Sissi accueille Erdogan pour sa première visite en Egypte en plus de 10 ans

Le président turc Recep Tayyip Erdogan et le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi écoutent les hymnes nationaux lors d'une cérémonie de bienvenue au palais Al-Ittihadiya au Caire (Photo, AP).
Le président turc Recep Tayyip Erdogan et le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi écoutent les hymnes nationaux lors d'une cérémonie de bienvenue au palais Al-Ittihadiya au Caire (Photo, AP).
Erdogan serrant la main d'Al-Sisi lors d'une visite officielle en Égypte (Photo, AP).
Erdogan serrant la main d'Al-Sisi lors d'une visite officielle en Égypte (Photo, AP).
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Publié le Mercredi 14 février 2024

Sissi accueille Erdogan pour sa première visite en Egypte en plus de 10 ans

  • Les deux hommes, accompagnés de leurs épouses, ont échangé une poignée de main à la descente d'avion du dirigeant turc
  • rdogan avait affirmé se rendre aux Emirats arabes unis puis en Egypte pour «voir ce qui peut être fait de plus pour nos frères à Gaza»

LE CAIRE: Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a accueilli mercredi au Caire son homologue turc Recep Tayyip Erdogan pour une visite inédite, point d'orgue de la réconciliation après plus d'une décennie de brouille.

Les deux hommes, accompagnés de leurs épouses, ont échangé une poignée de main à la descente d'avion du dirigeant turc, selon des images retransmises en direct. Ils devaient tenir ensuite "un sommet bilatéral" au palais présidentiel du Caire, selon les médias proches du pouvoir égyptien.

Lundi, M. Erdogan avait affirmé se rendre aux Emirats arabes unis puis en Egypte pour "voir ce qui peut être fait de plus pour nos frères à Gaza", petit territoire palestinien frontalier de l'Egypte pilonné sans répit par Israël depuis l'attaque meurtrière sans précédent du Hamas le 7 octobre.

M. Erdogan avait ajouté qu'Ankara faisait "tout pour arrêter le bain de sang", alors que plus de 28.000 Palestiniens ont été tués, en grande majorité des civils, selon le gouvernement du Hamas, dans l'offensive lancée dans la bande de Gaza par Israël en représailles à l'attaque du 7 octobre.

L'attaque menée ce jour-là par le Hamas en Israël a entraîné la mort de plus de 1.160 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP réalisé à partir de données officielles israéliennes.

Le président turc s'était rendu en Egypte pour la dernière fois en 2012 alors comme Premier ministre. L'islamiste Mohamed Morsi, grand allié d'Ankara, dirigeait alors le pays.

Relations bilatérales

Son ministre de la Défense, Abdel Fattah al-Sissi, l'avait renversé en 2013 et depuis, M. Erdogan répétait qu'il ne parlerait "jamais" à "quelqu'un comme" lui.

Les relations entre les deux hommes se sont malgré tout réchauffées, leurs intérêts convergeant désormais sur plusieurs théâtres régionaux notamment le Soudan ou la bande de Gaza.

Et si politiquement le torchon a longtemps brûlé -- l'Egypte et la Turquie soutiennent deux gouvernements rivaux en Libye --, les relations commerciales sont restées au beau fixe: Ankara est le cinquième partenaire commercial du Caire.

Les deux hommes devraient également discuter économie et développement des relations bilatérales, assurent les médias d'Etat des deux pays.

Sur le dossier de Gaza, M. Erdogan, qui a qualifié Israël d'"Etat terroriste" et le Hamas de "groupe de libérateurs", a rappelé début novembre l'ambassadeur de Turquie à Tel-Aviv, tout en jugeant impossible de "rompre complètement" avec Israël.

Avant le 7 octobre, plusieurs dirigeants politiques du Hamas étaient installés à Istanbul. Ils ont discrètement été priés de partir depuis.

Dès le début du conflit à Gaza, M. Erdogan a proposé sa médiation mais les discussions sur des trêves sont jusqu'ici menées par le Qatar et l'Egypte.

Mardi, les directeurs des renseignements américain et israélien, le Premier ministre qatari et des dirigeants égyptiens ont discuté au Caire des moyens pour "oeuvrer à une trêve dans la bande de Gaza". Ces discussions ont été "positives", a rapporté une télévision proche du renseignement égyptien.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.