Pour l'influente soeur de Kim, un nouvel avenir pourrait s'ouvrir entre Corée du Nord et Japon

Cette photo prise le 10 août 2022 et publiée par l'agence de presse centrale coréenne (KCNA) officielle de la Corée du Nord le 14 août 2022 montre Kim Yo Jong, la sœur du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, s'exprimant lors de l'Assemblée générale nationale de prévention des urgences à Pyongyang. (Photo, AFP)
Cette photo prise le 10 août 2022 et publiée par l'agence de presse centrale coréenne (KCNA) officielle de la Corée du Nord le 14 août 2022 montre Kim Yo Jong, la sœur du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, s'exprimant lors de l'Assemblée générale nationale de prévention des urgences à Pyongyang. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 15 février 2024

Pour l'influente soeur de Kim, un nouvel avenir pourrait s'ouvrir entre Corée du Nord et Japon

  • La Corée du Nord a reconnu en 2002 avoir envoyé des agents kidnapper 13 Japonais dans les années 1970 et 1980
  • Ces enlèvements restent une question importante et émotionnelle au Japon.

SEOUL: L'influente sœur du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a assuré jeudi que son pays serait disposé à améliorer ses relations avec le Japon, faisant même allusion à une éventuelle future invitation à Pyongyang de son Premier ministre.

Les commentaires de Kim Yo Jong interviennent après que le chef du gouvernement japonais Fumio Kishida a déclaré la semaine dernière qu'il ressentait un "fort besoin" de modifier l'état des relations actuelles entre Tokyo et la Corée du Nord.

"Je pense qu'il n'y aurait aucune raison de ne pas considérer comme positif son récent discours, s'il est motivé par sa véritable intention de se libérer avec courage des entraves du passé", a-t-elle estimé dans un communiqué diffusé par l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA.

Pour Kim Yo Jong, la Corée du Nord et le Japon "peuvent ouvrir un nouvel avenir ensemble" en fonction des actions qu'entreprendra ce dernier, notamment s'il parvient à tourner la page sur le problème de longue date de l'enlèvement de citoyens japonais par les Nord-Coréens dans les années 1970 et 1980.

Enlèvements 

"Il n'y aura aucune raison pour que les deux pays ne se rapprochent pas et le jour de la visite du Premier ministre à Pyongyang pourrait arriver", a-t-elle ajouté.

Ces enlèvements restent une question importante et émotionnelle au Japon.

La Corée du Nord a reconnu en 2002 avoir envoyé des agents kidnapper 13 Japonais dans les années 1970 et 1980, les forçant à former ses espions à la langue et aux coutumes japonaises.

Mais les soupçons persistent au Japon sur un nombre bien plus élevé d'enlèvements que ceux reconnus officiellement.

Dans un discours à l'Assemblée générale des Nations unies l'année dernière, M. Kishida a exprimé son souhait de rencontrer le dirigeant nord-coréen "sans aucune condition", affirmant que son pays était prêt à régler tous les problèmes, y compris celui des enlèvements.

Du temps où il était à la tête du gouvernement nippon, Junichiro Koizumi avait effectué, en 2002, une visite historique à Pyongyang, y rencontrant le père de Kim Jong Un, Kim Jong Il et ouvrant la voie à une normalisation des relations avec à la clé la perspective d'une aide économique.

Ce déplacement avait conduit au retour de Corée du Nord de cinq Japonais, auquel avait succédé un voyage de suivi de M. Koizumi. Mais ce processus diplomatique avait rapidement pris fin, notamment parce que Tokyo s'inquiétait que la Corée du Nord ne joue pas franc jeu dans l'épineux dossier des victimes d'enlèvements.


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.