Gaza: nouveaux bombardements israéliens, inquiétude croissante dans un hôpital pris d'assaut

Un homme bloque l'entrée de l'hôpital Nasser à Khan Younis, dans cette capture d'écran obtenue à partir d'une vidéo sur les réseaux sociaux publiée le 15 février 2024 (Photo, Reuters).
Un homme bloque l'entrée de l'hôpital Nasser à Khan Younis, dans cette capture d'écran obtenue à partir d'une vidéo sur les réseaux sociaux publiée le 15 février 2024 (Photo, Reuters).
Des médecins et des proches prient sur les corps de personnes tuées lors de bombardements israéliens à l'hôpital Nasser de Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza, le 20 décembre 2023, alors que les combats se poursuivent entre Israël et le Hamas. (Photo par AFP)
Des médecins et des proches prient sur les corps de personnes tuées lors de bombardements israéliens à l'hôpital Nasser de Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza, le 20 décembre 2023, alors que les combats se poursuivent entre Israël et le Hamas. (Photo par AFP)
Des Palestiniens arrivent à Rafah après avoir été évacués de l'hôpital Nasser de Khan Younis en raison de l'opération terrestre israélienne, le 15 février 2024 (Photo, Reuters).
Des Palestiniens arrivent à Rafah après avoir été évacués de l'hôpital Nasser de Khan Younis en raison de l'opération terrestre israélienne, le 15 février 2024 (Photo, Reuters).
Des enfants se reposent dehors alors que des Palestiniens arrivent à Rafah après avoir été évacués de l'hôpital Nasser de Khan Younis le 15 février 2024 (Photo, Reuters).
Des enfants se reposent dehors alors que des Palestiniens arrivent à Rafah après avoir été évacués de l'hôpital Nasser de Khan Younis le 15 février 2024 (Photo, Reuters).
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Publié le Samedi 17 février 2024

Gaza: nouveaux bombardements israéliens, inquiétude croissante dans un hôpital pris d'assaut

  • Cent personnes ont été arrêtées dans l'un des principaux hôpitaux de la bande de Gaza, a annoncé samedi l'armée israélienne
  • Dans la nuit, de nouveaux bombardements de l'armée israélienne sur le territoire palestinien ont fait une centaine de morts

JÉRUSALEM: Cent personnes ont été arrêtées dans l'un des principaux hôpitaux de la bande de Gaza, a annoncé samedi l'armée israélienne qui a pris d'assaut cet établissement où les craintes s'intensifient pour les dizaines de patients et d'employés piégés.

Dans la nuit, de nouveaux bombardements de l'armée israélienne sur le territoire palestinien ont fait une centaine de morts, selon le ministère de la Santé du Hamas.

Au moins 120 patients et cinq équipes médicales sont privés d'eau, de nourriture et d'électricité à l'hôpital Nasser de Khan Younès, principale ville du sud de la bande de Gaza, a-t-il ajouté.

Israël concentre depuis des semaines ses opérations militaires à Khan Younès, ville natale du chef du Hamas à Gaza, Yahia Sinouar, cerveau présumé de l'attaque sans précédent le 7 octobre du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien, qui a déclenché la guerre.

Risque de mort pour des nouveau-nés

Six malades parmi lesquels un enfant sont morts à l'hôpital Nasser depuis vendredi à cause de coupures d'électricité qui ont provoqué l'arrêt de la distribution d'oxygène, selon un nouveau bilan samedi du ministère de la Santé du Hamas au pouvoir à Gaza. "Les nouveau-nés risquent de mourir dans les prochaines heures", a-t-il ajouté.

L'armée israélienne a indiqué que ses troupes avaient pénétré jeudi dans l'hôpital, sur la base de "renseignements crédibles" selon lesquels les personnes prises on otage lors de l'attaque du 7 octobre étaient retenues dans cet établissement et que les corps de certaines d'entre elles s'y trouvaient peut-être encore.

Cent personnes arrêtées dans l'hôpital sont soupçonnées d'"activités terroristes", a affirmé l'armée samedi. Elle a indiqué y avoir découvert des obus de mortier, des grenades et d'autres armes appartenant au Hamas.

Le 7 octobre, des commandos du Hamas infiltrés depuis Gaza ont tué plus de 1.160 personnes en Israël, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP réalisé à partir de données officielles israéliennes.

Israël a juré d'anéantir en représailles le Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007, qu'il considère comme une organisation terroriste de même que les Etats-Unis et l'Union européenne. L'offensive israélienne à Gaza a fait 28.858, en grande majorité des civils, a annoncé samedi le ministère de la Santé du Hamas dans un nouveau bilan.

Selon Israël, 130 otages sont encore détenus à Gaza, dont 30 seraient morts, sur environ 250 personnes enlevées sur son territoire le 7 octobre.

Situation intenable

Des médecins de l'hôpital Nasser ont décrit une situation intenable dans cet établissement situé dans une ville transformée en champ de ruines, en proie aux combats et où s'étaient réfugiés des milliers de déplacés.

Médecins sans Frontières a annoncé que ses employés avaient "dû fuir, laissant les malades derrière eux".

"La situation était chaotique, catastrophique", a déclaré à l'AFP Christopher Lockyear, secrétaire général de MSF.

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'hôpital Nasser, l'un des onze qui restent ouverts sur les 36 que comptait la bande de Gaza avant la guerre, est désormais "à peine fonctionnel".

"Plus de dégradations à l'hôpital, c'est plus de vies perdues", a déclaré le porte-parole de l'OMS, Tarik Jasarevic, lors d'un point de presse vendredi à Genève, en exigeant l'accès urgent de l'OMS au complexe hospitalier.

Pendant ce temps, la communauté internationale multiplie ses appels pour dissuader Israël de lancer une offensive dans la ville surpeuplée de Rafah, où sont piégés près d'un million et demi de civils contre la frontière fermée avec l'Egypte.

L'Union européenne s'est déclarée vendredi "très préoccupée" par cette perspective, et a exhorté Israël à "ne pas entreprendre d'action militaire à Rafah qui aggraverait une situation humanitaire déjà catastrophique".

Israël veut détruire l'UNRWA, estime son chef

Israël mène une campagne concertée visant à détruire l'UNRWA, a estimé dans un entretien publié samedi le chef de cette agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens.

Philippe Lazzarini a estimé notamment que la demande d'Israël réclamant sa démission faisait partie de cette campagne.

"Actuellement, nous faisons face à une campagne étendue et concertée par Israël qui vise à détruire l'UNRWA," a-t-il déclaré au groupe de journaux suisses Tamedia.

"C'est un but politique à long terme, car ils pensent que si l'agence est supprimée, la question du statut des réfugiés palestiniens sera résolue une bonne fois pour toutes, et avec elle, le droit au retour. Il y a derrière cette histoire une visée politique beaucoup plus large", a-t-il ajouté.

"Voyez tout simplement le nombre d'actions qu'Israël a entrepris contre l'UNRWA", principal groupe d'aide humanitaire en Israël.

Il a cité des décisions du parlement israélien, notamment pour supprimer l'exemption de TVA pour l'agence, et l'ordre donné à des compagnies opérant dans le port israélien d'Ashdod de "cesser de débarquer certaines livraisons de nourriture destinées à l'UNRWA".

"Toutes ces demandes viennent du gouvernement", a-t-il ajouté.

Camp géant en Egypte

Des témoins ont rapporté samedi des explosions dans le centre et à l'est de Rafah où au moins deux maisons ont été visées par des frappes aériennes.

Au lendemain de l'appel du président américain, Joe Biden, à un "cessez-le-feu temporaire" dans la bande de Gaza, Le chef du Hamas palestinien, Ismaïl Haniyeh, a répété samedi que son mouvement exigeait lui un cessez-le-feu, le retrait des troupes israéliennes de Gaza et la libération de prisonniers palestiniens détenus en Israël.

Selon le Wall Street Journal, citant des responsables égyptiens, l'Egypte construit une zone sécurisée entourée d'un mur dans la péninsule du Sinaï, afin d'y accueillir des Palestiniens de Gaza.

Ce camp fait partie des "plans d'urgence" pour l'accueil de ces réfugiés en cas d'assaut israélien sur Rafah et pourrait abriter "plus de 100.000 personnes", selon le quotidien américain.

Les dirigeants palestiniens, l'ONU et de nombreux pays se sont alarmés des conséquences catastrophiques pour la population d'une telle offensive et dénoncent la création d'une nouvelle génération de réfugiés sans perspective de retour.


Liban: huit personnes, dont trois secouristes, tués dans des frappes israéliennes

Huit personnes, dont trois secouristes de la Défense civile, ont été tuées mardi par des frappes israéliennes sur le sud du Liban, où Israël a par ailleurs annoncé avoir détruit un tunnel du Hezbollah menaçant le nord de son territoire. (AFP)
Huit personnes, dont trois secouristes de la Défense civile, ont été tuées mardi par des frappes israéliennes sur le sud du Liban, où Israël a par ailleurs annoncé avoir détruit un tunnel du Hezbollah menaçant le nord de son territoire. (AFP)
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  • Cinq des personnes tuées l'ont été lors de frappes israéliennes sur un immeuble dans la localité de Majdal Zoun, puis pendant l'opération de secours menée conjointement sur le site par des soldats et des secouristes, selon les autorités
  • La Défense civile a indiqué que ses trois membres étaient morts à Majdal Zoun "sous les décombres" après la frappe israélienne sur un immeuble. L'armée a, elle, fait état de deux soldats blessés

BEYROUTH: Huit personnes, dont trois secouristes de la Défense civile, ont été tuées mardi par des frappes israéliennes sur le sud du Liban, où Israël a par ailleurs annoncé avoir détruit un tunnel du Hezbollah menaçant le nord de son territoire.

Cinq des personnes tuées l'ont été lors de frappes israéliennes sur un immeuble dans la localité de Majdal Zoun, puis pendant l'opération de secours menée conjointement sur le site par des soldats et des secouristes, selon les autorités.

La Défense civile a indiqué que ses trois membres étaient morts à Majdal Zoun "sous les décombres" après la frappe israélienne sur un immeuble. L'armée a, elle, fait état de deux soldats blessés.

"Israël continue de violer les lois et conventions internationales qui protègent les civils" a dénoncé le président libanais, Joseph Aoun.

Les secouristes tués "participaient à une mission de secours et d'intervention d'urgence auprès des blessés d'une frappe aérienne israélienne visant un bâtiment (...) qui a également causé la mort de résidents civils", a-t-il détaillé.

Ailleurs, le ministère de la Santé a fait état d'une personne tuée et de 15 blessées, dont cinq enfants, dans une frappe israélienne sur Jwaya (sud).

Deux autres personnes ont été tuées et 13 blessées dans un bombardement israélien à Jibchit, toujours dans le sud, selon un premier bilan du ministère.

"Pas encore terminé" 

L'armée israélienne a de son côté annoncé avoir découvert et détruit deux tunnels du Hezbollah, d'une longueur totale de deux kilomètres, à la frontière des deux pays, utilisés selon elles par des unités d'élite du mouvement pro-iranien.

Celui-ci a rouvert un front contre Israël le 2 mars pour venger la mort du guide suprême Ali Khamenei, tué dans l'offensive israélo-américaine contre l'Iran.

Israël a riposté par des frappes meurtrières et déployé des troupes dans le sud du pays voisin.

Un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 17 avril mais les deux belligérants ont poursuivi les combats en s'accusant mutuellement de violer la trêve.

Selon une source militaire israélienne, l'installation souterraine détruite près de la frontière avait été "conçue, soutenue et financée par l'Iran" pour "lancer des raids contre les communautés israéliennes".

"Nous détruisons leur infrastructure terroriste, nous tuons plusieurs dizaines de leurs terroristes — et n'avons pas encore terminé", a commenté le Premier ministre, Benjamin Netanyahu.

L'explosion liée à la destruction du tunnel a creusé un "grand cratère" dans la ville de Qantara, selon les médias d'Etat libanais.

Au-delà de la "ligne jaune" 

L'armée israélienne avait ordonné plus tôt dans la journée l'évacuation "immédiate" de nouveaux villages dans le sud du Liban.

Peu après, l'agence de presse libanaise Ani a fait état de frappes aériennes sur ces zones.

Les villages concernés se trouvent au-delà de la zone de dix kilomètres de profondeur, délimitée par une "ligne jaune", que l'armée israélienne a établie il y a dix jours.

"Israël n'a aucune visée territoriale sur le Liban. Notre présence dans les zones situées le long de notre frontière nord n'a qu'un seul objectif: protéger nos citoyens", a affirmé le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar.

Au terme de l'accord de cessez-le-feu, Israël "se réserve le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques".

A trois reprises mardi, l'armée a déclaré avoir tenté d'intercepter "une cible aérienne suspecte" dans la zone où opéraient ses troupes, sans donner de précisions.

Elle a aussi affirmé que le Hezbollah avait lancé des drones "qui ont explosé à proximité de soldats", sans faire de blessés.

Un soldat israélien a été tué dimanche et un autre a été grièvement blessé lundi par des drones, selon l'armée.

Depuis le début de la guerre le 2 mars, plus de 2.500 personnes ont été tuées et quelque 7.800 blessées au Liban dans la campagne militaire israélienne, selon le ministère libanais de la Santé.

Côté israélien, 16 soldats ont été tués sur la période, d'après les autorités.


Reprise de la vie nocturne au Caire avec la fin des économies d'électricité

L'Egypte, fortement dépendante des importations de carburant, a été durement touchée par la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Egypte, fortement dépendante des importations de carburant, a été durement touchée par la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Les gens étaient déprimés", témoigne Ahmed Megahed, un retraité de 82 ans
  • "Avec la hausse des prix et les pressions au quotidien, rester à la maison chaque soir empirait les choses. Maintenant on peut sortir, respirer et se sentir à nouveau normal".

LE CAIRE: La célèbre vie nocturne du Caire a repris des couleurs mardi soir, avec la fin des mesures d'économie d'énergie qui avaient mis en pause l'habituelle frénésie de la mégalopole et forcé magasins, cafés et restaurants à fermer bien plus tôt, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

La guerre, accompagnée d'une flambée des prix de l'énergie, avait contraint la capitale égyptienne à réduire durant un mois sa consommation d'électricité.

Les fermetures fixées à 21h00 locales, puis repoussées à 23h00, avaient vidé les rues et créé un immense sentiment de frustration chez les commerçants et leurs clients.

Mais le gouvernement a levé les restrictions et les établissements peuvent de nouveau fermer leurs portes à 01h00 du matin. Quant aux magasins et centres commerciaux, ils sont désormais autorisés à rester ouverts jusqu'à 23h00 et minuit le week-end.

A Heliopolis, quartier chic de l'est, les familles ont envahi les rues avec leurs enfants, tandis que des groupes d'amis fumaient le narguilé.

"Les gens étaient déprimés", témoigne Ahmed Megahed, un retraité de 82 ans. "Avec la hausse des prix et les pressions au quotidien, rester à la maison chaque soir empirait les choses. Maintenant on peut sortir, respirer et se sentir à nouveau normal".

Pour s'assurer du respect des mesures d'économie d'énergie, des patrouilles de police menaçaient les noctambules récalcitrants d'amendes de 50.000 livres égyptiennes (environ 800 euros), voire de peines d'emprisonnement en cas de récidive.

Pour Wafaa Ahmed, 58 ans, propriétaire d'une boutique qui a vu son chiffre d'affaires chuter de 80%, l'assouplissement arrive à point nommé, "surtout à l'approche de la saison estivale".

"Personne ne fait ses courses le matin en été. Maintenant, les clients ont le temps", explique-t-elle, contente de la fin d'un "véritable désastre" pour les commerçants.

La ville de plus de 20 millions d'habitants est réputée pour son niveau sonore nocturne, alimenté par la circulation automobile, des marchés bondés ou encore des bateaux de fêtards illuminant le Nil.

L'Egypte, fortement dépendante des importations de carburant, a été durement touchée par la guerre au Moyen-Orient.

Selon le Premier ministre Moustafa Madbouly, la facture mensuelle d'importation d'énergie a plus que doublé entre janvier et mars, pour atteindre 2,5 milliards de dollars (2,1 millions d'euros). La livre égyptienne a perdu autour de 15% de sa valeur et l'inflation a atteint 13,6% en mars.

M. Madbouly a appelé à la mise en place de mesures incitatives pour accélérer la transition vers l'énergie solaire, tandis que le gouvernement a diffusé des campagnes télévisées appelant les consommateurs à réduire leur consommation d'électricité.

 


L'armée israélienne ordonne l'évacuation de nouveaux villages dans le sud du Liban

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  • Les habitants sont appelés à "évacuer immédiatement" leurs maisons et à se diriger vers le "district de Saïda", a-t-il ajouté
  • Les villages désignés se trouvent tous au-delà de la "ligne jaune" de démarcation que l'armée israélienne a établie il y a dix jours dans le sud du Liban pour, selon le gouvernement, assurer la sécurité des Israéliens

JERUSALEM: L'armée israélienne a ordonné mardi l'évacuation de nouveaux villages dans le sud du Liban, une annonce précédant généralement des frappes dans ce secteur.

Ce nouvel ordre d'évacuation survient alors qu'un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 17 avril entre le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah et Israël, après un mois et demi de guerre. Les deux belligérants s'accusent de le violer.

"Avertissement urgent aux résidents du Liban se trouvant dans les villages et localités suivants", a indiqué sur X le porte-parole en arabe de l'armée israélienne, Avichay Adraee, énumérant une liste de 17 villages.

Les habitants sont appelés à "évacuer immédiatement" leurs maisons et à se diriger vers le "district de Saïda", a-t-il ajouté.

Les villages désignés se trouvent tous au-delà de la "ligne jaune" de démarcation que l'armée israélienne a établie il y a dix jours dans le sud du Liban pour, selon le gouvernement, assurer la sécurité des Israéliens.

Dans la bande de territoire située entre la frontière et cette ligne jaune, Israël affirme s'autoriser à effectuer des frappes contre le Hezbollah.

Depuis une semaine, l'armée israélienne affirme que le Hezbollah effectue régulièrement des tirs de drones explosifs vers ses positions.

Un soldat israélien a été tué dimanche et un autre grièvement blessé mardi par ces engins volants meurtriers, selon des communiqués publiés par l'armée.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré lundi que les roquettes et les drones du Hezbollah demeuraient un défi majeur, ajoutant qu'Israël poursuivrait ses frappes.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient le 2 mars en tirant des roquettes en direction d'Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué dans l'attaque israélo-américaine contre l'Iran.