Plusieurs tués, dont deux enfants, dans des raids israéliens au Liban-Sud

Une journée de tragédie s'est déroulée sur le front sud du Liban mercredi après que des frappes aériennes israéliennes ont pris pour cible plusieurs villages (Photo, AFP).
Une journée de tragédie s'est déroulée sur le front sud du Liban mercredi après que des frappes aériennes israéliennes ont pris pour cible plusieurs villages (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 15 février 2024

Plusieurs tués, dont deux enfants, dans des raids israéliens au Liban-Sud

  • Les avions de guerre israéliens ont lancé cette série de frappes aériennes à la suite d'une attaque du Hezbollah, soutenu par l'Iran, contre des sites militaires israéliens près de Safed
  • Avigdor Lieberman, chef du parti Yisrael Beiteinu, a signalé: «La ligne rouge s'est transformée en drapeau blanc et le cabinet de guerre s'est rendu au Hezbollah et a perdu le nord»

BEYROUTH: Une journée de tragédie s'est déroulée mercredi sur le front sud du Liban après que des frappes aériennes israéliennes ont pris pour cible plusieurs villages. Des personnes ont été tuées par l’attaque, dont une femme et deux enfants, et au moins neuf autres personnes ont été blessées. Certaines des victimes sont restées ensevelies sous les décombres.

Les avions de guerre israéliens ont lancé cette série de frappes aériennes à la suite d'une attaque du Hezbollah, soutenu par l'Iran, contre des sites militaires israéliens – avec des missiles de précision et de longue portée – près de la ville de Safed.

Itamar Ben-Gvir, ministre israélien de la Sécurité nationale, a déclaré: «Soit nous déclenchons une guerre totale contre le Hezbollah, soit l'opinion publique israélienne sera informée qu'il n'y a pas de gouvernement.»

Avigdor Lieberman, chef du parti Yisrael Beiteinu, a signalé: «La ligne rouge s'est transformée en drapeau blanc et le cabinet de guerre s'est rendu au Hezbollah et a perdu le nord.»

Le maire de Safed a révélé que «les missiles du Hezbollah sont tombés sur des bases militaires situées autour de la ville et non à l'intérieur».

Le Dôme de fer n'a pas réussi à intercepter le dernier missile et un porte-parole israélien a déclaré: «Une personne a été tuée dans le bombardement et sept ont été blessées, dont trois grièvement.»

Les médias israéliens ont rapporté que les blessés étaient des «soldats israéliens».

Dôme de fer activé

Les avions de combat israéliens ont mené plusieurs frappes aériennes sur la ville d'Adshit à Nabatieh, ciblant un bâtiment de trois étages.

Une personne aurait été tuée dans l’attaque, tandis que plusieurs autres ont été portées disparues sous les débris.

Des équipes d'ambulanciers ont participé aux opérations de sauvetage, travaillant avec diligence pour dégager les décombres et rechercher des survivants.

L'un des raids a également visé une maison dans la ville d'Al-Sowanah, tuant une Syrienne, Rawaa Mohammed, et deux de ses beaux-fils, Hassan Mohsen, 13 ans, et son frère Amir, 2 ans.

Les avions de guerre israéliens ont simultanément pris pour cible les villes de Bouslaiya et Jbaa à Nabatieh, la périphérie d’Ain Zhalta Zhalta à Jezzine, et une propriété à Kfar Dounine.

Des frappes aériennes ont également visé la zone située au sud de la ville côtière de Naqoura, tandis que le Dôme de fer israélien a été activé pour intercepter des missiles près de la ville de Marwahin.

Benny Gantz, membre du Conseil de guerre israélien, a déclaré: «La responsabilité des tirs de roquettes depuis le Liban n'incombe pas seulement au Hezbollah, mais aussi à l'État libanais. La réponse au ciblage du nord d'Israël sera forte.»

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a fait référence mardi à ceux qui menaçaient d'étendre la guerre, en avertissant: «Nous les menaçons également d'expansion, et quiconque imagine que la résistance au Liban ressent, ne serait-ce qu'un instant, de la peur ou de la confusion, se trompe complètement.»

Nasrallah a indiqué que le Hezbollah «surveille tous les développements dans la région et que toutes les possibilités sont ouvertes. Lorsque l'agression contre Gaza cessera, la guerre dans le sud s'arrêtera».

Il a soutenu: «L'ennemi se bat sur le front du Liban-Sud dans des limites et sous des contrôles.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Khalida Boufedeche, première femme élue à la tête du Parlement algérien

Khalida Boufedeche est devenue la première femme à présider le Parlement algérien. (AFP)
Khalida Boufedeche est devenue la première femme à présider le Parlement algérien. (AFP)
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  • Le Parlement algérien a élu Khalida Boufedeche à sa présidence, faisant d'elle la première femme à occuper ce poste dans l'histoire du pays et le quatrième personnage de l'État
  • Membre du FLN, vainqueur des législatives avec 91 sièges sur 407, elle prend ses fonctions dans un Parlement marqué par une participation record à la baisse (21,24%) et une forte sous-représentation des femmes

ALGER: Le Parlement algérien a élu mardi soir, pour la première fois de son histoire, une femme à sa tête, Khalida Boufedeche, qui devient ainsi le quatrième personnage de l'Etat.

Mme Boufedeche, médecin allergologue et députée d'Alger, est issue du Front de libération nationale (FLN), parti historique de l'indépendance et formation proche du pouvoir.

Le FLN est arrivé en tête des dernières législatives avec 91 sièges sur 407. Le scrutin a été marqué par un taux de participation de 21,24%, le plus bas jamais enregistré.

Trois candidats postulaient pour la présidence de l'Assemblée populaire nationale (APN), la chambre basse du Parlement: Mme Boufedeche, un député du principal parti islamique, le Mouvement de la société pour la paix (MSP - 43 sièges) et un autre du parti laïque le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD).

Khalida Boufedeche est membre du comité central du FLN. Avant son actuel mandat de députée, elle été élue dans sa commune à Bordj El Bahri puis à l'assemblée de la wilaya d'Alger.

Mme Boufedeche accède au perchoir du Parlement alors que seules 25 femmes ont été élues, soit 6,14% des sièges.

Les femmes sont sous-représentées lors de cette législature alors qu'elles représentent 49% de la population. Elles étaient 38 en 2021 et surtout 118 en 2017. Cette dernière élection s'était tenue sous le régime des quotas.

Le FLN est suivi dans l'hémicycle par le Rassemblement national démocratique (RND), autre formation proche du pouvoir, qui obtient 74 sièges, puis le Front El Moustakbal, également considéré comme un parti soutenant les autorités, avec 56 sièges.


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq missiles iraniens

L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
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  • L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume
  • L'attaque n'avait pas fait de victimes

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes.

"Les missiles ont été détectés, interceptés et abattus conformément aux plans de défense", a déclaré un porte-parole de l'armée jordanienne cité dans un communiqué, en pleine reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran.

 

 


Le ministre saoudien des Affaires étrangères appelle à tenir les colons responsables des violences en Cisjordanie

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur le dialogue interreligieux à Rome. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur le dialogue interreligieux à Rome. (SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane appelle à mettre immédiatement fin aux attaques

ROME : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a appelé mercredi à prendre des mesures pour tenir les colons israéliens responsables des violences commises contre les Palestiniens, avertissant que la poursuite des attaques et l'expansion des colonies illégales compromettaient les perspectives d'une solution à deux États.

S'exprimant lors d'une réunion de haut niveau consacrée au dialogue interreligieux à Rome, le prince Faisal a demandé la cessation immédiate des attaques dans la Cisjordanie occupée, affirmant qu'elles étaient menées sous la protection ou avec le soutien des forces de sécurité israéliennes.

Il a salué les mesures adoptées par plusieurs États, notamment l'interdiction des importations en provenance des colonies israéliennes, les sanctions visant les personnes responsables de graves violations des droits humains, ainsi que les restrictions de voyage imposées aux colons impliqués dans des actes de violence.

Le prince Faisal a appelé à renforcer davantage les mécanismes de responsabilité, estimant que ces violations ne devaient pas rester impunies, car elles compromettent les perspectives de paix et portent atteinte aux droits des Palestiniens à la vie, à la sécurité, à la dignité et à l'autodétermination, selon l'Agence de presse saoudienne.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de préoccupation internationale croissante face aux violences en Cisjordanie occupée, à la suite d'affrontements survenus le 24 juillet entre des habitants du village de Tal, au sud-ouest de Naplouse, et des colons israéliens, qui ont fait quatre morts palestiniens et deux morts israéliens.

Depuis lors, les forces israéliennes ont mené de vastes opérations militaires, des arrestations et des démolitions de maisons à travers la Cisjordanie.

Les Nations unies ont à plusieurs reprises mis en garde contre des niveaux records de violences commises par des colons, tandis que plusieurs gouvernements occidentaux, dont le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie et des États membres de l'Union européenne, ont imposé des sanctions à des colons extrémistes et à des organisations accusées d'être impliquées dans des attaques contre des Palestiniens.

Le prince Faisal a également réaffirmé le rejet par l'Arabie saoudite de toute tentative visant à modifier le statut historique et juridique de Jérusalem ainsi que de ses lieux saints musulmans et chrétiens.

Il a mis en garde contre les provocations répétées à la mosquée Al-Aqsa et les attaques visant les sites religieux, estimant que de tels actes alimentaient les tensions religieuses et réduisaient encore les chances de parvenir à une paix durable.

Dans son intervention, le prince Faisal a déclaré qu'une sécurité durable ne pourrait être assurée tant que les Palestiniens seraient privés de leurs droits légitimes.

La réunion, présidée par le vice-président du Conseil italien et ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a réuni les membres de l'Alliance mondiale pour la mise en œuvre de la solution à deux États ainsi que des partenaires internationaux afin d'examiner le rôle du dialogue interreligieux dans l'avancement du processus de paix.

Le prince Faisal a affirmé que l'Arabie saoudite poursuivrait sa coopération avec les États-Unis, l'Autorité palestinienne et ses partenaires internationaux pour mettre en œuvre le plan de paix global soutenu par la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies et la Déclaration de New York, notamment à travers des initiatives visant à promouvoir le dialogue entre les fidèles de différentes religions. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com