Un responsable du Hamas échappe à un raid israélien au Liban qui a fait deux morts

Des soldats de l'armée libanaise se rassemblent autour d'une voiture endommagée près de la ville côtière de Jadra, au sud du Liban, le samedi 10 février 2024. (Photo, AP)
Des soldats de l'armée libanaise se rassemblent autour d'une voiture endommagée près de la ville côtière de Jadra, au sud du Liban, le samedi 10 février 2024. (Photo, AP)
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Publié le Dimanche 11 février 2024

Un responsable du Hamas échappe à un raid israélien au Liban qui a fait deux morts

  • Une source de sécurité libanaise a indiqué que le responsable visé se nomme Bassel Saleh, et qu'il est «responsable de l'enrôlement en Cisjordanie» au sein du Hamas
  • «Il a échappé à la tentative d'assassinat mais souffre de brûlures au dos et a été hospitalisé», a-t-elle ajouté

BEYROUTH: Un responsable du Hamas a échappé samedi à un raid israélien qui le visait au Liban, ont indiqué deux sources de sécurité libanaise et palestinienne à l'AFP, la frappe faisant deux morts dont un membre du Hezbollah.

La frappe s'est produite dans le village de Jadra, au sud de Beyrouth, à quelque 40 km de la frontière israélo-libanaise, théâtre de violences quotidiennes entre le Hezbollah libanais, allié du Hamas palestinien, et l'armée israélienne.

Une source de sécurité libanaise a indiqué que le responsable visé se nomme Bassel Saleh, et qu'il est "responsable de l'enrôlement en Cisjordanie" au sein du Hamas.

"Il a échappé à la tentative d'assassinat mais souffre de brûlures au dos et a été hospitalisé", a-t-elle ajouté.

La source de sécurité palestinienne a fait état d'une "tentative ratée d'assassinat d'un haut responsable" du Hamas, en guerre contre Israël dans la bande de Gaza.

Interrogé par l'AFP, un responsable du Hamas au Liban a répondu laconiquement: "nous n'avons pas de martyrs".

Des secouristes locaux ont indiqué à l'AFP que le raid, qui a visé une voiture, avait coûté la vie à deux civils. Mais le Hezbollah pro-iranien a annoncé qu'un de ses membres, habitant la localité, figurait parmi les tués.

C'est la deuxième fois depuis le début de la guerre à Gaza il y a quatre mois que des frappes attribuées à Israël visent des zones hors du sud du Liban, où le Hezbollah est bien implanté et où se concentrent les frappes israéliennes.

Le 2 janvier, un haut responsable du Hamas, Saleh Arouri, avait été tué dans une attaque de drone imputée à Israël sur la banlieue sud de Beyrouth, un fief du Hezbollah.

L'Agence nationale d'information (ANI, officielle libanaise) a indiqué qu'un "drone ennemi a visé une voiture" à Jadra, faisant état de "victimes", sans autres précisions.

Moto carbonisée

Un photographe de l'AFP sur place a vu une voiture endommagée et une moto carbonisée à ses côtés, alors que le lieu était maculé de taches de sang.

Depuis le lendemain de l'attaque sanglante du Hamas en Israël le 7 octobre, qui a déclenché la guerre à Gaza, le Hezbollah pro-iranien bombarde des positions militaires israéliennes à la frontière, en soutien au mouvement islamiste palestinien.

L'armée israélienne réplique en bombardant des cibles dans le sud du Liban, frontalier du nord d'Israël, et en ciblant des responsables du Hezbollah.

Jeudi, elle avait indiqué avoir mené une frappe aérienne contre un "commandant" du Hezbollah qui a été gravement blessé. Une autre personne qui l'accompagnait avait été également blessée.

La voiture du responsable du Hezbollah avait été visée à Nabatiyé, une ville du sud du Liban relativement éloignée de la frontière et épargnée par les violences.

Le Hezbollah avait par la suite tiré une trentaine de roquettes sur des objectifs militaires dans le nord d'Israël.

Samedi, la formation islamiste a annoncé dans des communiqués avoir attaqué une position militaire israélienne près de la frontière, et avoir capturé "un drone israélien de type Skylark en bon état".

En quatre mois, 229 personnes, en majorité des combattants du Hezbollah, ont été tuées dans le sud du Liban, selon un décompte de l'AFP. Côté israélien, 15 personnes ont été tuées, selon l'armée.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.