Liban: Un bombardement israélien tue un civil et endommage le réseau de distribution d'eau dans le sud

De la fumée s'élève au-dessus du village d'El-Khiam, à la frontière sud du Liban, lors d'un bombardement israélien le 7 février 2024, au milieu de tensions transfrontalières avec le Liban (Photo, AFP).
De la fumée s'élève au-dessus du village d'El-Khiam, à la frontière sud du Liban, lors d'un bombardement israélien le 7 février 2024, au milieu de tensions transfrontalières avec le Liban (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 08 février 2024

Liban: Un bombardement israélien tue un civil et endommage le réseau de distribution d'eau dans le sud

  • Un civil a été tué et deux autres personnes ont été blessées, dont une grièvement, lorsqu’un missile a frappé une maison dans le village de Khiam
  • Par ailleurs, une attaque de drone israélien a touché des systèmes de pompage de l'eau de source du Wazzani

BEYROUTH: Les bombardements israéliens dans les zones frontalières du sud du Liban ont fait un mort et causé d'importants dégâts aux réseaux d'approvisionnement en eau.

Un civil a été tué et deux autres personnes ont été blessées, dont une grièvement, lorsqu'un missile a frappé une maison dans le village de Khiam.

Par ailleurs, une attaque de drone israélien a touché des systèmes de pompage de l'eau de source du Wazzani.

Le droit de pomper l'eau du Wazzani, qui alimente la rivière Hasbani, est au centre d'une querelle entre le Liban et Israël depuis 2002.

Plusieurs villes et villages de la région frontalière dépendent de l'approvisionnement en eau du Wazzani.

Les frappes ont eu lieu alors que des avions de guerre israéliens auraient effectué des sorties à basse altitude au-dessus de Nabatieh, Arab Salim, Zrarieh et Beyrouth. 

Des opérations militaires limitées du Hezbollah contre l'armée israélienne ont eu lieu dans les fermes de de Chebaa et à Kfar Chouba, dans le territoire libanais occupé.

Par ailleurs, deux membres du Hezbollah ont été tués lors d'un raid israélien sur Homs, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

Des avions de combat israéliens auraient lancé des attaques sur les villes de Hula, Bani Haiyyan et Marwahin.

Pendant ce temps, des responsables de l’Établissement des eaux du Liban-Sud, devaient évaluer l'ampleur des dégâts causés aux pompes à eau de Wazzani.

L'eau de la source s'écoule ensuite par d'autres affluents dans le Jourdain, qui alimente le lac de Tibériade, principale source d'eau douce d'Israël.

Négociations frontalières

En 2004, le Liban a ouvert une station de pompage sur le fleuve Wazzani, augmentant ainsi l'approvisionnement en eau potable de 20 villages du sud à 11 millions de mètres cubes par an, ce qui a suscité l'indignation d'Israël.

Ali Taher Yassin, président de l'Union des municipalités de Jabal Amel, a déclaré à Arab News: «Les pompes de Wazzani couvrent directement la région de Wazzani, Ain Arab, et une partie importante de Khiam, Kfar kila, Odaisseh, Markaba, Houla, Rab al-Thalathin, et Blida.

«Elles alimentent aussi indirectement les stations de pompage de Markaba et de Taybeh, soit 42 villages du sud.

«Les pompes ne fonctionnent qu'à un tiers de leur capacité en raison de défaillances existantes que l'État n'a pas encore été en mesure de réparer.

«Le différend avec la partie israélienne portait sur la quantité d'eau pompée.

«Il s'agit d'une zone ouverte, et l'objectif israélien en la bombardant est d'assoiffer les gens et de nuire à la région», a-t-il expliqué.

Ce mercredi également, une visite prévue du ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, au Liban et dans la capitale Beyrouth, a été reportée.

À l'issue d'une réunion, les évêques maronites ont mis en garde «contre les tentatives en cours, au niveau international et local», visant à délimiter les frontières entre le Liban et Israël «sans aucune garantie internationale claire».

Les évêques ont indiqué que seul le président du Liban avait le pouvoir de négocier sur la question, et que la seule façon de sauvegarder la zone frontalière était «d'améliorer l'environnement politique et diplomatique».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com