Egypte: le président ordonne une augmentation de 50% du salaire minimum

Un ouvrier compte l'argent dans une station-service du Caire, le 2 mars 2023, alors que le gouvernement égyptien a annoncé une nouvelle hausse des prix du carburant. (AFP).
Un ouvrier compte l'argent dans une station-service du Caire, le 2 mars 2023, alors que le gouvernement égyptien a annoncé une nouvelle hausse des prix du carburant. (AFP).
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Publié le Jeudi 08 février 2024

Egypte: le président ordonne une augmentation de 50% du salaire minimum

  • En Egypte, la monnaie locale a perdu la moitié de sa valeur en un an à la suite de dévaluations successives, mais, selon des analystes
  • Avec une grave pénurie de devises étrangères qui paralyse le commerce, le coût de la vie dans cette économie dépendante des importations a continué d'augmenter

LE CAIRE: Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a ordonné mercredi une augmentation de 50% du salaire minimum, dans un contexte de hausse des prix consécutive à deux années de crise qui continue d'étrangler l'économie égyptienne.

"L'Etat se devant de soutenir les citoyens dans les circonstances actuelles, j'ai ordonné au gouvernement de promulguer un ensemble de mesures de protection sociale qui comprennent l'augmentation du salaire minimum de 50%, pour atteindre 6.000 livres égyptienne (environ 180 euros) par mois", a annoncé M. Sissi dans un communiqué.

Actuellement, le salaire minimum en Egypte est de 4.000 livres égyptienne (120 euros).

Cette augmentation concerne les médecins, les enseignants et les infirmières du secteur public, et promet également l'élévation du plafond d'exonération fiscale de 33%, a précisé dans un autre communiqué le porte-parole de la présidence, Ahmed Fahmy.

M. Fahmy a expliqué que la décision de M. Sissi visait à "alléger le fardeau du coût de la vie pour les citoyens", qui croulent sous le poids d'une crise économique qui a débuté en mars 2022 et qui ne montre aucun signe de répit.

Une délégation du Fonds monétaire international (FMI), qui a accordé un prêt de trois milliards de dollars à l'Egypte fin 2022, a récemment souligné "l'importance cruciale du renforcement des dépenses sociales pour protéger les groupes vulnérables" et "assurer des conditions de vie adéquates aux ménages à revenus faibles et moyens".

Mais les tranches de prêt et les examens de programme ont été maintes fois reportés jusqu'à ce que Le Caire avance sur les réformes économiques, y compris un "taux de change entièrement flexible", comme le stipule le FMI.

En Egypte, la monnaie locale a perdu la moitié de sa valeur en un an à la suite de dévaluations successives, mais, selon des analystes, elle est soutenue depuis le début de l'année dernière par le gouvernement, qui tente d'endiguer une inflation à 35%.

Avec une grave pénurie de devises étrangères qui paralyse le commerce, le coût de la vie dans cette économie dépendante des importations a continué d'augmenter.

Le nouveau salaire minimum de 6.000 livres représentait en 2020 le revenu mensuel moyen des familles en Egypte, où les deux tiers des 106 millions d'habitants sont pauvres ou au seuil de la pauvreté.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.