Soudan: Risque de famine «catastrophique» entre avril et juillet, selon l'OMS

Des membres de la communauté locale dans le village de Barmayen, à environ 740 km au nord-ouest de Juba, la capitale du Soudan du Sud (Photo, AFP).
Des membres de la communauté locale dans le village de Barmayen, à environ 740 km au nord-ouest de Juba, la capitale du Soudan du Sud (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 14 février 2024

Soudan: Risque de famine «catastrophique» entre avril et juillet, selon l'OMS

  • La période de soudure, c'est-à-dire celle juste avant les premières récoltes et où le grain de la récolte précédente est épuisé, qui s'étend d'avril à juillet, voit les prix des denrées alimentaires monter en flèche à mesure que les stocks diminuent
  • Peter Graaff, représentant par intérim de l'OMS au Soudan, a averti qu'une «véritable tempête» se préparait avec des personnes affaiblies par la faim, victimes de maladies infectieuses

GENEVE: Des zones du Soudan en conflit risquent de connaître une famine "catastrophique" entre avril et juillet, la période de "soudure" entre deux récoltes, alors que des millions de personnes y luttent déjà pour se nourrir, a prévenu mardi l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Peter Graaff, représentant par intérim de l'OMS au Soudan, a averti qu'une "véritable tempête" se préparait avec des personnes affaiblies par la faim, victimes de maladies infectieuses, alors que le système de santé s'est pratiquement effondré au milieu des combats en cours dans le pays.

"Il existe une crainte que la prochaine période de soudure n'entraîne des niveaux de faim catastrophiques dans les zones les plus touchées", a-t-il déclaré par liaison vidéo depuis le Caire.

La période de soudure, c'est-à-dire celle juste avant les premières récoltes et où le grain de la récolte précédente est épuisé, qui s'étend d'avril à juillet, voit les prix des denrées alimentaires monter en flèche à mesure que les stocks diminuent.

La guerre, qui a éclaté en avril 2023 entre le chef de l'armée soudanaise Abdel Fattah al-Burhan et Mohamed Hamdan Daglo, son ancien adjoint et commandant des forces paramilitaires de soutien rapide, a fait des milliers de morts et déclenché une catastrophe humanitaire.

Environ 25 millions de personnes, soit plus de la moitié de la population, ont besoin d'aide, dont près de 18 millions sont confrontées à une insécurité alimentaire aiguë, selon les chiffres de l'ONU.

Cinq millions se trouvent déjà dans une situation d'urgence liée à la faim, a déclaré M. Graaff.

Les enfants peu nourris courent un risque accru de mourir de maladies telles que la diarrhée, la pneumonie et la rougeole, en particulier dans un contexte où ils n'ont pas accès à des services de santé vitaux.

"Le système de santé est à peine fonctionnel... et les maladies infectieuses se propagent : plus de 10 000 cas de choléra ont été signalés, 5 000 cas de rougeole, environ 8 000 cas de dengue et plus de 1,2 million de cas cliniques de paludisme", a détaillé M. Graaff.

Les combats ont fait fuir 1,8 million de personnes hors du pays et 6,1 millions sont déplacées à l’intérieur.

"J'ai été témoin direct des déplacements au Soudan et au Tchad voisin. Et ce que j'ai vu est alarmant et déchirant", a poursuivi Graaff, décrivant des personnes forcées de marcher pendant des jours, pour finalement trouver refuge dans des zones surpeuplées avec peu de nourriture et d'eau.

"Le peuple soudanais est confronté à une situation de vie ou de mort en raison de la violence persistante, de l'insécurité et de l'accès limité aux services de santé essentiels", a martelé M. Graaff.

"Et il semble y avoir peu d'espoir d'une solution politique en vue".

Il a appelé à un accès sûr et sans entrave pour fournir des services de santé vitaux.


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.