Gaza: mort d'un Palestinien travaillant à l'Institut français, faute de médicaments

Une photo prise depuis Rafah montre de la fumée s'échappant lors du bombardement israélien sur Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 10 février 2024 (Photo, AFP).
Une photo prise depuis Rafah montre de la fumée s'échappant lors du bombardement israélien sur Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 10 février 2024 (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 11 février 2024

Gaza: mort d'un Palestinien travaillant à l'Institut français, faute de médicaments

  • Un professeur de français qui travaillait depuis vingt ans à l'Institut français de Gaza est décédé à la suite d'une maladie, faute de traitement, du fait des «conditions sanitaires catastrophiques» sur place
  • «C'est le troisième agent palestinien qui décède à Gaza», a déploré une source diplomatique

PARIS: Un professeur de français qui travaillait depuis vingt ans à l'Institut français de Gaza est décédé à la suite d'une maladie, faute de traitement, du fait des "conditions sanitaires catastrophiques" sur place, a-t-on appris vendredi de sources diplomatiques.

"Nous avons appris avec une profonde émotion le décès de M. Rami Fayyad, professeur de français vacataire qui collaborait depuis vingt ans avec l'Institut français de Gaza, à la suite d'une maladie", a indiqué une de ces sources à l'AFP.

"En raison des conditions sanitaires catastrophiques qui prévalent à Gaza, il n'a pas pu être traité de manière appropriée", a-t-elle ajouté.

Cette même source a précisé que la France s'était mobilisée "à tous les niveaux depuis plusieurs mois", sans résultat, pour que les autorités israéliennes autorisent l'évacuation de M. Fayyad et celle de sa famille afin qu'il puisse recevoir les soins en France.

"C'est le troisième agent palestinien qui décède à Gaza", a déploré de son côté la seconde source diplomatique. "Le malaise grandit chez les agents du Quai d'Orsay, qui souhaitent qu'un hommage soit rendu à ces agents de l'Etat tragiquement disparus", a-t-elle ajouté.

La France était parvenue en novembre à faire évacuer une centaine de personnes -- des Français, leurs ayants droit et des agents de l'Institut français -- mais des agents palestiniens ont été contraints de rester dans la bande de Gaza qui est pilonnée par l'armée israélienne en représailles aux attaques sanglantes du Hamas en Israël, le 7 octobre dernier.

L'un d'entre eux était mort en décembre "des suites de ses blessures lors d'un bombardement israélien à Rafah", avait alors indiqué le Quai d'Orsay, qui avait "condamné" ce bombardement et "exigé que toute la lumière soit faite" sur ses circonstances.

Une agente avait également péri en octobre, dans des circonstances qui n'ont pas été dévoilées.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.