par l’arrêt total de l’agression israélienne, la levée du blocus et le respect des droits nationaux palestiniens, notamment la liberté et l’autodétermination
  • Lors du Conseil de paix à Washington, Trump a annoncé plus de 7 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza, tandis qu’Israël insiste sur la démilitarisation préalable

Gaza, Territoires palestiniens: Tout arrangement concernant la bande de Gaza doit commencer par "l'arrêt total de l'agression israélienne", a déclaré le mouvement islamiste palestinien Hamas après la première réunion, à Washington, du "Conseil de paix" du président américain Donald Trump.

"Tout processus politique ou tout arrangement discuté concernant la bande de Gaza et l'avenir de notre peuple palestinien doit partir de l'arrêt total de l'agression (israélienne, NDLR), de la levée du blocus et de la garantie des droits nationaux légitimes de notre peuple, au premier rang desquels son droit à la liberté et à l'autodétermination", a écrit le Hamas dans un communiqué, publié jeudi soir à propos de cette rencontre.

M. Trump a réuni jeudi pour la première fois son "Conseil de paix", devant lequel plusieurs pays ont annoncé leurs contributions en argent et hommes pour la reconstruction de Gaza, après plus de quatre mois d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, qui s'accusent mutuellement de le violer au quotidien.

Selon le Hamas, "la tenue de cette réunion alors que se poursuivent les crimes de l'occupation (Israël, NDLR) et ses violations répétées de l'accord de cessez-le-feu impose à la communauté internationale, ainsi qu'aux parties participant au Conseil, de prendre des mesures concrètes l'obligeant à mettre fin à son agression, à ouvrir les points de passage, à laisser entrer l'aide humanitaire sans restrictions et à entamer immédiatement la reconstruction" de Gaza.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait insisté jeudi sur la nécessité de désarmer le Hamas avant toute reconstruction de la bande de Gaza.

"Nous sommes convenus avec notre allié, les Etats-Unis, qu'il n'y aurait pas de reconstruction de Gaza avant la démilitarisation de Gaza", a affirmé M. Netanyahu, absent à la réunion de Washington, où il était représenté par son ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar.

A Washington, M. Trump a déclaré que plusieurs pays, majoritairement du Golfe, avaient promis "plus de sept milliards de dollars" pour reconstruire le territoire palestinien, dévasté par deux ans de guerre.

L'Indonésie, pays en grande majorité musulman, assumera le rôle de commandant adjoint de la force internationale de stabilisation, prévue par le plan de M. Trump pour Gaza (endossé en novembre par le Conseil de sécurité des Nations unies), a annoncé le général américain Jasper Jeffers, qui a été nommé commandant de cette force.

Il a précisé que cinq pays s'étaient déjà engagés à fournir des troupes à cette force, citant outre l'Indonésie, le Maroc, le Kazakhstan, le Kosovo et l'Albanie.


Le prince héritier saoudien visite la Mosquée du Prophète à Médine

Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
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RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a visité la Mosquée du Prophète à Médine, a rapporté vendredi matin l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com